Archive dans novembre 27, 2018

Déclaration de l’ICOR en solidarité avec le secrétaire général du PML(RC)

 

Au Camarade Roberto

Secrétaire général du PML(RC) / Espagne

Cher camarade Roberto,

Avec beaucoup d’indignation et de colère nous avons appris que la justice espagnole vient de te condamner à deux ans et trois mois de prison pour avoir participé à la lutte de libération kurde. Le fait qu’un tel jugement injuste fut prononcé par la deuxième cour suprême, la « audiencia nacional » manifeste le grand intérêt que porte l’État espagnol à criminaliser votre Parti, à criminaliser l’internationalisme prolétarien et la lutte de libération communiste!

Ce processus de très grande portée de ta condamnation comme révolutionnaire et internationaliste est l’expression du développement vers la droite des gouvernements dans le système impérialiste mondial. Nous avons un grand respect pour la manière courageuse dont tu t’es présenté devant le tribunal, pour ton irréductibilité et pour la défense intrépide du communisme et de l’internationalisme prolétarien par votre Parti et le large travail de sensibilisation publique qu’il organise.

Cher Roberto,

sois assuré, que nous n’acceptons pas ni ta condamnation, ni ta détention et nous allons recourir à toutes nos possibilités pour défendre ton acquittement. Ni la réaction en Espagne, ni les impérialistes à l’échelle mondiale ne doivent réussir avec leur développement vers la droite, leur politique réactionnaire et la tendance à la préparation de guerre impérialiste !

Nous te souhaitons, à toi, tes camarades et ta famille beaucoup de force dans cette situation compliquée.

Nous exigeons que tu sois acquitté et que toutes les procédures contre d’autres camarades soient annulées.

Vive la lutte de libération communiste ! Vive la solidarité internationale !

Gilets jaunes – On a raison de se révolter !

Déclaration commune UPML et UCL du 22 novembre 2018

 

Poursuivons et amplifions le mouvement !

250 000 gilets jaunes, selon la police. Certainement bien plus. Le mouvement de protestation contre la vie chère a surpris plus d’un. La mobilisation a été immense, intense, imposante  ! Elle ne doit pas finir sans victoire !

Nous en avons assez d’être saignés par les mêmes !

L’essence augmente pour compenser les taxes que les plus riches ne paient plus. Nous payons toujours plus pour aller à un travail qui rapporte toujours moins. Chaque jour les salaires, les retraites baissent pendant que les coûts explosent.

Demain, il faudra payer directement de notre poche le moindre soin, la moindre intervention de santé, les écoles, les collèges, les lycées ou les universités. Cette politique n’est pas un accident, elle est choisie par un gouvernement qui ne travaille pas pour nous, mais contre nous !

Pour qui travaille ce gouvernement ?

Pour les exploiteurs et les profiteurs, pour de grands bourgeois. Il y a cent ans, c’était ces mêmes grands bourgeois qui envoyaient nos frères et nos sœurs mourir dans les tranchées pour les profits de leurs banques et de leurs usines à canons. Aujourd’hui, ils frappent les salaires et les produits de consommation courants !

 

Dans les blocages et les manifestations, certains viennent vendre leur minable camelote électorale en prévision des élections européennes. Ils promettent monts et merveilles, encore, toujours, mais appliqueront exactement la même politique s’ils gagnent !

Voulons-nous de nouveaux maîtres ? Non.

D’autres veulent détourner une colère juste et légitime vers des actions d’intolérance, de racisme, de division. Ils se prétendent les amis des travailleurs et des travailleuses, mais ne sont là que pour racoler pour leurs petites sectes. Les fascistes n’ont pas leur place ici.

Les actes racistes, xénophobes, sexistes… doivent être combattus ! Quel que soit notre citoyenneté, notre origine, nous sommes la même ligne de front contre le même exploiteur, le même ennemi !

Qui cause la vie chère, qui impose des salaires de misère, qui font fermer les hôpitaux qui font les guerres et les massacres ?

Pas les pauvres gens qui fuient les pays que notre armée ou les armes que nous vendons ont ravagés. Ce ne sont pas ceux qui essaient de sortir de la misère. Ce ne sont pas ceux qui veulent une éducation, un logement, des soins de qualité et abordables. Ce n’est pas une société secrète, cachée dans l’ombre, qui cause nous souffrances !

