Archive dans février 24, 2019

Projet de programme mis au débat

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Pourquoi faire un programme ?

Toute organisation a un programme, une ligne politique, écrite ou non. Nous présentons notre projet pour discuter et lutter ensemble. Il représente une première étape et il est amené à évoluer au fur et à mesure de l’expérience acquise dans la lutte de classe et dans la reconstruction d’un nouveau parti communiste. Pour cette raison, ce n’est qu’un projet de programme, concentré, affirmatif et ouvert aux critiques et suggestions.

Ce n’est évidemment pas un programme électoral dont les formules démagogiques et floues feraient miroiter le bonheur pour tous sans efforts, anesthésiant ainsi la révolte des travailleurs sans leur proposer de réelles perspectives.

Il ne suffit pas de critiquer les politiciens ou d’autres partis de toutes sortes. Nous proposons aussi une perspective politique fondée sur une analyse des classes qui s’affrontent et de la crise générale du capitalisme. Nous combattons pour son renversement et pour le socialisme.

Le marxisme léninisme comme boussole et les leçons du mouvement communiste et ouvrier en France et au niveau international sont des outils essentiels pour nous.
La classe ouvrière doit se libérer de l’exploitation et de l’oppression de la société capitaliste. Soyons offensifs dans la guerre que nous fait le capital !

Ce projet veut être une base d’unité pour les membres de l’UPML qui ont tous participé à son élaboration. Nous souhaitons contribuer à l’unification du prolétariat dans la lutte pour ses intérêts immédiats et à plus long terme à l’union des communistes.

Septembre 2018

télécharger le projet de programme mis à jour du 24 février

Ne touchez pas au Venezuela ! Résolution ICOR


Ne touchez pas au Venezuela ! Pas d’intervention impérialiste dans les affaires intérieures du Venezuela ! Le peuple doit décider lui-même de son sort !

Pour l’unité révolutionnaire afin de vaincre la stratégie de l’impérialisme !

Conformément à l‘appel de notre organisation ICOR, Plataforma Socialista « Golpe de Timon », l’ICOR condamne le plus sévèrement le coup d’État actuel qui se développe au Venezuela, entrepris le 23 janvier par l’auto-proclamation du président, Juan Guaidó, comme président par « intérim » de la République et ceci de la part de l’assemblée nationale tout en méprisant la Cour suprême. Il essaie d’usurper le pouvoir que le peuple, en plein exercice de sa souveraineté, a donné au président légitime réélu, Nicolas Maduro, dans les élections démocratiques du 20 mai 2018.

Cette tentative forcée d’un changement de régime est perpétrée par l’impérialisme US-américain qui, de façon éhontée, a pris l’avant-garde de la direction politique de l’opposition de laquais, soutenu par les gouvernements droitistes fantoches dans la région.

L‘origine de la crise politique actuelle est le blocus économique rigoureux dont souffre le peuple du Venezuela et qui est pratiqué par les centres impérialistes des États-Unis et de l’UE. Avec une stratégie d’étranglement ils tâchent de fermer les voies par lesquelles le pays reçoit des vivres, médicaments, équipements, pièces de rechange etc. Ce faisant, ils tirent profit du caractère dépendant et basé sur des exportations en nombre réduit pour promouvoir une crise économique et politique nationale et de cette manière retirer le soutien du peuple à la révolution bolivarienne.

L’OTAN poursuit la même politique. Cela a plongé le Venezuela dans une situation extrêmement dangereuse et critique. Les activités criminelles et contraires au Droit international de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la France et d’autres membres de l’Union Européenne (UE) font partie d’une stratégie généralisée de pillage des réserves en pétrole du Venezuela et d’endiguement de l’influence croissante de la Chine et de la Russie dans toute l’Amérique latine. De cette manière les contradictions inter-impérialistes s’aggravent massivement sur le dos du peuple vénézuélien avec le danger d’un conflit armé.

