Archive dans mars 29, 2020

Réfugiés et crise sanitaire

L’association « Alassa et ses ami.e.s » en Allemagne pour les réfugiés appelle à :

Sauver les réfugiés des camps – stoppons l’expulsion – IMMEDIATEMENT !
(
Flüchtlinge aus Hotspots retten – Abschiebung stoppen – SOFORT!)

Migrants qui attendent un ferry qui les transfert sur le port de Mytilene sur l’île de Lesbos en Grèce 20 Mars 2020. REUTERS/Elias Marcou

Texte de la pétition et appel vidéo en langue anglaise d’un réfugié camerounais en bas de la page.

Texte de la pétition : Dissolution immédiate et évacuation complète de tous les camps de l’UE aux frontières extérieures de l’Europe ! L’UE doit payer – L’Europe est assez riche !
Admission de TOUS les réfugiés et soins de santé – il y a assez de volonté et de solidarité !
Arrêt immédiat de toutes les déportations pendant la durée de la pandémie de Corona ! Libération de tous les détenus des prisons d’expulsion !
Tolérance zéro pour la répression de l’État grec et des voyous fascistes !
Nous soutenons l’auto-organisation des réfugiés !
La solidarité et la cohésion ne doivent pas connaître de frontières !

Dans les camps de réfugiés des îles grecques situées aux confins de l’Europe, 42 000 personnes vivent dans les conditions les plus misérables dans des camps créés pour 8 000 personnes – et sont maintenant également aux prises avec la vague naissante d’infection par COVID-19. En Moria, sur l’île de Lesbos, il y a une seule toilette par 167 personnes, une douche pour plus de 240, et parfois un seul robinet d’eau pour 1 300 habitants – sans savon et sans possibilité de se laver les mains même à distance par précaution. « Médecins sans frontières » met en garde contre les conditions de vie dans les zones sensibles, qui constituent un terrain idéal pour le virus COVID-19.
Une épidémie de la pandémie de Corona serait une catastrophe mortelle !
Des dizaines de milliers de personnes sont encore pulvérisées à la frontière gréco-turque entre les forces de police et les forces militaires turques et grecques, en coopération avec les unités de Frontex et avec le soutien des « gardes citoyens » fascistes – parfois embarqués ensemble depuis toute l’Europe. Le droit d’asile a été suspendu par l’État grec pour les réfugiés nouvellement arrivés – l’UE exprime sa compréhension !
Alors que les frontières sont fermées dans toute l’Europe et que toutes les voies d’infection sont bloquées, les expulsions sont effectuées de sang froid et avec une négligence flagrante – vers l’Iran, l’Afghanistan, vers des pays dont les systèmes de santé s’effondrent complètement en cas de pandémie importée.
Depuis des années, les habitants des îles grecques font preuve d’une solidarité exemplaire avec les réfugiés. Mais leur protestation contre cette situation intolérable est étouffée et ils ont été abandonnés par l’UE pendant des années. De plus en plus, les escouades fascistes chauffent la situation – les bateaux de réfugiés sont repoussés dans la mer avec des perches, et des actions sont menées contre les réfugiés et les organisations humanitaires avec des armes et des engins incendiaires. « Les gens de Lesbos, nous sommes désolés » – « Citoyens de Lesbos, nous sommes désolés », crient les réfugiés, car ils connaissent les inquiétudes des habitants et ils s’organisent contre les attaques fascistes sur les campSignez la pétition  sur www.change.org: https://www.change.org/p/corona-fl%C3%BCchtlinge-retten-abschiebung-stoppen-soforts. Cette auto-organisation des réfugiés est plus nécessaire aujourd’hui que jamais ! Les réfugiés doivent s’organiser pour leur évacuation, pour les soins de santé et contre la répression politique. « Tout le monde parle de nous – maintenant nous parlons ! »
Cette devise, née il y a presque deux ans à Ellwangen, doit faire le tour du monde et être entendue.

Le président fédéral Steinmeier a déclaré le 16/3/2020 : La situation dans les camps de réfugiés est « dramatique ». Il a rejeté les accusations selon lesquelles « l’Allemagne n’aurait pas de cœur envers les réfugiés ». Vraiment ? Les paroles onctueuses et l’accueil honteusement minimaliste (!) prévu de 1600 enfants réfugiés doivent enfin et immédiatement être suivis d’actes. De nombreuses municipalités ont signalé leur volonté d’accueillir des réfugiés depuis des semaines, les structures créées en 2015 sont toujours en place – seul le gouvernement allemand fait obstinément de l’obstruction.