Ce sont des gens qui vivent au grand jour, dont les noms reviennent sans cesse, dont les entreprises possèdent tout.

Nos premiers bourreaux ne sont ni américains, ni arabes, ni juifs, ni allemands… ils sont «  bien de chez nous  ». Arnault ; Hermès  ; Bettancourt  ; Pinault  ; Dassault  ; Castel  ; Besnier  ; Michelin…

500 familles captent 1/3 du Produit Intérieur Brut. Et ne produisent rien, ne paient pas d’impôts, sont gavés d’argent public, ne respectent aucune loi…Et écrasent les autres. Ils imposent pour leurs profits la baisse des salaires et la destruction de la santé.

Et il y en a d’autres, qui profitent de la misère, de la souffrance, de l’épuisement de ceux et celles qui produisent tout ! Des banques avides, des entreprises avares qui traitent comme de la marchandise ceux qui font tout !

Sans eux, le niveau de vie de l’intégralité des habitants du pays bondirait de 50%. 50% de richesse en plus, ce serait la fin des immeubles pourris qui s’effondrent, des hôpitaux qui ferment, des vieux et vieilles qui finissent leurs jours dans les maisons de retraites hors de prix.

Nous voulons une société sans exploiteurs, sans bourgeois parasites, avec ceux qui produisent, les ouvriers, les paysans au pouvoir ! Une vraie société socialiste !

Les grands-bourgeois ont l’Etat et les gouvernements à leurs ordres ! Nous n’en voulons plus !

Nos revendications immédiates :

Hausse généralisée des salaires.

Blocage et réduction des prix des denrées de première nécessité et des biens de consommation courants.

Arrêt de la destruction des caisses de cotisations. Santé et éducation gratuite !

Suppression de la TVA et des impôts indirects et inégalitaires.

Remise en place et extension de l’impôt sur la fortune et de l’impôt sur les bénéfices des sociétés.

Prise en compte et remboursement des frais de transport pour les travailleurs.

Financement de la transition écologique et de la taxe carbone sur les bénéfices des sociétés.

Nous affirmons: Nous travaillons, nous produisons, nous devons décider !

Le pouvoir n’est pas dans les salons parisiens, dans les Assemblées remplies de députés qui sommeillent et ne travaillent que pour les bourgeois !

Notre pouvoir ne peut être construit que par nous-mêmes ! Osons lutter, osons vaincre 

télécharger le tract Gilets jaunes – on a raison de se révolter !

Communiqué commun UPML – UCL : Un pas en avant pour nos organisations

Depuis maintenant près de deux années, l’UMPL – Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste – et l’UCL – Unité Communiste de Lyon – travaillent ensemble dans le but d’avancer dans le rassemblement des communistes révolutionnaires vers la constitution des bases du Parti Communiste et révolutionnaire qui fait cruellement défaut dans notre État.

Ce travail nous a amené à nous investir dans l’ICOR (Coordination internationale des partis et organisations révolutionnaires) tout d’abord en tant qu’Amis de l’ICOR, en soutien, mais bientôt, en tant que membres à part entière de cette coordination internationale réunissant les révolutionnaires de quatre continents.

Début novembre 2018, nous nous sommes ainsi réunis pour avancer sur nos tâches, mais également pour participer à un premier événement commun.

L’Unité Communiste de Lyon a organisé une projection-débat sur la base du film réalisé par le MLPD Dem Antikommunismus keine ChanceAucune chance pour l’anticommunisme. Le fait de pouvoir projeter des œuvres réalisées par les organisations-sœurs fait partie des preuves concrètes de ce que peuvent gagner les organisations communistes à travailler ensemble et à mettre en commun leurs ressources et leurs efforts.

L’Unité Communiste de Lyon et l’UPML ont présidé cette projection côte-à-côte, présenté l’ICOR et le MLPD. Nous remercions par ailleurs nos camarades du centre culturel Mésopotamie pour leur accueil, en ce jour de commémoration de la bataille de Kobané.

Cette projection était la première expérience en la matière pour la jeune UCL. Elle n’en est pas moins un succès. Elle a attiré des personnes n’étant pas forcément dans les cercles militants habituels, s’intéressant au marxisme, interpellés par les affiches, par la liste des organisateurs, par la découverte de logos d’organisations qui leur étaient inconnues.