Cependant, la crise que subit le Venezuela ne peut pas seulement être ramenée aux menaces et activités de l‘extérieur. Il est important de noter que la direction du gouvernement a aussi commis des erreurs ; les concessions faites à des parties de la bourgeoisie, des vices tels que la corruption, le bureaucratisme et le manque d’efficacité se sont manifestés qui ont aussi détérioré les conditions de vie du peuple vénézuélien. La gauche du Venezuela n’a pas pu consolider sa force d’organisation ni faire une proposition pour avoir une plus grande influence sur la réalité politique nationale dans le but de régler la dispute concernant l’orientation et le positionnement de la voie stratégique vers le socialisme ; et la possibilité s’est affaiblie d’avancer dans la maîtrise des défis révolutionnaires.

D’une part les conditions mentionnées ci-dessus poussent les masses populaires à prendre des positions qui rejettent le caractère social-démocrate qui semble gagner de plus en plus d’influence dans les rapports de force au sein du gouvernement. Et d’autre part elles mènent à ce que des parties de l’opposition de droite concentrent le mécontentement et gagnent des secteurs de la population où, avant, elles n’avaient pas la possibilité de gagner en influence. Pour cette raison, des actions violentes sous couvert de protestations ont été déclenchées dans certaines de ces communes et ont été réalisées par des groupes de l‘extrême droite, y compris par des groupes paramilitaires.

Aujourd’hui la situation ne présente plus seulement une menace. Il s’agit de la tentative d’un coup d’État, initié sans aucun doute à Washington, et où les États-Unis pointent un revolver sur la tempe du peuple vénézuélien et le prennent en otage pour obtenir que le gouvernement national se rende ou accepte des « négociations » ; la proposition va de la simple extradition jusqu’à l’appel démagogique à des élections « libres ». Le succès de cette tentative de coup d’État aurait comme conséquence l’effondrement de l’État national avec des retombées pour tout le continent.

Conformément à l‘appel de notre organisation ICOR, Plataforma Socialista « Golpe de Timon », l’ICOR condamne le plus sévèrement le coup d’État actuel qui se développe au Venezuela, entrepris le 23 janvier par l’auto-proclamation du président, Juan Guaidó, comme président par « intérim » de la République et ceci de la part de l’assemblée nationale tout en méprisant la Cour suprême. Il essaie d’usurper le pouvoir que le peuple, en plein exercice de sa souveraineté, a donné au président légitime réélu, Nicolas Maduro, dans les élections démocratiques du 20 mai 2018.

Cette tentative forcée d’un changement de régime est perpétrée par l’impérialisme US-américain qui, de façon éhontée, a pris l’avant-garde de la direction politique de l’opposition de laquais, soutenu par les gouvernements droitistes fantoches dans la région.

L‘origine de la crise politique actuelle est le blocus économique rigoureux dont souffre le peuple du Venezuela et qui est pratiqué par les centres impérialistes des États-Unis et de l’UE. Avec une stratégie d’étranglement ils tâchent de fermer les voies par lesquelles le pays reçoit des vivres, médicaments, équipements, pièces de rechange etc.  Ce faisant, ils tirent profit du caractère dépendant et basé sur des exportations en nombre réduit pour promouvoir une crise économique et politique nationale et de cette manière retirer le soutien du peuple à la révolution bolivarienne.

L’OTAN poursuit la même politique. Cela a plongé le Venezuela dans une situation extrêmement dangereuse et critique. Les activités criminelles et contraires au Droit international de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la France et d’autres membres de l’Union Européenne (UE) font partie d’une stratégie généralisée de pillage des réserves en pétrole du Venezuela et d’endiguement de l’influence croissante de la Chine et de la Russie dans toute l’Amérique latine. De cette manière les contradictions inter-impérialistes s’aggravent massivement sur le dos du peuple vénézuélien avec le danger d’un conflit armé.