Signez la pétition  sur www.change.org: https://www.change.org/p/corona-fl%C3%BCchtlinge-retten-abschiebung-stoppen-sofort

Signez pour :
Dissolution immédiate et évacuation complète de tous les camps de l’UE aux frontières extérieures de l’Europe ! L’UE doit payer – L’Europe est assez riche ! Admission de TOUS les réfugiés, pas seulement d’un nombre honteusement réduit – il y a assez de volonté et de solidarité ! Tolérance zéro pour la répression de l’État grec et des voyous fascistes ! Soins de santé pour les réfugiés !
Suspension de toutes les déportations et libération de tous les prisonniers dans les prisons de déportation !

Le Cercle Alassa et Friends (affilié à l’association ‘Solidarité Internationale’)

Libérez Georges Abdallah, confiné depuis 12 895 jours !

dimanche 22 mars 2020

Pétition initiée par l’association EUROPALESTINE

Georges Abdallah, prisonnier politique, est confiné dans la prison de Lannemezan, en France, loin de son pays et de sa famille au Liban, depuis 12.895 jours. Il est en prison depuis plus de 35 ans, alors qu’il est libérable depuis 20 ans ! Une pétition vient d’être lancée par plusieurs associations pour réclamer la libération du plus vieux prisonnier politique d’Europe, qui n’a tué personne, mais que les gouvernements français maintiennent en prison sur demande des USA et d’Israël.

Avec Angela Davis, Jacques Tardi, Jean-Luc Mélenchon, Noël Mamère, André Chassaigne, Jacques Gaillot, Gilles Perrault, et des centaines d’autres personnalités, faisons entendre notre protestation et notre exigence de justice.

Un documentaire de Pierre Carles*, sur Georges Ibrahim Abdallah va sortir prochainement. Ci-dessous la bande annonce du film ( https://vimeo.com/368034559), qui donne la parole à Gilles Perrault , et qui met en exergue la sommation de Hillary Clinton au gouvernement français : « WE WANT GEORGES IBRAHIM ABDALLAH IN JAIL » (Nous voulons que Georges Ibrahim Abdallah reste en prison).

Bande-annonce WHO WANTS GEORGES IBRAHIM ABDALLAH IN JAIL ? (Gilles Perrault) from C-P Productions on Vimeo.

  RAPPEL DES FAITS :

Cela fait plus de 35 ans que le militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah croupit en prison en France pour… complicité d’homicide volontaire. Oui, on a bien lu : cet homme a accompli une peine d’une telle longueur pour complicité d’assassinat (et non pour avoir tué des gens). Les actions en question ont été commises par son groupe les FARL (Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises) contre des militaires étasuniens et israéliens en poste dans l’Hexagone, complices de l’invasion du sud-Liban par Israël à la fin des années 70/début des années 80.

En dehors de Georges Ibrahim Abdallah, nul être humain n’est actuellement détenu en Europe depuis près de 40 ans pour des faits à caractère politique. Ainsi, Georges Ibrahim Abdallah détient le triste record de plus vieux prisonnier politique du vieux continent. Neuf demandes de libération conditionnelle ont été déposées par ses avocats depuis le début des années 2000, la dernière en 2015. Sans succès.
Dès qu’un tribunal d’application des peines considère qu’il n’a plus sa place en prison, le parquet, qui est inféodé au pouvoir politique (contrairement aux juges d’application des peines) fait appel de la décision quand ce n’est pas le ministre de l’Intérieur qui refuse de signer l’arrêté d’expulsion vers le Liban, où Georges Ibrahim Abdallah est considéré comme un résistant à l’invasion de son pays par une puissance étrangère.

Georges Ibrahim Abdallah est né le 2 avril 1951 dans le nord du Liban. À partir de 1975, son pays est plongé dans une guerre civile confessionnelle qui a forgé sa conscience politique. Il est le cofondateur, en 1979, des « Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises », un petit groupe marxiste anti-impérialiste.

Le 6 juin 1982, le Liban est envahi par l’armée israélienne avec la complicité des puissances occidentales. La guerre fait des milliers de morts parmi les civils. Les 16 et 17 septembre 1982, les phalangistes chrétiens libanais, sous le regard bienveillant des militaires israéliens, massacrent 5 000 civils, principalement des femmes et des enfants, dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila. En réponse à cette barbarie, les combattants libanais et arabes portent alors la guerre contre le sionisme et l’impérialisme dans le monde. Les Fractions armées révolutionnaires libanaises se revendiquent comme mouvement de résistance.

Arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, Georges Ibrahim Abdallah est condamné à perpétuité, en 1987, par la Cour d’assises spéciale de Lyon pour « complicité d’assassinat » par les FARL, à Paris, du lieutenant-colonel Ray, attaché militaire adjoint des États-Unis en France, et de Yakov Barsimentov, conseiller à l’ambassade d’Israël. Les États-Unis se sont constitués partie civile.

Georges Abdallah, cet ancien instituteur, a déclaré devant ses juges : « Je suis ici, Messieurs, pour vous demander simplement de bien vouloir laver vos mains maculées de notre sang et du sang de nos mômes, avant de prétendre nous juger, car celui qui accepte de fouler aux pieds le sang de vingt-cinq mille morts tombés au Liban lors de l’invasion impériale-sioniste de 1982 ne peut qu’être le complice direct de Reagan et de Begin dans leur guerre d’extermination contre notre peuple. Je suis un combattant pas un criminel ». Il a ajouté « La voie que j’ai suivie m’a été imposée par les atteintes aux droits de l’homme perpétrées contre les Palestiniens ».

Le procès a souffert de nombreuses irrégularités. Pendant plusieurs années, son premier avocat, Jean-Paul Mazurier, n’étant autre qu’un agent des services spéciaux… Le patron de la DST de l’époque, Yves Bonnet, a déclaré, en 2012, à La Dépêche du Midi « J’ai un problème de conscience dans cette affaire ». On a parlé de « vengeance d’État ». Les « preuves » contre Abdallah ont été fabriquées de façon rétroactive par les services de renseignement français, américain et israélien.

Selon la loi française, Georges Abdallah est libérable depuis 1999. La défense de Georges Abdallah a déposé neuf demandes de libération conditionnelle. À deux reprises, la justice française a estimé que Georges Abdallah pouvait être libéré à condition qu’il soit expulsé vers son pays, le Liban.

Le 31 mars 2016, Jean-Claude Urvoas, l’ancien ministre de la Justice d’un gouvernement dit « socialiste », a osé déclarer sur France Inter : « Nous avons la peine perpétuelle réelle avec Georges Ibrahim Abdallah », réinstaurant une sorte de peine capitale en condamnant Georges Ibrahim Abdallah à demeurer « en prison en France sans avoir de perspective de sortie ».

Mais pourquoi un tel acharnement ?

Les États-Unis se sont systématiquement opposés à toute libération, même conditionnelle, de Georges Ibrahim Abdallah et ont, à chaque fois, obtenu satisfaction du pouvoir français.

En 2012, Me Jacques Vergès, l’avocat de Georges Ibrahim Abdallah, affirmait : « C’est le gouvernement des États-Unis qui oppose un veto intolérable à sa libération. » La révélation par WikiLeaks, en 2016, de propos échangés par Hillary Clinton, la secrétaire d’État des USA et Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères français, accrédite cette hypothèse.

La dernière exigence du département d’État remonte à avril 2014, sous la présidence de Barack Obama, lorsqu’il est intervenu auprès du gouvernement français pour empêcher la libération et le retour au Liban d’Abdallah. Le premier ministre Manuel Valls s’est empressé d’obtempérer et a refusé de signer l’arrêté d’expulsion ! L’avocat de Georges Abdallah, Jean-Louis Chalanset, a déclaré à cette époque : « L’atteinte à la séparation des pouvoirs (était) flagrante (…). Une nouvelle fois, les États-Unis ont imposé au gouvernement français leur volonté de se venger ». Et à l’époque, l’Humanité écrit : « Washington a gagné, sous les applaudissements de Tel-Aviv (…). Le procès Abdallah a été de bout en bout piloté pour et par une puissance étrangère. »

Chaque année, devant la prison de Lannemezan (65), des centaines d’hommes et de femmes se réunissent pour réclamer sa libération.

  Il est grand temps de mettre un terme à cette injustice : 35 ans ça suffit !Merci signer et faire passer la pétition adressée à Macron et Castaner !

 Pour lire et signer la pétition  : https://www.change.org/p/palestine65-orange-fr-messieurs-macron-et-castaner-lib%C3%A9rez-georges-i-abdallah/psf/promote_or_share

Il y a 100 ans: une grève générale politique victorieuse en Allemagne

Article traduit à partir du rf-news (journal internet du Parti marxiste-léniniste d’Allemagne, MLPD)


Il y a 100 ans: les combats réussis de mars contre le putsch fasciste Kapp

Il y a 100 ans, en mars 1920, un front antifasciste uni avec au centre le mouvement ouvrier a réussi à écraser le coup d’État militaire fasciste dirigé par Wolfgang Kapp et le général Walther von Lüttwitz.

