Solidarité avec les réfugiés et les immigrés ! C’est le capitalisme qu’il faut jeter à la rue !

Solidarité avec les réfugiés et les immigrés ! C’est le capitalisme qu’il faut jeter à la rue !

Déclaration janvier 2018

 

A Nantes, Lyon, Marseille, Toulouse, Menton, à la frontière italienne etc. une lutte admirable se développe pour défendre le droit au logement et au séjour des sans-papiers.
Ces luttes semblables à travers la France témoignent de la sordide réalité de la politique « ni gauche – ni droite» de Macron : une politique au service du grand capital, stigmatisant les immigrés, victimes de cette politique.

 

Plus de 60 millions de gens sont en fuite dans le monde entier. Ce flux migratoire est une conséquence inévitable du système impérialiste en crise ! Crises économiques, crises écologiques, misère et famines, guerres et oppression forcent des millions de personnes à s’exiler !

La guerre en Syrie montre comment les puissances impérialistes essaient de profiter de la lutte des masses pour la liberté et la démocratie pour se repartager les sphères d’influence dans le Proche et le Moyen Orient. Selon les Etats-Unis et les impérialistes de l’Union Européenne – la France en premier- Assad en Syrie doit être renversé. De son côté, la Russie réagit et intervient pour appuyer Assad  et ses propres intérêts impérialistes. D’autres forces ascendantes y interviennent également : Turquie, Arabie Saoudite, Iran etc. – en partie par l’intermédiaire de mercenaires fascistes à leur solde : Al Nostra, Al Quaida ou l’Etat Islamique.

 

Le grand capital jouit d’une liberté illimitée. Il fait la guerre autour du globe pour s’enrichir toujours davantage, les usines sont délocalisées dans les pays à bas coût, les monopoles agro-industriels anéantissent les structures locales et l’économie des pays dépendants. Ce n’est pas le prolétariat de France qui profite de ces guerres et de cette concurrence.

 

L’Union Européenne passe des accords avec des dictateurs comme Erdogan en Turquie et en Libye pour « retenir » les réfugiés par centaines de milliers. En Libye, le trafic d’esclaves est la conséquence de la fermeture concertée des frontières entre les Etats impérialistes du Nord et les Etats dépendants du Sud. Seule une infime partie des millions de réfugiés arrivent en Europe. Plus de 40 000 réfugiés se sont noyés dans la Mer Méditerranée depuis l’an 2000.

Dans la prochaine loi sur l’immigration, prévue début 2018, Macron s’annonce plus dur selon ses propres mots : « Nous reconduisons beaucoup trop peu ». Macron veut accélérer les procédures et expulser rapidement. Il veut rallonger les délais de privation de liberté  (la retenue pour vérification et de rétention administrative). En faisant l’amalgame entre réfugiés, criminels, violeurs et terroristes, le gouvernement utilise les migrants comme boucs émissaires d’une politique réactionnaire.  Incapable de parer à l’urgence sociale, l’État jette à la rue des enfants et poursuit pour « délit de solidarité » les personnes qui leur viennent en aide. L’État met en œuvre le programme du FN en demandant explicitement aux préfets de faire le tri dans les centres d’hébergements entre titulaires d’un titre de séjour et ceux qui n’en ont pas.  Mais cette énième tentative pour résoudre la crise de la politique bourgeoise en chargeant les réfugiés échouera. Rien ne peut empêcher les gens de fuir la guerre et la misère !

            Outre le caractère de ces mesures racistes d’Etat, la crise humanitaire des migrants à la rue est aussi celle de la crise du logement. Les politiques bourgeoises successives de « gauche » et de droite ont marchandisé à outrance le besoin universel de se loger. Par les cadeaux fiscaux aux plus favorisés, ils ont fait du logement un investissement lucratif, particulièrement dans les grandes villes où les capitalistes se livrent à la spéculation foncière.

 

            S‘indigner est juste, mais il faut voir plus loin ! Chercher les vrais responsables : l’État bourgeois et le capital financier. Aujourd’hui  luttons contre cette politique antisociale et fascisante, résistons pied à pied dans nos quartiers, sur nos lieux de travail et d’études. Construisons dans ces luttes anti-capitalistes un large front pour en finir avec ce système en crise !

            Solidarité avec le mouvement autour des sans-papiers, mineurs et adultes, et mal-logés. Nous appelons à rejoindre ce combat démocratique et de classe. Pour nous, les réfugiés ne sont pas des demandeurs d’aumône, ils sont nos frères de combat dans une lutte pour une société libérée de l’exploitation et de l’oppression — pour le véritable socialisme.

Nous soutenons et appuyons toutes les initiatives pour unifier les différentes luttes à travers la France qui réclame l’égalité des droits !

 Nous exigeons :

La régularisation de tous les sans-papiers !

Le droit au travail, au logement, à l’école.

Un toit pour tous !
Unité avec toutes et tous les mal logé-e-s, pour un logement digne.

La scolarité gratuite et obligatoire pour tout mineur !

Défendons un avenir pour la jeunesse jetée à la rue.

Fermeture des centres de rétention ! A bas le «délit de solidarité»!

Pour la liberté de circulation et d’installation.

 Retrait des troupes françaises de l’étranger !

 

 Prolétaires et opprimés de tous les pays, Unissez-vous !

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