Archive dans avril 30, 2020

Vive le 1er mai !

Justement parce que nous sommes pour la protection de la santé, on ne peut pas „annuler“ le 1er mai. Nous exigeons une protection de la santé cohérente au détriment des bénéfices et respectons les mesures de sécurité nécessaires. Avec le Corona-virus, les contradictions de classe n’ont pas disparu mais elles se sont aggravées ! On ne payera pas pour leurs crises ! Solidarité avec les pays opprimés où les masses populaires en absence de système de santé, en absence d’approvisionnement en vivres, luttent pour leur survie dans la crise actuelle !

Les camarades de nombreux pays, dans les entreprises et les villes, préparent des activités pour le 1er mai – avec affiches et banderoles sur les balcons et les fenêtres, avec des manifestations virtuelles et des « sorties spéciales » avec pancartes etc – tout en respectant les mesures sanitaires.

Vive le 1er mai – journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs !

Luttons pour la santé, les emplois, l’environnement naturel et la liberté !

Vive la lutte révolutionnaire pour le socialisme !

1er Mai déclaration ICOR

Déclaration de l’ICOR sur la célébration d’un nouveau 1er mai

En ce 1er mai, la classe ouvrière internationale et ses alliés doivent mener la lutte pour surmonter la double crise du système impérialiste-capitaliste – la pandémie du coronavirus et la grave crise économique et financière. De nouvelles maladies frappent gravement et de plus en plus souvent la population mondiale. Le système impérialiste a créé un monde dans lequel le climat et l’environnement changent d’une manière qui constitue une réelle menace pour la vie humaine.

La voracité du système capitaliste, avec le capital financier et les monopoles au sommet, les politiques des gouvernements bourgeois ont conduit, entre autres par le biais des privatisations, à une orientation accrue des systèmes de santé sur le profit, et ont sapé en particulier le système de santé publique. C’est pourquoi ils sont souvent au bord de l’effondrement face à la pandémie actuelle.

Cette crise économique et financière, qui touche déjà les principales puissances impérialistes, a entraîné une forte baisse de la production en Chine ainsi qu’aux États-Unis, en Europe, au Japon et dans la plupart des pays opprimés. Historiquement, cette crise économique et financière mondiale aura une profondeur, une durée et des conséquences imprévisibles.

Nous rejetons le fait que les dirigeants tentent d’utiliser la pandémie du coronavirus pour couvrir l’évolution de cette crise économique et se décharger de son poids sur le dos des larges masses !

Ces gouvernements fournissent des milliards de dollars aux banques et aux entreprises, argent qui n’est pas utilisé comme il se doit pour améliorer immédiatement les systèmes de santé, la protection de l’environnement et la sécurité sociale urgente des grandes masses.

Dans de nombreux cas, les dirigeants tentent de maintenir la production industrielle à tout prix et dans des conditions d’hygiène totalement inadéquates, voire d’accroître l’exploitation même dans ces circonstances.

Le l’ICOR salue, encourage et soutient les grèves comme en Italie, en Espagne, aux États-Unis, en Chine et dans d’autres pays, les mobilisations et d’autres formes de protestation des travailleurs et des secteurs populaires !

Dans les pays opprimés, il y a un pourcentage particulièrement élevé de chômeurs, et des milliers de travailleurs qui vivent d’un travail occasionnel, de la vente dans la rue, du travail indépendant et des petits commerçants, qui restent sans moyens dans cette situation, même pour se nourrir. Dans le cas des aides d’État celles-ci sont généralement totalement insuffisantes.

C’est pourquoi, dans plusieurs pays, comme en Argentine ou en Uruguay, il y a un grand développement de cuisines populaires dans les quartiers prolétariens, expression de la solidarité, premier grand pas et germe de l’organisation autonome des masses dans la perspective d’affronter les effets de la crise actuelle de manière combative. Il existe également des réseaux de solidarité en Colombie, en Haïti, en Équateur, au Pérou, au Chili, aux Philippines et dans de nombreux autres pays. Dans les pays impérialistes aussi, une immense solidarité et une volonté de s’entraider se sont développées parmi les masses.

Les classes dirigeantes de nombreux pays profitent de la crise sanitaire et de la nécessité de contraintes sociales pour restreindre les droits et libertés démocratiques en interdisant les manifestations et les protestations, ce qui va souvent jusqu’au couvre-feu, en mobilisant non seulement la police mais aussi les forces armées. Ces mesures sont très dangereuses et sont dirigées contre la lutte des travailleurs et des larges masses ! Ces mesures sont utilisées par les dirigeants pour faire avancer la fascisation à l’intérieur.

Cette réalité aggrave également la situation des femmes qui, outre les effets de la crise, assument davantage de tâches domestiques et de responsabilités dans les soins aux enfants et aux personnes âgées, et qui sont elles-mêmes victimes d’un plus grand nombre de cas de violence domestique patriarcale.

Les tensions internationales se sont accrues en raison des menaces de guerre, du chantage et des sanctions des États-Unis contre des pays comme l’Iran, Cuba, la Chine, le Venezuela ou le Nicaragua.

Cette double crise sanitaire et économique va tôt ou tard ouvrir la voie au développement de crises politiques, déjà très prononcées dans de nombreux pays. Cela peut déboucher sur une fermentation révolutionnaire.