Un des chapitres les plus importants de l’histoire du mouvement ouvrier en Allemagne est aujourd’hui diffamé, déformé ou étouffé. Parce que le rôle moteur des forces révolutionnaires et du mouvement ouvrier dans la lutte contre l’imminente dictature fasciste réfute l’équation anticommuniste « gauche égale droite ». A cette époque, les membres du KPD (Parti Communiste d’Allemagne) étaient au premier rang.
Les financiers et les soutiens des corps libre (freikorps, milice) fasciste étaient de grands industriels et banquiers comme Stinnes et Thyssen. Kapp lui-même a siégé au conseil de surveillance de la Deutsche Bank. Le gouvernement dirigé à ce moment là par le SPD s’est enfui à Stuttgart.

Les travailleurs en armes
Douze millions de travailleurs ont suivi l’appel des partis et syndicats ouvriers dans la seule grève politique générale de l’histoire de l’Allemagne à ce jour.
En raison des expériences amères de la guerre mondiale et de la révolution de novembre, la masse des travailleurs était consciente: une grève pacifique n’empêchera pas l’armée fasciste de prendre le pouvoir. Des bataillons de travailleurs armés ont vu le jour dans toute l’Allemagne. Jusqu’à 100 000 mineurs et sidérurgistes ont rejoint l’armée de la Ruhr rouge dans le centre industriel de l’Allemagne.

Des leçons importantes pour l’avenir

Les putschistes n’ont pas pu battre la classe ouvrière armée. Cependant, après leur défaite, les dirigeants social-démocrates du SPD revenus à Berlin ont fait cause commune avec la milice fasciste. Ils leur ont donné carte blanche pour prendre des mesures contre les travailleurs armés. La Reichswehr (l’armée) a envahi la région de la Ruhr au nom du gouvernement. L’orgie de violence contre-révolutionnaire a tué au moins 2 000 personnes !
Lors de la commémoration aujourd’hui des actes héroïques des combattants de mars 1920, l’essentiel est de tirer les leçons des luttes de l’époque – pour le besoin renouvelé de construire un large front uni contre le fascisme et la guerre, et pour la lutte pour un avenir socialiste.
Même si plusieurs activités centrales pour commémorer les combats de mars en raison de la pandémie du coronavirus ont dû être reportées, de petits événements continuent d’avoir lieu dans la région Ruhr et dans l’Est de l’Allemagne.
Par exemple, au mémorial des combattants de la Ruhr au cimetière de Gelsenkirchen, plusieurs associations et partis de gauche, dont Die Linke, le DKP, MLPD, REBELL, Freidenkern, VVN-BdA et Courage (association de femmes) ont déposé des fleurs et des couronnes.
Une commémoration a eu lieu hier à Duisbourg, ancienne ville mineure : Une cinquantaine de participants étaient là, dont de nombreux mineurs et pour la première fois un groupe de migrants en provenance de Turquie. Une chorale a accompagné la commémoration avec les chansons « Unsterbliche Opfer » (victimes immortelles) et «der Soldatensong » d’Erich Mühsam..

Le thème central des événements était le devoir de travailler ensemble pour lutter contre l’anticommunisme, le racisme et l’antisémitisme.

Résolution de l’ICOR sur l’Inde : Soutenez le mouvement de masse contre les attaques fascistes anti-populaires en Inde

Soutenez le mouvement anti-CAA/NPR/NRC 1 en cours en Inde – Shaheen Baghs


Le parti fasciste Bharatiya Janatha (BJP) dirigé par Modi, le front politique du RSS fasciste (Rashtriya Swayamsevak Sangh ou « Force volontaire nationaliste ») a accéléré ses efforts pour saper les droits actuels de citoyenneté fixés dans la loi sur la citoyenneté de 1955, qui garantit la citoyenneté à tous les résidents et à tous ceux qui sont nés dans le pays. Au nom de l’aide aux réfugiés du Pakistan, de l’Afghanistan et du Bangladesh qui ont immigré en raison de la discrimination religieuse, la Loi d’amendement de la citoyenneté (CAA) a été adoptée par le Parlement le 12 décembre 2019. Elle donne la citoyenneté à tous les réfugiés en provenance de ces pays qui sont entrés en Inde jusqu’en 2015, à l’exception des musulmans. Ceci constitue une violation des principes laïques de la Constitution.