Cependant, la crise que subit le Venezuela ne peut pas seulement être ramenée aux menaces et activités de l‘extérieur. Il est important de noter que la direction du gouvernement a aussi commis des erreurs ; les concessions faites à des parties de la bourgeoisie, des vices tels que la corruption, le bureaucratisme et le manque d’efficacité se sont manifestés qui ont aussi détérioré les conditions de vie du peuple vénézuélien. La gauche du Venezuela n’a pas pu consolider sa force d’organisation ni faire une proposition pour avoir une plus grande influence sur la réalité politique nationale dans le but de régler la dispute concernant l’orientation et le positionnement de la voie stratégique vers le socialisme ; et la possibilité s’est affaiblie d’avancer dans la maîtrise des défis révolutionnaires. **

D’une part les conditions mentionnées ci-dessus poussent les masses populaires à prendre des positions qui rejettent le caractère social-démocrate qui semble gagner de plus en plus d’influence dans les rapports de force au sein du gouvernement. Et d’autre part elles mènent à ce que des parties de l’opposition de droite concentrent le mécontentement et gagnent des secteurs de la population où, avant, elles n’avaient pas la possibilité de gagner en influence. Pour cette raison, des actions violentes sous couvert de protestations ont été déclenchées dans certaines de ces communes et ont été réalisées par des groupes de l‘extrême droite, y compris par des groupes paramilitaires.

Aujourd’hui la situation ne présente plus seulement une menace. Il s’agit de la tentative d’un coup d’État, initié sans aucun doute à Washington, et où les États-Unis pointent un revolver sur la tempe du peuple vénézuélien et le prennent en otage pour obtenir que le gouvernement national se rende ou accepte des « négociations » ; la proposition va de la simple extradition jusqu’à l’appel démagogique à des élections « libres ». Le succès de cette tentative de coup d’État aurait comme conséquence l’effondrement de l’État national avec des retombées pour tout le continent.

La révolution bolivarienne a produit des améliorations innovatrices pour la situation des femmes dans les domaines de l’éducation, de la santé, des soins aux personnes âgées et aux parents isolés et de l’administration communale ; des formes de l’auto-organisation de la base se sont développées, un signal pour toute l’Amérique latine.

En ce moment de clarification il est important d’adresser des messages de solidarité de la part de pays alliés, d’organisations multilatérales, de partis et de mouvements sociaux dans le monde, pour rassembler ce grand mouvement anti-impérialiste qui fait valoir la vérité du Venezuela, s’oppose résolument à l’éventualité d’une guerre, demande des solutions sans paternalisme ni intervention, et qui accompagne la défense du pays et encourage la solidarité avec le peuple vénézuélien et le gouvernement légitimement élu face au siège.

Seuls l’unité et le courage du peuple vénézuélien avec ses profondes racines historiques anti-impérialistes, en unité et solidarité internationales, sont en mesure d’infliger une nouvelle défaite à l’impérialisme US-américain. C’est au mouvement révolutionnaire de gauche de reconstruire le moral collectif avec un programme qui permet d’unifier les luttes populaires, les oriente vers la perspective du socialisme et l’ensemble du peuple travailleur à le construire et le défendre. Nous ne doutons pas une seconde que la victoire du peuple vénézuélien revient à faire échouer la stratégie impérialiste qui est de reprendre le contrôle de l’Amérique latine, car dans cette tentative d’une guerre au Venezuela ils compromettent leur crédibilité en tant que maîtres du monde.

L‘issue de la crise est révolutionnaire !

** Ce paragraphe n’est pas soutenu par le NDMLP Sri Lanka, mais ils acceptent la résolution dans sons ensemble.

Signataires (en date du 28/02/19 – liste actuelle des signataires sur www.icor.info):

  1. PCPCI   Parti Communiste Prolétarien de Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire
  2. ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
  3. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
  4. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  5. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  6. PCT   Parti Communiste du Togo Togo
  7. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  8. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  9. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  10. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
  11. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
  12. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  13. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  14. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
  15. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  16. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchevique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  17. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  18. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  19. VZDOR   VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
  20. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
  21. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  22. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  23. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
  24. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  25. PC/ML   Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)
  26. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  27. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  28. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
  29. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
  30. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  31. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