Mais seulement la lutte du prolétariat international et de ses alliés peut surmonter ce système de manière révolutionnaire ! Pour cela, nous avons besoin de fortes organisations révolutionnaires et une ICOR forte ! Un système qui a pour but le profit maximum des monopoles et non l’humanité, ses besoins et le respect de la nature appelle à relancer la lutte pour le socialisme ! Le principe directeur du socialisme est de surmonter l’exploitation de l’humanité et de la nature et de développer les forces productives dans l’unité de l’économie et de la santé. Seul le pouvoir de la classe ouvrière garantira ces lignes directrices !

Ce 1er mai, l’ICOR, qui promeut la coordination et la coopération internationales des partis et organisations révolutionnaires dans une perspective révolutionnaire et socialiste, appelle à développer la solidarité, l’organisation et la lutte avec la plus grande énergie et propose la construction d’un Front anti-impérialiste et antifasciste mondial et un programme actualisé pour celui-ci :

  • Une véritable suspension des paiements de la dette nationale imposée aux pays opprimés !
  • Création de nouveaux emplois à grande échelle dans le secteur de la santé et augmentation des salaires dans ce secteur !
  • Luttons pour un changement du système de santé qui place les humains au centre.
  • Renforcement immédiat des mesures de protection pour tous les travailleurs du secteur de la santé et des autres secteurs qui continuent à travailler. Luttons contre l’égoïsme national et la concurrence dans la recherche des causes, le diagnostic et le traitement ! Un débat scientifique compréhensible par les masses !
  • Non à la tentative réactionnaire de déplacer le poids de la crise sur les larges masses et la classe ouvrière !
  • Non aux restrictions des libertés et des droits démocratiques !
  • Arrêt immédiat de toute production actuellement non essentielle dans la société ! Dispense des travailleur.se.s et des employé.e.s de ces industries, avec compensation intégrale du salaire !
  • La production, dont l’entretien est actuellement indispensable, doit être réalisée avec les plus grandes garanties sanitaires possibles, avec la désinfection des machines et des outils et en respectant une distance minimale de 1,5 à 2 mètres !
  • Aide d’urgence de l’État et soins d’urgence pour les enfants, les personnes âgées et les personnes ayant besoin d’aide. Aide d’urgence pour les sans-abri, les réfugiés, les sans-papiers et les personnes en situation précaire ! Mesures de grande envergure pour des soins de santé gratuits, avec de la nourriture et des médicaments pour tous au détriment des profits du gros capital !
  • Renforcez votre activité organisée d’entraide et de solidarité, dans la lutte contre le transfert du fardeau de la crise sur les masses populaires !

RROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !

Pour la fin de toutes les guerres impérialistes d’agression et des blocus contre les peuples opprimés du monde !

POUR UN 1er MAI INTERNATIONALISTE ET LA LUTTE POUR UNE PERSPECTIVE RÉVOLUTIONNAIRE ET SOCIALISTE !

Vive le renforcement de l’union mondiale dans l’ICOR !

Vive le Front anti-impérialiste et antifasciste mondial !

Vivent la santé, la démocratie, la paix, la liberté, le socialisme !

Signataires (état actuel 27/4/2020, d’autres signataires sont les bienvenus)

  1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
  2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
  3. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  5. PCT Parti Comuniste du Togo
  6. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
  7. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
  8. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  10. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  11. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
  12. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
  13. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  14. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
  15. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  16. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  17. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  18. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  19. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  20. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
  21. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  22. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  23. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
  24. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  25. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  26. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
  27. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  28. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
  29. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  30. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  31. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
  32. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  33. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  34. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))

CAMPAGNE : LIBERTÉ POUR TOUS LES PRISONNIERS PALESTINIENS !

LIBERTÉ POUR TOUS LES PRISONNIERS PALESTINIENS !

LA RÉSISTANCE EST UN DROIT !

LIBERTÉ POUR AHMAD SA’ADAT !

LIBERTÉ POUR GEORGES ABDALLAH !

En ce 17 avril, institué depuis 1974, « Journée du Prisonnier Palestinien », la campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah réaffirme l’impérieuse nécessité de libérer tous les prisonniers et prisonnières politiques révolutionnaires du monde et en particulier d’imposer la libération de tous les prisonniers palestiniens – symboles vivants, dans les geôles de l’entité sioniste, de la résistance de tout un peuple contre le projet impérialo-sioniste, colonialiste et génocidaire.

L’entité sioniste coloniale inflige des traitements inhumains au peuple palestinien tout entier sans distinction d’âge. Il peut être détenu sans chef d’inculpation, sans preuve, pour des périodes de 6 mois renouvelables à volonté, autant dire à vie, grâce à une « procédure » unique au monde, inventée d’abord par le colonialisme britannique au début du siècle dernier et adoptée depuis la fin de la seconde guerre par l’État colonial : à savoir « la détention administrative ». Cette imposture permet aux geôliers de prolonger indéfiniment l’emprisonnement de toutes et de tous les détenus, même au terme d’une peine, souvent arbitraire, prononcée par un tribunal de l’occupation, et cela même pour des résistants pacifiques qui n’usent pas de la lutte armée tels que les étudiants et les syndicalistes et qui sont pour autant considérés par l’entité sioniste comme une menace contre la sécurité de cette entité.