Selon un amendement antérieur à la loi de 1955 sur la citoyenneté, adopté lors du
précédent gouvernement BJP de 1999 à 2004, le gouvernement Modi a émis l’ordre de
préparer un Registre national de la population (NPR) du 1 er avril au 30 septembre 2020, et un nouveau Registre national de la citoyenneté (NRC) sur la base de la CAA. Dans le cadre de l’enquête du NPR, tous les citoyens sont tenus de donner leurs coordonnées ainsi que celles de leurs parents, y compris les documents relatifs aux terres/maisons dont ils sont propriétaires. Ceux qui ne possèdent pas de tels papiers seront alors appelés « citoyens douteux » (DC – Doubtful Citizens). Non seulement la majorité des musulmans, mais aussi les scheduled castes (Dalits) et les scheduled tribes (Adivasis) ainsi que d’autres groupes défavorisés sont sans terre et sans logement, analphabètes, qui se déplacent fréquemment vers de nouveaux domaines de travail. Ils ont très peu de documents et la plupart des documents acceptés comme les passeports, les cartes d’électeur, etc. ont été jugés non appropriés pour la preuve de citoyenneté.

On estime que 200 millions de personnes pourraient devenir des « citoyens douteux » (DC) lorsque le NPR sera réalisé. Ils disposeront de trois mois pour prouver leur citoyenneté devant les tribunaux pour étrangers. En cela, presque tous échoueront, comme cela s’est produit récemment en Assam, où un NRC a été préparé.
Ensuite, la CAA veillera à ce que les musulmans notés comme « citoyens douteux » (DC) perdent leur citoyenneté. Les autres, les hindous, les sikhs, les jaïns, les bouddhistes, les parsis et les chrétiens, peuvent obtenir la citoyenneté sur la base de la CAA, s’ils prouvent qu’ils ont émigré du Pakistan, de l’Afghanistan ou du Bangladesh en raison de persécutions religieuses, ce que 99 % d’entre eux ne peuvent pas prouver.

Ainsi, dans cette première phase du nettoyage ethnique communautaire, près de 200 millions de personnes, dont la moitié des musulmans, deviendront apatrides. Ils seront jetés dans des camps de détention en cours de construction partout en Inde. Ceci est en accord avec le rêve du RSS de construire l’Inde comme un « Rashtra (nation) hindou ». C’est une évolution horrible sous le régime du fasciste Modi !


Conscients de ce danger, peu après la promulgation de la CAA, les étudiants se sont
révoltés dans de nombreuses universités. Bientôt, pour donner un aspect religieux à cette affaire, les étudiants des universités dirigées par des musulmans comme l’Université Jamia Millia islamia de Delhi et l’AMU à Aligarh, dans l’État fédéral d’Uttar Pradesh, ont été brutalement attaqués par les forces de police qui étaient pénétrées par l’endoctrinement RSS. Bientôt, les étudiants de presque toutes les universités et autres institutions du pays entier se sont révoltés, les Dalits et les Adivasis ont commencé à sortir dans la rue.


Toutes les forces démocratiques laïques et de nombreux partis non-BJP sont également sortis dans la rue, élargissant le mouvement. Les femmes de Shaheen Bagh, à Delhi, ont lancé un sit-in massif pacifique et indéfini à partir du 17 décembre, revendiquant l’abolition des CAA/NPR/NRC. Ce sit-in est rapidement devenu un symbole de résistance, avec plus de « Shaheen Baghs » qui ont surgi dans toute l’Inde. Lorsque le mouvement populaire pacifique commençait à s’étendre et que le BJP perdait les élections aux assemblées des États du Jharkhand et de Delhi, où Modi faisait campagne sur la base de la CAA et de majorités Hindutva 2 , des voyous RSS lourdement armés, avec des forces du lumpenprolétariat qu’ils mobilisaient, ont organisé un pogrom dans le nord-est de la capitale, Delhi. La police et l’administration sont restées des spectatrices muettes lorsque les musulmans ont été attaqués. Les agresseurs ont torturé et tué beaucoup, ils ont attaqué les femmes, détruit des milliers de maisons et de magasins, brûlé ou pillé leurs biens, forçant des milliers de personnes à fuir vers des camps de secours.


Même après une semaine, la police, le gouvernement central, les gouvernements des États fédéraux et le pouvoir judiciaire n’ont pas montré la préoccupation nécessaire pour les aider. Le gouvernement Modi tente de cibler les musulmans et de créer une atmosphère de terreur d’État et de peur pour réprimer la résistance du peuple et imposer les CAA/NPR/NRC à tout prix. Le CPI(ML) Red Star ainsi que de nombreuses autres forces activement impliquées dans le mouvement mobilisent les masses pour boycotter le NPR. Si le NPR n’est pas empêché, une tragédie humanitaire d’une ampleur colossale peut arriver sous le régime guidé par le RSS fasciste.