S’en est suivi un débat large sur de nombreux sujets relatif non seulement au marxisme en tant que tel, mais également autour de la question de « comment s’organiser, être plus forts et vaincre le capitalisme ? » A nos yeux, ces questionnements sont significatifs d’une préoccupation qui n’est pas que simple curiosité intellectuelle, mais bien autour de la question de la lutte concrète et pratique.

Ce travail réalisé conjointement est pour nous un premier jalon de coopération pratique dépassant la seule publication de communiqués ou d’analyses communes. Cette initiative en appelle d’autres. Ensemble, nous marcherons, aux côtés de nos camarades de l’ICOR, lors de la manifestation des 3 L – Lénine, Luxembourg, Liebknecht – à Berlin, en janvier, commémorant le centenaire de la révolution Spartakiste en Allemagne.

Nos deux organisations se sont réunies dans l’optique d’approfondir les bases de la collaboration commune. L’UPML et l’UCL peuvent d’ailleurs déclarer qu‘elles partagent une vue commune sur la situation actuelle et sur la conduite à tenir pour avancer vers un rapprochement plus important, mais également vers une politique d’ouverture et de débat vis-à-vis des autres organisations se revendiquant du communisme, avec la volonté de proposer une alliance révolutionnaire.

Nous partageons le constat que le sectarisme d’organisation, qui pousse à l’ignorance mutuelle, à la polémique pour la polémique, au conflit permanent, a assez duré. Il n’est pas possible de continuer cette politique de l’autruche visant à nier l’existence des autres forces politiques voulant avancer vers la révolution socialiste. Pour reprendre les mots d’un camarade du Rode Morgen (Pays-Bas), membre de l’ICOR «Si nous sommes d’accord à 80%, renforçons ces 80% et discutons des 20% de désaccord »

Nous voulons proposer à toutes les organisations communistes révolutionnaires de coopérer au sein d’une alliance révolutionnaire, capable de dépasser la fragmentation actuelle et d’avancer pour pouvoir répondre aux tâches que se fixent les communistes.

Nous voulons œuvrer, ensemble, à la construction d’un Parti Communiste Révolutionnaire, capable de faire la synthèse de l’expérience du mouvement ouvrier et révolutionnaire et de battre la bourgeoisie.

Nous avons pu également évoquer notre future intégration au sein de l’ICOR, auprès de laquelle nous avons déposé une demande d’adhésion en tant que membres à part entière. A ce titre, nous voulons dépasser l’isolement international et combattre les tendances chauvines qui peuvent exister au sein du mouvement communiste en France. Nous considérons comme nécessaire la création d’un comité ICOR en France qui puisse permettre de rassembler ceux et celles qui veulent s’investir dans la coordination et la solidarité internationale, tout comme vouloir organiser localement les événements impulsés par l’ICOR (journée contre la guerre, journée de lutte pour les droits des femmes, 1er mai, préservation de la nature…) .

Nos organisations feront campagne commune, lors des élections européennes, pour dénoncer la nature de l’UE comme alliance réunissant les impérialismes d’Europe – et notamment l’impérialisme français – et comme étant un bastion réactionnaire, anti-ouvrier et militairement agressif. Cette première campagne réalisée en commun, sous l’impulsion de l’ICOR, sera, là aussi, un nouveau jalon franchi vers une plus forte coopération et une unité plus grande entre nos deux forces, permettant de mutualiser les expériences, les travaux, les énergies, et de franchir les étapes qui nous séparent de la construction du Parti qui nous fait défaut.

Avançons ensemble sur la voie de la construction du Parti ! Avançons vers la constitution d’une alliance révolutionnaire ! Renforçons l’ICOR !

Vive le communisme ! Vive la révolution !

25 novembre Café militant « Ils parlent de paix mais ils font la guerre! »

Guerre commerciales, confrontations entre puissances impérialistes, nouvelles alliances – la structure de l’ensemble du système impérialiste bouge. Un certain nombre de nouvelles puissances émergent – les tensions s’approfondissent.

La course à l’armement s’accélère un peu partout – le danger de guerre généralisée augmente ! Quelles en sont les raisons ?

Des gouvernements ultra réactionnaires voire fascistes apparaissent et veulent diviser les peuples.

L’impérialisme – c’est le stade pourrissant et mourant du capitalisme, disait Lénine. Il exploite l’homme et la nature et sème la guerre, mais il crée aussi les conditions pour autre société, le socialisme !