Les derniers recensements font état de 5000 prisonniers palestiniens dont 432 en détention administrative, 43 femmes dont certaines sont mariées et séparées de leurs enfants, 183 enfants de moins de 16 ans, 6 parlementaires, 541 condamnés à perpétuité, 47 à des sentences de plus de 20 ans, sans compter les prisonniers malades et sans soins médicaux dont une partie est dans un état critique et en première ligne dans ce contexte terrible du covid19.

Depuis 1967, on dénombre plus de 800000 palestiniens passé par les prisons sionistes. Toutes les familles palestiniennes ont eu au moins un des leurs ayant subi l’horreur des geôles de l’occupant.

Depuis l’an 2000, plus de 8000 enfants palestiniens ont été arrêtés, interrogés et inculpés par la justice militaire de l’occupant, soit 500 à 700 par an. Leur nombre a triplé entre 2015 et 2016 et la plupart d’entre eux (3 sur 4) sont inculpés pour avoir lancé des pierres. Pendant leurs interrogatoires, ces enfants subissent les pires violences et tortures et une fois leurs peines prononcées, ils sont transférés vers les prisons de l’entité sioniste en violation avec toutes les « normes » internationales, sans aucune sanction prononcée à l’encontre de l’entité sioniste et de ses complices en France et dans le monde.

L’ensemble des 4 centres d’interrogatoires, des 3 centres de détention et les 18 prisons où sont détenus les Palestiniens, sont situés dans les territoires occupés en 1948 (appelés « Israël » par l’impérialisme international), à l’exception de la prison d’Ofer (Cisjordanie) et ce en violation du droit International. 99,74 % des inculpés par la justice militaire de l’entité sioniste sont condamnés. La plupart d’entre eux sont soumis au « plaider coupable » s’ils veulent que leur peine soit réduite. Un prisonnier palestinien peut être détenu jusqu’à 180 jours sans voir un avocat.

Toutes ces statistiques sont fournies à titre indicatif et ne font pas état de toutes les exactions et tortures subies par les prisonnières et les prisonniers palestiniens, étant donné que l’entité sioniste bénéficie de la complicité des médecins travaillant avec les enquêteurs.

Enfin, nous ne pouvons pas parler des prisonniers politiques et particulièrement palestiniens, sans évoquer le combat exemplaire pour la cause palestinienne de nos camarades Georges Abdallah et Ahmad Sa’adat.

Georges Abdallah est détenu en France depuis maintenant plus de 35 longues années. Son engagement de toujours auprès du peuple palestinien fait de lui un combattant emprisonné pour sa résistance au sionisme, au colonialisme, à l’impérialisme.

Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, initialement emprisonné par l’Autorité palestinienne en 2002 dans le cadre inique de la « coordination de sécurité » avec l’entité sioniste puis enlevé par les forces d’occupation israéliennes, est détenu, quant à lui, dans les prisons de l’entité sioniste depuis 2006.

Pour réaffirmer l’exigence et l’urgence de la libération de tous ces résistants emprisonnés, la campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah soutient et participe activement à la semaine internationale pour la libération des prisonniers palestiniens, à l’appel de Samidoun et de Free Ahmad Sa’adat. Luttons tous ensembles pour amplifier cette campagne et la faire perdurer dans le temps.

Libérons tous nos camarades résistants !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Liberté pour Georges Abdallah, Ahmad Sa’adat et tous les prisonniers palestiniens !

A bas l’impérialisme, le sionisme et les états réactionnaires arabes !

Paris, le 17 avril 2020

Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah

Campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com

Non aux agressions contre le peuple vénézuélien, arrêt du blocus criminel de l’impérialisme américain contre le Venezuela

Cette résolution de l’ICOR se base sur un appel de nos camarades du Venezuela et
du Paraguay. Elle nous informe de la situation difficile et de la lutte
courageuse des peuples contre l’Impérialisme. Solidarité internationale !
Renforcez l’ICOR !

18/04/2020

Non aux agressions contre le peuple vénézuélien, arrêt du blocus criminel de l’impérialisme américain contre le Venezuela

L’impérialisme américain a épuisé toutes les formes d’agression – jusqu’à présent, à l’exception d’une invasion directe – contre le peuple vénézuélien pour renverser le gouvernement légitimement élu et présidé par Nicolás Maduro.

L’impérialisme ne permet pas à une nation d’agir selon ses décisions, avec sa souveraineté et de se débarrasser de la tutelle dont elle fait l’objet depuis près de 200 ans.

Les impérialistes ont attaqué la monnaie, contrôlé les mécanismes du commerce intérieur, généré des pénuries, bloqué l’argent que la nation possède dans les banques du monde entier, ainsi que l’entrée de produits essentiels tels que la nourriture et les médicaments. Toutes ces mesures visent à provoquer une explosion de la population contre le gouvernement en raison d’un mécontentement croissant.

Dans le même temps, l’impérialisme a réalisé des coups d’État, promu des gouvernements parallèles, organisé des actions terroristes, attaqué la production d’électricité et les services de transport public, volé des entreprises publiques nationales à l’étranger et contrôlé leurs ressources.

Toutes ces actions ont finalement été vaines bien qu’elles aient laissé de terribles conséquences sur les infrastructures nationales. Le peuple vénézuélien a maintenu une forte résistance, attaché à un processus de libération nationale qui a commencé il y a plus de 20 ans.