La diaspora indienne dans le monde entier s’est déjà prononcée contre ce nettoyage
ethnique communautaire sous le prétexte des NPR/NRC. De nombreux gouvernements et des forces démocratiques dans le monde ont exprimé leur inquiétude. Le commissaire des Droits de l’homme des Nations unies tente d’intervenir dans l’audience de la Cour suprême sur cette question. Mais le gouvernement Modi tente avec arrogance de détourner l’attention de l’opinion publique internationale en prétendant qu’il s’agit d’une question interne à l’Inde !


Dans cette grave situation, l’ICOR condamne fermement ce nettoyage ethnique
communautaire à grande échelle par le gouvernement Modi, qui a conduit à ce que des dizaines de millions de personnes, dont un grand nombre de minorités religieuses,
principalement des musulmans, et des personnes opprimées soient privées de leur
citoyenneté et jetées dans des camps de détention. L’ICOR soutient la résistance populaire actuelle contre cette situation et appelle toutes ses organisations membres à apporter leur soutien au peuple indien en ce moment critique.


Plus que jamais l’appel commun de l’ILPS et de l’ICOR à construire un «Front uni
international anti-fasciste et anti-impérialiste» s’avère une nécessité. Les forces
communistes, anti-fascistes et démocratiques doivent faire face au développement à
droite de nombreux gouvernements en cette période de crise profonde du monde
capitaliste.


Prolétaires et peuples opprimés, unissons nous !

1 CAA – Citizenship Amendment Act – Loi d’amendement de la citoyenneté
NPR – National Population Register – Registre national de la population
NRC – National Register of Citizenship – Registre national de la citoyenneté
2 Un concept politique qui oriente l‘Inde sur les règles hindous et s’identifie avec l’idéologie nationaliste hindoue (selon Wikipédia)

Signataires (en date du 18/3/2020, d’autres signataires sont possibles):

  1. ORC
    Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du
    Congo
  2. MMLPL
    Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne
    marxiste-léniniste marocaine)
  3. CPSA (ML)
    Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti
    communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  5. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  6. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti
    communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  7. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  8. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal
    (Mashal))
  9. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  10. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et
    Herzégovine
  11. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste
    d’Allemagne)
  12. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  13. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  14. BP (NK-T)
    Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique
    (Kurdistan du Nord / Turquie))
  15. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de
    Luxembourg)
  16. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté
    de la Jeunesse Hongroise)
  17. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  18. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de
    Suisse)
  19. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana
    Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque),
    République tchèque
  20. MLKP
    Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti
    marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  21. KSRD
    Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de
    coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  22. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
  23. PCC-M
    Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de
    Colombie – maoïste)
  24. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
  25. PCP (independiente)
    Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti
    communiste Paraguayen (indépendant))
    ICOR00337_Résolution Soutenez mouvement de masse en Inde-Shaheen Baghs_ver 02.01_ec_FR.doc 3 / 4
    18/03/2020 20:4126. PC (ML)
    Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste
    (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  26. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire
    communiste d’Uruguay)
  27. CPA/ML
    Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste
    d’Australie (marxiste-léniniste))

Café militant. Dans quelle « démocratie » vivons-nous ? Comment décider nous-mêmes de nos vies ?

Après des mois de luttes et de grèves, le gouvernement veut adopter la retraite Macron de force par le « 49.3 »!

Un fossé se creuse entre la population et le gouvernement. Manifestations et luttes massives tiennent tête à une politique qui ne sert que les super riches – de France et d’ailleurs. On a raison de s’opposer à cette dictature de la bourgeoisie (une minorité de la population.)

Comment faire entendre nos voix, nos désirs d’une société solidaire, collective, démocratique ? Tirons les leçons des expériences du passé – à l’exemple de la Commune de Paris en 1871

Dimanche 15 mars 15 h

Café « Au Pavillon », 1er étage Saint-Denis, 54 rue Gabriel Péri

A 10 min de la Porte de Paris/ M° ligne 13 ou de la Gare Saint-Denis, RER D, ensuite T8

à l’initiative de l’Union Prolétarienne ML, membre de l’ICOR et les Amis de l’ICOR

Facebook : Kafé MilitantContact-upml@riseup.netwww.upml.orgwww.icor.info

Appel de l’ICOR à la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Gilets jaunes de la Heunière – novembre 2018