Notre intervention à la manif du 5 février

A Paris, l’UPML et une délégation ICOR venue de l’Allemagne

La 5 février plus de 25 000 manifestants ont défilé dans le centre de Paris. L’UPML est intervenue avec une table de presse et sono. Le comité européen de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires) avait appelé à venir pour renforcer nos rangs pour cette journée de mobilisation. Quatre camarades du MLPD ont répondu à l’appel. Ils ont fait connaître les luttes en Allemagne : actuellement un fort mouvement de la jeunesse se mobilise pour l’environnement et accuse les politiciens bourgeois. Autre mobilisation : contre les nouvelles lois sécuritaires qui – comme en France – sont de plus en plus répressives. Un peu partout, prolétaires et masses populaires sont de plus en plus remontés contre la politique bourgeoise qui n’a pas d’autre réponse que la répression !

Notre table de presse a attiré du monde : plusieurs personnes ont laissé leur adresse et veulent rester en contact. 13 projets de programmes sont partis. Beaucoup de monde a été d’accord avec notre bulletin « Prolétaire debout » : « Une société qui sacrifie l’homme et la nature n’a pas d’avenir ». Fait remarquable : nos mots d’ordre pour une révolution socialiste et pour une alliance des révolutionnaires ont un écho parmi les personnes rencontrées ! Une alternative forte et organisée au capitalisme et nécessaire ! Nous y travaillons.

Apolitisme ou révolte contre les institutions bourgeoises ?

Une société qui sacrifie l’homme et la nature n’a pas d’avenir !

En province, nous sommes intervenus avec le supplément Prolétaire Debout dans les énormes cortèges de gilets jaunes et rouges ! Le bulletin est toujours aussi bien accueilli malgré la campagne de dénigrement « anti-organisation ». La tonalité unitaire de la manifestation « gilets jaunes et rouges » favorise le décloisonnement entre le mouvement spontané et les militants. C’est un acquis positif du mouvement depuis novembre, l’unité contre le gouvernement se renforce ! Confrontons les idées et les pratiques pour vaincre Macron et l’offensive réactionnaire de la bourgeoisie. Beaucoup de personnes demandent qui est l’UPML ? Qu’est-ce qu’une société communiste ? La politique du gouvernement a manifestement réussi à réveiller l’intérêt des travailleurs pour la politique. Sans doute pas celle que tente d’imposer Macron dans le cadre verrouillé du Grand débat National !

La répression générale du peuple aux plans de la bourgeoisie monopoliste mérite une réponse encore plus organisée à commencer par le développement de la grève.

Renforçons l’alliance révolutionnaire et la perspective socialiste !

Rejoignez l’Union Prolétarienne ML !



Café militant Sauvons l’environnement du capitalisme ! RÉSISTANCE !

L’inquiétude grandit concernant la dégradation de notre environnement – notre base de vie ! Quel monde est réservé à nos enfants ?

Qui est responsable ? Actions, marches, protestations réclament un changement de fond pour notre mode de produire et de vivre. Les Gilets Jaunes l’expriment dans leurs protestations.

Les politiciens bourgeois sont accusés de passivité…

Comment peut-on changer la société ? Est-ce qu’urgence écologique et sociale s’opposent ? Gilets Verts-Jaune-Rouge ont-ils les mêmes intérêts ?

L’harmonie entre l’homme et la nature ne sera possible qu’au socialisme ! Pourquoi ?

Venez en discuter avec nous :


Café militant
Sauvons l’environnement du capitalisme ! RÉSISTANCE !

Dimanche 3 février à 15 h,

Café « Au Pavillon » Salle au 1er étage

54, rue Gabriel Péri, Saint-Denis

A 10 min de la Porte de Paris M° 13 ou de la Gare de Saint-Denis (RER D, ensuite T8)

Co-organisé par l’Union Prolétarienne ML et les Amis de l’ICOR

Contact-upml@riseup.net www.icor.info

Contact-upml@riseup.net

Un important week-end révolutionnaire à Berlin. – Communiqué commun UCL & UPML –

L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste ont participé conjointement à deux événements d’importance, le week end du 11-13 janvier, à Berlin.