Ainsi, au milieu d’une crise qui n’est pas seulement due à des menaces et des actions extérieures, mais aussi à des erreurs de leadership du gouvernement lui-même, où le système de santé a été considérablement affecté, et où malgré le fait que les salaires réels et donc la qualité de vie se sont détériorés, les gens ont été prêts à défendre leurs conquêtes.

Récemment, une nouvelle agression est venue s’ajouter à cette liste déjà longue, du fait que le procureur général des États-Unis a offert une récompense pour le président constitutionnel de la République bolivarienne du Venezuela et pour d’importants responsables du pays, tels que le président de l’Assemblée nationale constituante, le ministre de la défense et le président de la plus haute cour de justice.

Cette mesure fait partie d’une nouvelle tactique, déjà appliquée en République du Panama, qui consiste à accuser le président d’un crime de droit commun tel que le trafic de drogue, puis à agresser le pays avec des unités de commando et le kidnapper.

Ce plan a été découvert par le gouvernement vénézuélien. Des unités paramilitaires s’entraînaient en Colombie et acquéraient des armes, en attendant le moment où le gouvernement américain offrirait la récompense, afin que l’action de kidnapping puisse avoir lieu et qu’à partir de là, on chercherait à démoraliser le peuple vénézuélien.

Ensuite, le président des États-Unis dirige une flotte navale et l’aviation dans la mer des Caraïbes, sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue. Alors qu’Il est bien connu que la plupart des drogues dans la région quittent la Colombie par l’océan Pacifique. Par conséquent, il est clair que l’action militaire proposée correspond en réalité à un blocus, qui pourrait être le prélude à une intervention militaire au Venezuela ou produire un nouveau coup d’État. Il s’agit de la plus grande opération militaire américaine dans cette région depuis 30 ans. Les observateurs compétents établissent un lien avec l’invasion américaine du Panama en 1989. Il est clair qu’il y a aussi une intention politique intérieure de la part de Trump : il veut détourner l’attention des dizaines de milliers de morts dont il doit répondre pour sa banalisation ignorante de la pandémie de coronavirus.

Cette nouvelle agression contre le Venezuela et son peuple se produit à un moment où la population est en quarantaine, conséquence de la politique judicieuse du gouvernement qui a pris des mesures immédiates pour sauvegarder la santé du peuple vénézuélien, en luttant contre la pandémie de coronavirus. Cette quarantaine aiguise la lutte quotidienne des masses ouvrières et populaires pour leur survie. Mais elle est menée avec beaucoup de discipline et d’organisation. Le Venezuela présente aujourd’hui une croissance très modérée de la transmission de la pandémie, malheureusement au milieu d’un blocus impitoyable.

Les partis et mouvements organisés au sein de l’ICOR sont solidaires du peuple vénézuélien, de son admirable résistance, de sa capacité de lutte et d’organisation. Nous appelons les peuples démocratiques du monde entier : ne permettez pas que les effets graves, l’attention des média sur la pandémie de coronavirus, ainsi que les effets massifs de la crise économique et financière mondiale sur votre vie qui commencent à se faire sentir, vous empêchent de développer la solidarité nécessaire d’urgence avec le Venezuela.

Et nous soulignons également la perspective nécessaire de ce combat pour lutter pour les conditions socialistes.

Au milieu de la pandémie qui secoue aujourd’hui l’humanité entière, nous appelons à exprimer notre solidarité avec le Venezuela : Réalisons une journée mondiale de communication le 2 Mai 2020 dans les réseaux sociaux avec des messages de solidarité au peuple vénézuélien ! Utilisons les slogans et labels suivants pour les réseaux sociaux

Non au blocus du Venezuela !

Les agressions impérialistes contre le Venezuela ne cesseront  que si nous nous y opposons! No pasaran !

Que les peuples du monde s’unissent contre l’impérialisme !

Pour la démocratie et la liberté – le socialisme !

#LesSanctionsSontUnCrime #SanctionsAreACrime

#NeTouchezPasAuVenezuela #HandsOffVenezuela

#PlusDeTrump #NoMoreTrump

Signataires (en date du 18.04 2020, d’autres signataires sont possibles):

  1. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
  2. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  3. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  4. PCT Parti Comuniste du Togo Togo
  5. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  6. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
  7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  8. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  9. PCC CPI (ML) Provisional Central Committee Communist Party of India (Marxist-Leninist) (Comité central provisoire du Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste))
  10. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  11. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
  12. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  13. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
  14. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  15. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  16. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  17. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  18. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  19. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  20. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
  21. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  22. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  23. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
  24. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  25. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  26. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  27. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
  28. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  29. Sympathisants de la PFLP
  30. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
  31. NCPH Haiti

Appel à l’unité d’action des communistes présents et présentes en France

Nous avons rédigé cet appel avec nos camarades de l’UCL, faisant suite à deux lettres ouvertes proposant un travail conjoint des communistes. Nous considérons que la situation actuelle ne nous autorise pas à rester dispersés et désunis. Nous avons, en tant que militants et militantes communistes, une “obligation de moyens” dans le fait de lutter et de chercher, constamment, les moyens de pouvoir progresser et avancer. Nous relançons donc cet appel, et nous invitons celles et ceux qui se retrouvent dans son analyse et ses mots d’ordres à prendre contact avec nous. Ripostons ensemble, construisons ensemble, gagnons ensemble.