Unissons-nous contre la guerre, la réaction et le fascisme, pour la liberté, la paix et le socialisme ! Renforçons les forces révolutionnaires !

Venez en discuter avec nous :

Café militant

« Ils parlent de paix – mais ils font la guerre! »

Combattre l’impérialisme

Dimanche 25 novembre

15 heures

Café « Au Pavillon » Salle au 1er étage

54, rue Gabriel Péri, Saint-Denis

A 10 min de la Porte de Paris M° 13 ou de la Gare de Saint-Denis (RER D, ensuite T8)

Co-organisé par l’Union Prolétarienne ML et les Amis de l’ICOR

Contact-upml@riseup.net upml.org www.icor.info

Réussite du rassemblement du 11 novembre

Paris : Non à la guerre impérialiste!

Non à la commémoration impérialiste du 11 novembre !

Malgré l’interdiction de défiler et l’obligation pour les opposants à la venue de Trump, Netanyahou et autres criminels de rester statiques sur la place de la République, malgré la fermeture de toutes les bouches du métro République, malgré l’intox gouvernementale sur les risques de « casseurs », et la présence de milliers de policiers, les fouilles des passants aux abords de la Place et de la pluie battante près de 2000 personnes ont franchi dimanche tous les obstacles pour participer au rassemblement contre la guerre, le racisme, le colonialisme et toutes les formes d’oppression.

Une grande unité a marqué l’évènement : contre la politique ultra-réactionnaire de Trump et compagnie, contre les guerres impérialistes, soutien à la Palestine et aux migrants, en passant par le Yemen, le sexisme, et bien d’autres.

L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste faisait partie des plus de 60 organisations, syndicats et associations qui appelaient à cette mobilisation (voir article sur notre blog) à l’initiative du Collectif « Anti-guerre et anti-état d’urgence »

Notre stand bien animé a été un point d’attraction – pas seulement pour se protéger de la pluie, mais surtout à cause de notre table de presse avec brochures (notamment notre projet de programme), livres, badges, auto-collants et nos propositions.

Nous avons avancé principalement deux idées :

– L’initiative du 11 novembre doit avoir une suite : vue l’offensive de l’impérialisme, le danger d’une guerre généralisée – il faut construire un front anti-impérialiste et anti-fasciste.

Il faut une alliance des révolutionnaires et de leurs organisations si on veut en finir de ce système qui porte la guerre comme la nuée porte l’orage, qui exploite l’homme et épuise la nature. Cette idée doit faire son chemin ! Beaucoup de militants, surtout les jeunes (!) étaient tout à fait d’accord et ont acheté notre projet de programme.

Pour nos objectifs, nous avons besoin d’une organisation et nous serons bientôt membre de l’ICOR, de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires. Nous proposions aussi, sur notre table de presse, la littérature de l’Unité communiste de Lyon, comme la concrétisation d’un début de construction de cette alliance révolutionnaire.

Le stand était co-organisé avec les Amis de l’ICOR et des participants du « Café militant » de Saint-Denis.

Le prochain Café militant aura lieu le 25 novembre :« Ils parlent de paix, mais ils font la guerre. Combattre l’impérialisme. »

Interventions au meeting du 31 octobre contre la guerre

 

Bonjour à tous, heureux de nous voir ici rassemblés et si nombreux…

1.Je parle au nom de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (membre de l’ICOR). Nous avons participé dès le début à la formation de l’unité d’action autour de l’Appel contre les commémorations du 11 novembre et nous avons signé l’Appel.

2. Vous avez vu au début du meeting le clip vidéo de Jolie Môme, puis vous avez entendu l’intervention du Collectif….

On ne peut qu’être d’accord : Si nous protestons contre la rencontre impérialiste des Trump, Macron et Poutine, on sait aussi que leur politique – et les guerres sociales et militaires qu’ils mènent – n’ont pas commencé avec Trump, Macron et Poutine.

3. L’impérialisme – stade où le capitalisme veut dominer le monde ; pour cela il utilise tous les moyens : économiques, politiques et militaires pour réduire les peuples à l’esclave, à l’exploitation.

4. -L’impérialisme c’est aussi un système en crise permanente, un capitalisme pourrissant, dira Lénine, qui a montré aussi que le capitalisme réunit toutes les conditions matérielles pour faire le prochain pas en avant dans l’histoire, vers une société véritablement socialiste.