D’une part, nous avons défilé pour commémorer le centième anniversaire de l’assassinat de Karl Liebknecht et de Rosa Luxembourg. D’autre part, nous avons participé au 50ème anniversaire de la construction du MLPD.

La mairie de Berlin a fait interdire le meeting à l’endroit prévu, en prétextant des questions techniques. Ces manœuvres de la part des bourgeois et des réactionnaires se sont multipliés ces derniers temps. Elles ne sont, finalement, qu’une couronne de fleurs adressée aux militants et militantes du MLPD. L’Etat Allemand reconnaît que cette organisation est une nuisance suffisante pour l’entraver.

Mais en seulement 2 jours, une autre salle a pu être réservée où des centaines de personnes ont pu suivre le programme enthousiasmant avec l’intervention de la présidente Gabi Fechtner, le spectacle autour de la révolution de Novembre, monté par l’organisation de jeunesses REBELL et les contributions des nombreux représentants d’organisations révolutionnaires internationales.

L’anniversaire de 50 ans de construction du Parti en Allemagne a été l’occasion pour celui-ci de présenter sa liste « Alliance internationaliste » pour les élections européennes. Pour le MLPD, les élections européennes sont une manière de pouvoir s’exprimer sur la question de l’alliance impérialiste qu’est l’Europe, mais également de dénoncer la prétendue démocratie bourgeoise.

On a appris les menaces fascistes proférées à l’encontre de plusieurs membres du MLPD,  Les fascistes reconnaissent que le MLPD est un ennemi implacable de leurs thèses et de leurs tentatives pour reconstituer leur « paradis perdu ».

Ces intimidations n’ont jamais fait fléchir les communistes, qui bénéficient du soutien populaire. Elles ne feront pas plier nos camarades Allemands, ni leur organisation de jeunesse REBELL.

Le lendemain, la manifestation Luxembourg, Liebknecht, Lénine, s’est tenue avec 15 000 participants. Nous avons défilé, drapeaux au vent, , aux côtés des membres de l’ICOR, vêtus du Gilet Jaune, en solidarité avec la lutte sociale en France. Sous la pluie battante, nous sommes allés rendre hommage sur la tombe construite pour honorer la mémoire des dirigeants du mouvement Spartakiste.

En 1918, le peuple Allemand, soulevé contre la guerre, à chassé l’Empereur Guillaume II et a proclamé la République. Seulement, cette République demeurait entre les mains des grands industriels, des grands propriétaires fonciers. C’était une République d’exploiteurs et d’oppresseurs, construite pour perpétuer cette exploitation, cette oppression. Tous n’ont pas accepté que cela en reste là. Mobilisés, en armes, les ouvriers, les paysans, les soldats se sont dressés, suivant l’exemple d’octobre 1917 en Russie, pour construire une République démocratique et populaire, pour que non seulement l’Empire, mais également le capitalisme s’effondre.

L’ensemble des partis bourgeois se sont dressés, soutenus pas les Alliés, pour écraser cette révolution socialiste naissance dans le feu et dans le sang. En assassinant Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg, les meurtriers pensaient détruire la révolution prolétarienne et socialiste. Ils n’ont contribué qu’à rendre immortels les Spartakistes, à les faire rentrer dans l’histoire. À faire qu’ils rejoignent un passé commun, une expérience commune, dont nous saurons tirer le meilleur. Surtout, ils se sont tous disqualifiés aux yeux de l’humanité entière comme des ennemis du peuple, comme des bourreaux et des assassins n’apportant que la misère, la famine, la guerre et la mort.

La Révolution Allemande nous apporte des enseignements tragiques. L’extermination des révolutionnaires par la Sociale-Démocratie Allemande a montré quelle confiance il était possible d’accorder dans la « gauche » traître et tourne-casaque que sont les réformistes.

La volonté révolutionnaire des masses populaires, surtout de la classe ouvrière ne manquait pas contrairement au besoin terrible, immense, de l’organisation politique d’avant-garde, du Parti. Face à un ennemi impitoyable et organisé, nous n’avons pas d’autres choix que d’être organisés pour être efficace, pour parvenir à remplir nos objectifs.