21 Avril 2020.

La crise mondiale liée à la pandémie représente la situation la plus grave qu’a connue la planète depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle secoue de fond en comble le monde. Avec plus de la moitié de la population en confinement, elle fournit également l’expérience la plus universelle de l’histoire de l’humanité.

Toujours est-il que cette situation chaotique peut déboucher soit sur une aggravation générale et durable de la situation sur la planète entière, soit sur des perspectives nouvelles de lutte et de victoire pour le mouvement ouvrier, le mouvement des opprimés et opprimées, le mouvement communiste. Nous considérons que cela dépendra de notre action et de notre capacité à travailler ensemble.

Les bourgeoisies préparent leur sortie de confinement. Elles développent des plans pour passer à l’offensive sur les droits sociaux, profiter de la période de trouble pour justifier un durcissement des institutions et de la répression.

La crise sanitaire a de nouveau démasqué les gouvernements et leur vraie nature : des agents serviles des intérêts capitalistes, prêts à sacrifier la santé et la vie des travailleuses et des travailleurs. Elle rétablit également la vérité sur le caractère essentiel du travail des ouvrières et des ouvriers, des agricultrices et des agriculteurs etc. Par opposition, elle rappelle le caractère parasitaire de la grande bourgeoisie, laquelle ne vit que comme un vampire sur le dos de celles et ceux qui, avec la nature, produisent toutes les richesses. Il existe parmi les masses populaires un immense désir de justice sociale, tout comme une immense combativité potentielle. Cependant, l’efficacité de la propagande réactionnaire peut également faire basculer l’issue de la crise en faveur du chauvinisme, du fascisme, de la collaboration de classe.

Nous avons un travail immense à réaliser, quelles que soient nos stratégies.

Le mouvement communiste international peut sortir renforcé de cette épreuve. Le fait de parvenir à réaliser cette tâche immense dépend en partie de la capacité des organisations politiques qui composent ce mouvement de coopérer et de surmonter les écueils pour travailler ensemble.

Nous pensons qu’il est essentiel que, partout où cela est possible, la voix communiste, la voix des intérêts du prolétariat, des classes exploitées, de ceux et celles qui subissent le plus la crise, soit la plus forte possible. Que des fronts unis puissent naître et se renforcer, pour contrer les plans de la bourgeoisie et des impérialistes, mais également pour faire naître ou pour renforcer les forces qui rendront la victoire possible.

Un travail défensif est nécessaire, pour protéger les droits sociaux, économiques et politiques des masses populaires, pour s’opposer à la guerre, au fascisme… dans le cadre de fronts unis les plus larges possibles. Mais également un travail offensif, pour conquérir de nouveaux droits sociaux, économiques et politiques, pour rassembler et organiser largement les masses vers la lutte politique. Une lutte politique pour une nouvelle société, à laquelle toujours plus de travailleuses et de travailleurs aspirent. Cette société ne peut être que le véritable socialisme.

Nous mêmes, membres de l’UCL et de l’UPML, soucieux de collaborer systématiquement, travaillons au sein de la Coordination internationale des partis et organisations révolutionnaires (ICOR). Cette coordination fait partie du Front Uni International construit avec la Ligue internationale de luttes des peuples (ILPS). Nous avons fait ce choix car nous considérons qu’on ne pouvait se contenter de notre activité isolée. Nous respectons les choix stratégiques de toute organisation et le fait qu’elles puissent ne pas souhaiter adhérer à la coordination dans laquelle nous sommes. Ce n’est pas le but de notre courrier mais celui de nous rapprocher pour agir ensemble.

Travaillons ensemble, discutons, rencontrons-nous dans la mesure du possible. On pourrait s’imaginer des campagnes de solidarité commune – au niveau local, régional, national, continental, pour construire une défense et une riposte la plus large possible. Mais faisons un premier pas par cet appel commun !

Nous pensons que les positions à défendre en commun peuvent se résumer simplement autour de constats :

  • Le système de production capitaliste est incapable de répondre aux besoins matériels et culturels de la population. Il est également incapable de pouvoir exister sans ravager la planète et sans exposer l’humanité à de nouvelles pandémies. A terme, il met en péril les possibilités même de survie de l’humanité.
  • L’échec du libéralisme : Même les États les plus ouvertement libéraux ont pris des mesures pour protéger les intérêts de leurs bourgeoisies. C’est une démonstration de plus de la collusion entre États et exploiteurs & exploiteuses.
  • La loi du marché a montré ce qu’elle signifie en pratique : la pénurie pour faire monter les prix, la recherche de la rentabilité maximale, quitte à sacrifier les travailleurs et les travailleuses. Elle génère également des coûts astronomiques pour le matériel médical, dont la production est contrôlée par des monopoles immenses.
  • Le système capitaliste n’est ni réformable ni amendable. Il doit être détruit et remplacé par un système économique, planifié, conçu dans le but de satisfaire les besoins des masses populaires, dans le respect des capacités de régénération de la planète. Place à la société du futur – le socialisme révolutionnaire !