La Journée internationale de la femme est une journée de lutte commune des mouvements combatifs et révolutionnaires internationaux des femmes et ouvrier ! L’appel des femmes socialistes, il y a 110 ans à Copenhague, a réuni les ouvrières, les paysannes, la masse des femmes dans la lutte contre le bellicisme impérialiste, la faim et la misère et a été soutenu par les partis révolutionnaires du monde. L’ICOR (Coordination internationale de partis et organisations révolutionnaires) porte fièrement le drapeau de cet idéal communiste de liberté de la libération des femmes dans ses pays et ses partis sous la ligne directrice : « Celui qui opprimes les autres ne peut pas être libre lui-même ! »

Cette année, l’ICOR appelle :

Le 8 mars dans la rue – dans l’esprit de Clara Zetkin et de toutes les pionnières !

Organisations de l’ICOR – cette année, le 8 mars, encouragez particulièrement les organisations de femmes du monde entier à rejoindre le Front uni anti-impérialiste et antifasciste. L’appel par l’ICOR1 et l’ILPS2 – et donc par environ 500 organisations du monde entier – a été lancé le 1er janvier 2020. L’idée fondamentale du Front uni est :

Construisons le front uni anti-impérialiste international contre le pillage impérialiste, le terrorisme d’État, la fascisation, le fascisme, l’intervention militaire étrangère, la subversion et les guerres d’agression! Pour la libération nationale et sociale, la démocratie et le socialisme !

En ce qui concerne les femmes du monde, l’appel souligne :

Des milliards de femmes particulièrement opprimées doivent combiner leur lutte pour l’égalité des droits, contre l’empreinte patriarcale-féodale des sociétés, pour la libération des femmes avec la lutte anti-impérialiste et le mouvement ouvrier et révolutionnaire.

Zetkin et Luxembourg – 1910

Profitez du 8 mars pour que les organisations de femmes se déclarent et s’enregistrent en tant que participantes à ce mouvement mondial !3 La coopération mondiale est nécessaire car :

Le mouvement des femmes fait face à des défis historiques !

Dans le monde entier, la conscience des femmes s’est développée à un niveau supérieur au cours de l’année passée. Les femmes jouent un rôle renforcé et assuré dans le développement mondial des luttes de masse et des mouvements insurrectionnels comme en Iran, en Irak, au Liban ou au Chili. Dans de nombreux pays d’Asie, du Moyen-Orient, d’Amérique et d’Asie, les femmes luttent contre l’oppression du fondamentalisme religieux. En Amérique latine, des centaines de milliers de femmes du Chili, d’Argentine, du Mexique, de Colombie et d’autres pays ont participé à des manifestations de protestation contre la violence faite aux femmes et pour l’autodétermination de leur corps et de leur vie. Avec le mouvement « Fridays for Future », un mouvement international de jeunes sous la devise « System chance not climate change » a vu le jour et est fortement marqué par les jeunes femmes et les jeunes filles. Lors des soulèvements en Iran contre le régime des mollahs, les femmes se tiennent aux côtés des travailleurs, ont développé des protestations indépendantes contre le voile. En Irak, les manifestations conjointes de femmes et d’hommes ont été interdites, mais ont été rapidement imposées : « Ne me touchez pas, ne me menacez pas ! » En Europe, les femmes et les jeunes filles s’engagent dans les gilets jaunes en France, dans les manifestations en Europe de l’Est, les femmes sont particulièrement actives dans le secteur des soins et de l’éducation. La grève des femmes a envoyé un signal fort avec un demi-million de femmes y participant en Suisse. Les ouvrières du textile au Bangladesh sont un moteur des changements sociaux dans le pays avec leurs luttes et leur confiance en soi accrue en tant que femmes.Très courageuse et significative est la protestation des femmes de Delhi à Shaheen Bagh contre la nouvelle loi anti-musulmane sur la citoyenneté. Leur protestation a atteint des proportions historiques, elles bloquent une autoroute depuis deux mois et combinent leur lutte avec des revendications pour les droits des travailleurs, la sécurité des femmes et les questions sociales. En Afrique, les femmes se trouvent en première ligne dans les luttes contre les gouvernements corrompus, pour les droits démocratiques et pour assurer la nourriture et les biens de première nécessité.

Tout cela est aussi absolument nécessaire ! Parce que le renforcement mondial des partis ou des gouvernements fascisants, fascistes et racistes est toujours lié à une attaque frontale contre les droits des femmes. Avec le sexisme, la propagande misogyne ou le harcèlement anticommuniste, les femmes actives sont dénigrées, voire criminalisées.