5.Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une nouvelle situation, tout le monde le ressent :

le système impérialiste entier tel qu’il était avant la « mondialisation » tend à se disloquer, de nouveaux prétendants au repartage du monde apparaissent : Chine, Russie, Brésil,… Ils tendent à ravir la suprématie aux anciens impérialistes ; ce sont des guerres commerciales accentuées, des taxes douanières, des déclarations guerrières, des manœuvres militaires jusqu’à des confrontations agressives… Trump représente bien les inquiétudes des anciennes puissances dominantes.

On voit également en Europe et partout dans le monde apparaître des gouvernements d’extrême droite jusqu’aux fascistes. Nationalisme et chauvinisme avancent – comme ici en France.

L’Union Européenne, comme un bloc impérialiste dirigé par les États Français et Allemand prétendent régenter tous les peuples d’Europe

6. Une tendance générale à la préparation de la guerre se fait le jour. Les budgets d’armement augmentent, en France on instaure un service civique (militaire en fait) pour toute la jeunesse, on veut militariser les collèges des banlieues populaires.

De gigantesques manœuvres militaires se développent : la Russie et la Chine il y quelques mois ; actuellement ce sont celles de l’OTAN en Norvège ; Trump dénonce certains traités anti-nucléaires anciens, etc.

Plus dangereux que jamais au Moyen Orient les forces dominantes impérialistes se confrontent directement, d’autres forces, nouvelles, comme la Turquie veulent un repartage du monde.

7. Pour toutes ces raisons, nos actions pour le 11 novembre sont parfaitement justifiées et elles montrent l’OPPOSITION à cette politique guerrière. D’autres oppositions se développent contre la politique de Trump en Irlande, en Grande Bretagne, etc. Oppositions à celle de la France en Afrique ; il nous faut les renforcer et développer l’internationalisme !

8. Ce n’est qu’un début ! notre engagement doit avoir une suite !

Le Chauvinisme ne doit pas gagner à nouveau les peuples ! Il faut combattre la droitisation des gouvernements, de leur politique qui entretiennent chauvinisme et racisme ! Il faut s’opposer à cette tendance à préparer la guerre.

J’en conclurais qu’il faut structurer un large FRONT anti-impérialiste et anti-fasciste !

 

L’intervention suivante est du Comité antiguerre :

« L’ennemi principal est à la maison » Karl Liebknecht, 1915

Ce 11 Novembre, Trump, Poutine, Netanyahu et quelques-uns des pires fauteurs de guerre vont retrouver leur collègue Macron à Paris, à l’occasion d’un « Forum de Paris sur la Paix ».

Cette date n’a pas été choisie au hasard par ces profanateurs : c’est la commémoration des 100 ans de la fin de la boucherie de 14-18. Pour Trump, Poutine, Netanyahu et Macron, la paix c’est la paix des cimetières, ceux qu’ils laissent derrière eux à Mossoul, Alep, Gaza et Raqqa.

On fait tout aujourd’hui pour que les peuples ne sachent pas que ce sont deux révolutions qui ont mis fin à la boucherie de 14-18 : Octobre 1917 en Russie, et Novembre 1918 en Allemagne. Les peuples se sont levés, ont renversé leurs dirigeants et ont fraternisé par delà les tranchées qui crucifiaient l’Europe.

Voilà ce qu’en disait Karl Liebknecht , un des rares socialistes à avoir sauvé l’honneur en maintenant ces convictions internationalistes : « L’ennemi principal est à la maison ».

Pour le Collectif Antiguerre, c’est le mot d’ordre : « contre toutes les interventions impérialistes, à commencer par celles de la France ».

Ce n’est qu’ainsi, en combattant nos dirigeants qui mettent le monde à feu et à sang, que nous inspirerons les exploités et les opprimés vivant sous le gouvernement des autres puissances impérialistes, que nous réanimeront l’internationalisme, que nous arrêterons la guerre.

Ou, comme le déclarait Salma Yaqoob (Stop the War Coalition) le 11 décembre 2015 : « Il existe une autre grande puissance, ce sont les peuples »

15 ans après l’invasion de l’Irak, après 17 ans d’une « guerre contre le terrorisme » qui a fait des millions de morts, en Afghanistan et au Pakistan, en Irak, au Sahel, plus personne ne peut nier ce que nous étions une poignée en France à oser dire après le 11 septembre 2001 : les interventions des puissances impérialistes ne feront qu’aggraver dramatiquement une situation monstrueuse.