Notre propagande prend vie en lien avec les luttes des masses :

  • Pour un système de santé répondant aux besoins réels et prévisionnels.
  • Aucune législation spéciale du travail et aucun recul du droit du travail durant la crise et après celle-ci.
  • Non à une reprise économique et scolaire sans protection
  • Apporter de l’aide aux plus démunis, protéger et organiser les personnes les plus vulnérables dans un esprit internationaliste.
  • Condamnation et sanctions pour les responsables des victimes, dues à la gestion bourgeoise de la crise sanitaire.
  • Contre la droitisation des politiques, contre la militarisation des appareils d’États et la fascisation. Pour la défense et l ‘élargissement de nos droits et libertés démocratiques. Lutter contre l’action des forces réactionnaires, qui utilisent régulièrement les crises pour faire du prosélytisme ou instiller des idées racistes / réactionnaires.
  • Halte à toutes les guerres de rapine et à toutes les opérations de repartage du monde entre puissances impérialistes.

Au delà de ces tâches immédiates, et en lien étroit avec elles, préparons les luttes à venir dans une période qui va ébranler les bases économiques et surtout politiques d’un système dépassé. On verra des révoltes, des insurrections et des effervescences révolutionnaires naître. La crise engendrera d’énormes souffrances pour les masses, mais aussi des potentialités pour renverser le capitalisme. La bourgeoisie s’y prépare – et nous !? Ces mouvements forts auront-ils une perspective et une direction unifiée ?

  • Parlons-nous entre organisations et mettons ensemble ce que nous avons en commun, sans esquiver le débat sur nos divergences. L’heure est à la coopération, à l’unité d’action !
  • La voix de la révolution socialiste doit se faire entendre. Développons des méthodes et des moyens pour une propagande, pour un débat large sur l’alternative socialiste au niveau de la société. Combattons l’anticommunisme à l’œuvre comme « dernière arme » de la bourgeoise pour défendre son système pourri.
  • Apprenons les uns des autres et soutenons mutuellement nos efforts pour construire une alternative révolutionnaire.

Camarades, travaillons ensemble, agissons ensemble. Le temps du confinement, qui concerne plus de la moitié de la population mondiale, est un temps que nous devons mettre à profit pour préparer l’après-pandémie.

Faisons avancer la lutte du prolétariat, faisons de cette crise sanitaire le point de départ d’une grande victoire politique, d’un nouveau jalon vers le socialisme !

UPML et UCL, membres de l’ICOR

Sur la situation à Gaza, par des sympathisants du FPLP

article trouvé sur le site de l’Union Communiste Lyon https://unitecommuniste.fr/international/sur-la-situation-a-gaza-par-des-sympathisants-du-fplp/

La bande de Gaza souffre du siège imposé depuis 2006, qui s’est intensifié après la division politique palestinienne en 2007. Par conséquent, nous avons deux gouvernements : un en Cisjordanie et l’autre dans la bande de Gaza supervisé par le Hamas, où M. Ismail Haniyeh a continué à gouverner la bande de Gaza en tant que Premier ministre pendant plusieurs années, et depuis 2017, un comité administratif a été formé appelé le Comité gouvernemental, qui supervise à ce jour les institutions gouvernementales et les ministères dans la bande de Gaza.

En lien avec cette réalité, les conditions de vie, sociales, économiques et sanitaires des citoyens de la bande de Gaza – dont la population dépasse les 2 millions de citoyens – continuent de se dégrader, et cette situation peut être résumée comme suit :

  1. Une augmentation des taux de pauvreté et de chômage qui a atteint 53 % et dépassé 70 % chez les jeunes.
  2. Une crise complexe représentée par des coupures de courant pendant plus de 12 heures / jour, et parfois plus de 16 heures / jour.
  3. De sévères restrictions à la circulation des personnes, en particulier des patients, par les deux principaux points d’entrée : le point de passage de Rafah du côté égyptien et le point de contrôle d’Erez (Beit Hanoun) des territoires occupés.
  4. De sévères restrictions à la circulation des biens, y compris des équipements médicaux (car il est strictement interdit d’envoyer des équipements médicaux de la bande de Gaza à l’étranger pour maintenance, ce qui a provoqué la perturbation d’une grande partie des équipements médicaux du gouvernement, des ONG et des institutions privées).
  5. Des restrictions strictes sur les exportations, notamment agricoles, de la bande de Gaza vers l’étranger et sur les importations de produits de base.
  6. De fortes restrictions sur la réception de fonds et les transferts bancaires à destination et en provenance de la bande de Gaza.
  7. Un grand nombre d’employés du secteur public dans la bande de Gaza ont été orientés vers la retraite anticipée.
  8. Adopter la politique de déduction des salaires des employés du secteur public.
  9. Le secteur privé a été affecté négativement et ses activités ont été limitées aux seuls domaines de base et vitaux.
  10. Une pression psychologique et sociale accrue et sa réflexion sur les indicateurs élevés de violence et de crimes sociaux.
  11. La faiblesse des infrastructures et le retard dans les travaux de reconstruction des maisons et des installations qui ont résulté de la fréquente agression israélienne sur la bande de Gaza. 12- L’incapacité des institutions gouvernementales et des ONG à fournir tous les services nécessaires aux citoyens, principalement les services de santé dont ont besoin les groupes marginalisés et les plus touchés (les blessures causées par les agressions israéliennes ou par la Grande Marche du Retour).
  12. La pénurie aiguë de médicaments, de consommables, de fournitures médicales et d’équipements médicaux nécessaires à la poursuite du travail du secteur de la santé, où le déficit en médicaments a atteint 46%, alors que le pourcentage du déficit en médicaments jetables a dépassé 28%.