L’ICOR défend le fait que la véritable libération des femmes ne peut devenir réalité que dans une société socialiste!

Vive la Journée internationale des femmes! Poursuivez la lutte pour la libération des femmes dans une société libérée!

Manifestation hommage à Ivanna Hoffmann

Signataires (en date du 5/3 2020, d’autres signataires sont possibles):

  1. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  5. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  6. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  7. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  8. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
  9. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  10. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
  11. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  12. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  13. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  14. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  15. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  16. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
  17. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  18. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  19. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
  20. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  21. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  22. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  23. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  24. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  25. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  26. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  27. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))

1 ICOR : Coordination internationale de partis et organisations révolutionnaires

2 ILPS : Ligue internationale de lutte des peuples

3 L’appel peut être consulté sur le site web de l’ICOR, www.icor.info ; pour faire partie de ce mouvement, on peut envoyer le formulaire à : coordinationint@yahoo.co.uk. Ou on peut s’inscrire directement sur le site web de l’ILPS (https://ilps.info).

8 mars 2020, appel unitaire: Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous appelons toutes les dynamiques féministes à converger

• Nous sommes les femmes du monde entier qui se lèvent et se révoltent pour dénoncer la domination et l’exploitation et remettre en cause le patriarcat.

• Mobilisées en masse depuis des décennies et encore le 23 novembre dernier pour exiger une société sans violences sexistes et sexuelles.

• En lutte, en grève, en manifestation depuis le 5 décembre pour exiger le retrait de la réforme des retraites.

• Nous sommes fortes, nous sommes fières. Nous sommes les grandes gagnantes.

• Si nous sommes les grandes gagnantes ce n’est pas grâce à la réforme des retraites de ce gouvernement [Macron-Philippe], mais parce que notre mobilisation sera victorieuse.

• Nous sommes les grandes gagnantes parce que nous sommes celles qui brisons le silence et qui dénonçons les violences.

• Nous sommes les grandes gagnantes parce que nous refusons la dévalorisation du travail des femmes, travail salarié, précaire, et travail invisible domestique quotidien

• Nous sommes les grandes gagnantes parce que nous refusons toute discrimination liée au genre, à l’origine ou à l’orientation sexuelle.

• Nous sommes les grandes gagnantes car nous refusons que les jeunes soient livrées à la précarité.

Le 8 mars, ensemble portons le mot d’ordre international de grève féministe. Le 8 mars, on arrête tout·e·s. Pour exiger une égale répartition du travail domestique et de soin entre les femmes et les hommes. Pour libérer les femmes du travail précaire et décalé auquel elles sont trop souvent assignées. Pour en finir avec des modes de consommations sexistes et destructeurs de la planète. Pour défendre le droit à l’avortement contre les attaques constantes dont il est l’objet, pour dénoncer la casse des services publics dont nous sommes les premières à faire les frais, pour dénoncer le refoulement en dehors de nos frontières des personnes exilées fuyant les guerres, la misère et le dérèglement climatique.

• Le week-end du 8 mars, multiplions les actions et organisons la marche des grandes gagnantes sur tout le territoire. Cheminotes, infirmières, hôtesses, agentes du nettoyage, ouvrières, caissières, enseignantes, cadres, étudiantes, travailleuses indépendantes, artistes, avocates, retraitées…, défilons toutes en tenue de travail, à l’image de «Rosie la Riveteuse», icône de toutes les travailleuses invisibles. Revendiquons, dansons et chantons d’une même voix pour exiger le retrait de la réforme des retraites et refuser qu’«A cause de Macron, grandes perdantes nous soyons». Dénonçons partout les inégalités de salaire et de pensions, exigeons l’égalité professionnelle.

Parce que les femmes partout dans le monde se lèvent et luttent pour l’égalité et leur émancipation, soyons les grandes gagnantes ce 8 mars !

Signatures à ce jour : ActionAid France-Peuples solidaires, APEL-Égalité, Alchimie Solidarité, Attac, CGT, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif « Tou. te.s contre les violences gynécologiques et obstétricales », CQFD Lesbiennes Féministes, Femmes Egalité, Fondation Copernic, FSU, Les Chiennes de garde, le mouvement, Les effronté-es, Ligue des femmes Iraniennes pour la Démocratie-LFID, Maison des Femmes Thérèse Clerc-Montreuil, Marche Mondiale des Femmes Paris IdF, Osez Le Féminisme, Réseau Féministe «Ruptures», Touche pas à mon intermittente, Union Nationale Lycéenne, UNEF, Union syndicale Solidaires, Union des Etudiant-es de Toulouse.