Avec l’État Islamique, nos dirigeants avaient trouvé un énième croquemitaine pour justifier leurs bombardements et occupations, un ennemi si terrifiant qu’ils paraîtraient des anges en comparaison. Ces bombardements ont fait des dizaines voire des centaines de milliers de morts, à Mossoul, Manbj et Raqqa. Un Bataclan tout les jours, comme l’avait déclaré Omar Slaouti.

Avec l’écrasement de l’État Islamique, les impérialistes promettaient un avenir de paix pour la Syrie et l’Irak. Depuis, les Américains, Français et Anglais occupent Manbij, la Turquie a envahi Afrin, des milliers de civils n’ont que les ruines de leurs maisons comme sépulture à Raqqa. Les Occidentaux bombardent Damas pour appuyer les provocations israéliennes, en faisant cyniquement mine de s’indigner des attaques chimiques, eux qui ont bombardé Mossoul et Raqqa au phosphore blanc.

Les puissances impérialistes ne sauraient faire partie de la solution, elles sont le principal problème d’une région déchirée par les repartages du monde depuis 100 ans.

« Parce qu’il est de moins en moins possible d’être contre la guerre, il est plus en plus nécessaire d’être contre la guerre. » Canons Rompus, « minuscule groupe de personnes », 2016

Nous vivons au cœur d’une des pires puissances impérialistes de la planète, qui occupe directement la moitié de l’Afrique, 56 après la fin officielle de la colonisation.

Depuis 2011, notre pays a mené au moins une nouvelle guerre chaque année : bombardements contre la Libye, intervention en Côte d’Ivoire, intervention massive au mali depuis 2013, étendue à l’ensemble du Sahel avec l’opération Barkhane, bombardements, livraisons d’armes et « d’instructeurs » en Irak, puis en Syrie.

Trump, c’est la guerre, c’est 700 bases militaires dans le monde, un budget militaire de 686 milliards de dollars pour la seule année 2019.

Macron s’aligne aujourd’hui sur Trump en augmentant massivement le budget militaire, et en couvrant la marche à la guerre contre l’Iran. Macron promeut une « Europe de la défense » qui veut doter cette superpuissance d un bras arme. nous disons, non a l ‘OTAN, non a la défense européenne. Notre pays est un des principaux fournisseurs d’armes de l’Arabie Saoudite, bourreau du Yémen et fossoyeur de la révolution en Égypte. Macron couvre les crimes de guerre quotidiens du chien de garde israélien et réprime les mouvements de solidarité avec la Palestine.

L’islamophobie maladive en France, contre laquelle nous avons tant de mal à lutter à gauche, joue un rôle déterminant dans la légitimation de ces guerres. Et l’assentiment aux guerres que mènent nos gouvernants renforce en retour le racisme, les lois sécuritaires, justifie la répression des mouvements sociaux, nous laisse pieds et poings liés face à nos dirigeants. Trump, c’est la guerre, mais c’est aussi un puissant encouragement aux fascistes comme Bolsolnaro qui vient de prendre le pouvoir au Brésil en s’appuyant sur l’armée de la dictature.

« Un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre », comme l’écrivait déjà Marx à propos de l’Irlande opprimée par l’Angleterre.

Construire un mouvement antiguerre n’est pas seulement un impératif moral, c’est une nécessité pour les exploités et les opprimés de ce pays.

Il nous faut donc nous organiser, riposter par une résistance à la hauteur de ce que nous subissons, à la hauteur des guerres qui se font contre les populations, contre nous et en notre nom. C’est pourquoi nous avons décidé de lancer un Collectif contre la guerre, qui :
• exige l’arrêt immédiat des interventions militaires françaises, le retrait des bases militaires, la fin des traités et alliances (OTAN…) ;
• dénonce le marché des ventes d’armes qui irrigue entre autres les pires dictatures ;
• combat la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-sécuritaire ;
• soutient le droit à l’autodétermination des peuples, apporte sa solidarité aux forces de résistance et d’émancipation.
Nous voulons élargir ce comité, nationalement et localement, à toutes les organisations et à toutes les personnes qui se retrouvent dans ce combat.

Le 11 Novembre, nous manifesterons contre Trump, Poutine, Netanyahu et tous les fauteurs de guerre. Ce sera le début de la construction d’un mouvement large et durable contre la guerre.