Le secteur de la santé :

Le secteur de la santé dans la bande de Gaza se compose de trois éléments de base : (I) le secteur gouvernemental de la santé qui est la plus grande composante du secteur de la santé et qui fournit des services dans le domaine des soins de santé primaires, secondaires et tertiaires, (II) le programme de santé de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) qui fournit ses services principalement dans le domaine des soins de santé primaires, (III) le secteur non gouvernemental et privé qui fournit de multiples services dans le domaine des soins de santé primaires, secondaires et tertiaires.

Le secteur de la santé dans la bande de Gaza souffre de crises successives dues au blocus imposé à la bande de Gaza il y a 14 ans, en plus des résultats catastrophiques créés par les fréquentes attaques et agressions en (2008 – 2012-2014), qui ont conduit le secteur de la santé et toutes ses composantes à un état de faiblesse dans la fourniture des services de santé en raison du manque de ressources matérielles et humaines qui a conduit à une longue liste d’attente pour les patients à subir des opérations chirurgicales dans les hôpitaux du ministère de la santé.

Le nombre d’hôpitaux dans la bande de Gaza est de 32, dont 13 hôpitaux gouvernementaux, 17 hôpitaux d’ONG et 2 hôpitaux militaires, et la capacité en lits est de 2943 lits, dont 2240 pour le ministère de la santé, 527 pour le secteur des ONG et 177 pour le secteur militaire.

Le nombre de centres de soins de santé primaires 158 centres, dont 51 centres pour le secteur gouvernemental, 22 centres pour l’UNRWA et 95 centres pour le secteur des ONG. Le nombre de lits d’unités de soins intensifs (USI) dans les hôpitaux de la bande de Gaza est de 110 lits.

Union des comités de travail de la santé :

L’Union of Health Work Committees (UHWC) est une organisation de base, communautaire, non gouvernementale palestinienne, à but non lucratif et la plus grande et la plus active organisation de santé dans la bande de Gaza. Elle a été créée en 1985 sous la licence n° 2042. L’UHWC fournit des soins de santé holistiques à la population de la bande de Gaza, en se concentrant sur le secteur marginalisé le plus vulnérable de la société palestinienne. UHWC s’engage à élever le niveau et la qualité des services de soins de santé au sein de la communauté, en s’efforçant de garantir que tous les individus et les familles ont un accès égal à des soins de santé de qualité. L’UHWC cherche à améliorer le bien-être physique, psychologique et social global de tous les Palestiniens, quel que soit leur statut racial, politique, social ou religieux, grâce à ses installations spécialisées, ainsi qu’à des services et activités de proximité avec une approche communautaire.

L’UHWC adopte le slogan “Le service de santé est un droit pour quiconque en a besoin” et les installations de l’UHWC sont réparties dans les 5 gouvernorats de la bande de Gaza, où l’UHWC dispose de 6 centres de soins de santé primaires, 7 centres communautaires, en plus de l’hôpital Al Awda. Les services de l’UHWC touchent plus de 500 000 citoyens par an, soit plus d’un quart de la population de la bande de Gaza. En raison de l’intensité du siège, en particulier ces deux dernières années, l’UHWC est confronté à des défis difficiles en raison de l’augmentation des besoins en services de santé, en particulier par les groupes les plus touchés, car les conditions économiques et de vie ont augmenté le secteur de la vulnérabilité et de la pauvreté.

À la lumière de la propagation de la pandémie de Corona, le secteur de la santé a concentré la plupart de ses services et de sa main-d’œuvre sur les services de quarantaine et les centres domestiques. Le ministère de la santé a mis fin aux interventions chirurgicales électives et aux consultations externes dans les hôpitaux, et l’Office de secours et de travaux des réfugiés palestiniens (UNRWA) a restreint et réduit les services de soins de santé primaires aux citoyens, ce qui a obligé l’UNRWA à adopter une stratégie basée sur la poursuite de la fourniture de services de santé et l’élargissement des domaines de travail. Cette stratégie a fait peser des charges supplémentaires sur l’Union des comités de travail de la santé en tant qu’engagement éthique, national et professionnel, à la lumière de son slogan stratégique “Les services de santé sont un droit pour quiconque en a besoin”.

Jusqu’à présent, le CTSU est toujours en mesure de continuer à fournir des services grâce aux alliances et aux partenariats que le CTSU a accumulés grâce à son processus de travail et à son expérience pendant plus de 35 ans.