Nous ne fantasmons pas sur le Parti par fétichisme malsain. C’est parce qu’il est nécessaire que nous devons consacrer nos forces à le fonder. Il est l’outil incontournable qui peut permettre de mobiliser et d’organiser les masses contre la dictature orchestrée par la grande bourgeoisie, au travers de son État. Or, cet outil ne peut s’improviser. Il ne peut sortir soudain par magie. Il demande un travail conséquent, important.

Nous ne sommes pas des romantiques qui rêvons au grand soir. Nous ne voulons pas rêve à la société parfaite, nous voulons la construire. Notre état d’impuissance, à l’heure actuelle, notre faiblesse, notre désorganisation nous est insupportable. Nous voulons quitter ce temps des sectes en guerre les unes contre les autres, nous voulons avancer !

Pour commencer, nous voulons construire une alliance des révolutionnaires !

Nous pensons qu’en tant qu’organisations communistes présentes dans l’Etat français, nous avons un rôle à jouer. Dans la lutte actuelle, dominée par le combat des Gilets Jaunes, les organisations communistes ont joué un rôle nettement insuffisant. Le mouvement des Gilets Jaunes, par sa nature spécifique, pose des questions politiques : Dans quel régime vivons-nous ? Quelle démocratie voulons-nous ? Le peuple peut-il prendre le pouvoir sous la capitalisme?

Ces questions, seuls les communistes peuvent y répondre de manière conséquente, sans tomber dans l’économisme ou le réformisme. Mais, à l’heure actuelle, notre capacité à défendre des positionnements politiques n’est pas à la hauteur de la tâche qui nous incombe. C’est un fait que, d’une manière générale, nous pouvons tous déplorer. Cependant, la situation demeure.

Nous avons une responsabilité immense entre les mains. Nous devons nous montrer à la hauteur de celle-ci. Nos organisations ont la taille qu’elles ont, mais cela ne remet pas en cause la légitimité de notre démarche. Nous voulons tendre la main à ceux et celles qui se revendiquent, comme nous, du communisme, de la révolution prolétarienne, de la volonté de construire le socialisme.

Nous voulons nous rencontrer, nous connaître les uns les autres, nous parler. Mais surtout pouvoir nous exprimer d’une seule et même voix. Que la position des communistes puisse être connue et reconnue dans les luttes, dans les combats. Nous proposons que naisse une alliance des révolutionnaires, qui puisse porter les mêmes positions, le même message.

Ce n’est qu’une étape. Mais elle est une étape essentielle.

Nous voulons faire vivre l’ICOR en France !

Nos deux organisations sont membres de l’ICOR en France. Nous ne sommes pas seuls en France. Les amis de l’ICOR, les militants et militantes d’organisations étrangères membres de l’ICOR, mais également ceux et celles qui veulent s’investir dans la coordination internationale existent. Dans le but de nous rassembler, de relayer les campagnes internationales, de créer les liens et la solidarité, nous initierons prochainement un Comité ICOR-France.

Nous invitons ceux et celles qui veulent participer à la création de ce comité à prendre contact avec nous. Nous invitons les organisations qui luttent contre l’impérialisme français, contre le colonialisme et le néo-colonialisme à se mettre en lien avec nous, que nous puissions avancer ensemble, contre le même oppresseur : la grande bourgeoisie de France, l’impérialisme français et ses alliés européens et internationaux.

Nous savons qu’un long travail nous attend, semé d’embûches. Cependant, l’exemple du MLPD, l’exemple de l’ICOR et des partis communistes combatifs qui la compose, l’exemple de l’histoire des luttes ouvrières, nous donne confiance. Nous savons qu’il est possible d’avancer, de grandir, de triompher.

Avançons ensemble pour la construction du Parti Communiste !

Avançons ensemble pour que naisse l’alliance révolutionnaire !

Avançons ensemble pour que naisse l’ICOR en France !

Vive la lutte ! Vive le communisme !