En raison de la pandémie de Corona, le CSMEU travaille dans plusieurs directions :

  1. Fournir des mesures de sécurité au personnel du CSMEU afin qu’il puisse continuer à fournir des services de santé et à répondre aux nouveaux besoins.
  2. Mettre en place des mesures de sûreté et de sécurité pour les patients et les bénéficiaires afin de limiter la propagation et la transmission de l’infection de l’environnement extérieur aux établissements de santé du CSUR et vice versa.
  3. Mobiliser des ressources pour répondre aux besoins des patients en médicaments et en fournitures médicales pour les tests de laboratoire, les radiographies et les diagnostics médicaux, car le nombre de bénéficiaires devrait passer de 1 750 à 2 500 par jour dans les installations du CSMEU.
  4. Mise en place d’un plan d’urgence pour continuer à fournir des services à la lumière de la transition vers la phase de diffusion du virus de la corona dans la bande de Gaza pour une période de six mois, à partir du 1/4/2020 jusqu’au 10/31/2020.
  5. Renforcer les capacités du CSSAU à répondre aux besoins de santé dans le domaine des soins de santé primaires, secondaires et tertiaires pour les groupes marginalisés qui ont augmenté en raison de la perte de dizaines de milliers de leurs possibilités d’emploi suite aux mesures prises par le gouvernement pour faire face à la menace de propagation de la pandémie de Corona (fermeture des cafés, des cafétérias, des marchés populaires et perte des travailleurs de ces lieux à leurs possibilités d’emploi).
  6. La réponse du CSMEU aux besoins des patients en matière de santé à la lumière de l’accent mis par le ministère de la santé sur les services d’urgence et les efforts pour faire face à la propagation de la pandémie de Corona.
  7. Réponse de l’UHWC à certains services spécialisés, dont Fournir des ventilateurs et des lits d’USI pour augmenter le nombre de lits de soins intensifs dans les hôpitaux de la bande de Gaza de 48 à 60 lits, en particulier à la lumière des craintes de propagation de la pandémie de Corona.
  8. Utiliser les techniques des médias sociaux pour sensibiliser la société et la rendre plus sensible.

Les crises du système capitaliste et la crise du corona : On ne payera pas pour leurs crises !

Un article de nos camarades du MLPD en Allemagne analyse les multiples crises du système capitaliste et leurs liens avec la crise sanitaire actuelle:

La pandémie du coronavirus a un impact très sévère, la vie quotidienne est bouleversée. Non seulement des vies humaines sont gravement menacées, mais aussi de nombreuses existences professionnelles. L’incertitude et les craintes pour l’avenir grandissent, mais il en va de même de l’esprit de combat et de la solidarité. Tout cela face à une gestion de crise par les dirigeants, par laquelle ils veulent avant tout sauver le fonctionnement de leurs États et de leurs économies. D’un autre côté, les travailleurs de la santé et les supermarchés travaillent souvent de manière désintéressée jusqu’à leurs limites. Entretemps, des mesures d’urgence ont été prises qui signifient une réduction sans précédent des droits et libertés de la démocratie bourgeoise. La pandémie corona devient un scénario de justification pour charger les masses de la crise économique et financière mondiale.

Les dirigeants tentent également de maîtriser la crise politique qui s’aggrave constamment et la crise de confiance qui s’est propagée à l’ensemble du système politique. Cela a permis au parti CDU (Parti démocrate chrétien, au gouvernement) de gagner temporairement des points dans les enquêtes. Cependant, cela ne devrait pas mettre fin à la profonde crise de confiance. Au contraire: les mesures visant à répercuter les fardeaux de la crise dans les usines ou à démanteler les droits et libertés démocratiques et civiles font l’objet de critiques croissantes. Pour renforcer cette critique, il est important de briser la manipulation équivalente de l’opinion par les médias bourgeois.
Désormais, les mesures d’urgence prises expriment un renforcement de l’évolution droitière du gouvernement. Encore en 2011, Stefan Engel a écrit dans le livre ‘L’aube de la révolution socialiste internationale’: « Avec les lois d’urgence, les monopoles allemands ont créé des instruments pour un changement » légal  » de leurs méthodes de domination de la démocratie comme méthode principale à la dictature comme méthode principale. Jusqu’à présent, cependant, ils ont poursuivi la fascisation de l’appareil d’État, en dessous du seuil de l’état d’urgence. »
Les gouvernements des länder et le gouvernement fédéral n’ont pas encore osé imposer le confinement à l’échelle nationale. Le 22 mars, ils ont décidé d’une « interdiction de tout contact ». Ceci et les mesures déjà prises caractérisent de fait les mesures d’urgence. Cela renforce les forces qui poussent depuis quelques années au sein des dominants à passer de la méthode gouvernementale principale du système de pensée petite-bourgeoise à la réaction ouverte vers l’intérieur et vers l’extérieur.
Sous le terme trompeur de crise du corona, qui met toutes les crises capitalistes sur la pandémie, diverses mesures sont actuellement mises en œuvre pour transférer le fardeau de la crise sur les masses, promouvoir le développement de nouvelles lois, réduire davantage les droits et libertés démocratiques, etc. Même le résultat très négatif des Négociations annuelles dans la métallurgie, déjà élaboré par les capitalistes et les dirigeants syndicaux de droite fin 2019 – alors que personne ne parlait de la pandémie – est maintenant vendu sous l’enseigne de l’urgence corona.

Les ouvriers industriels à l’avant-garde
Cette situation s’est développée à une vitesse vertigineuse. Tout comme le gouvernement chinois, les gouvernements européens ont perdu un temps précieux. Pendant trop longtemps, ils ont retardé des mesures de protection globales, en particulier par respect pour les intérêts du profit capitaliste.
Ce sont les travailleurs industriels des grandes entreprises automobiles en Italie, en Espagne et en Allemagne qui, par leurs protestations et leurs premières actions de grève, ont pris la tête pour un véritable mouvement d’arrêt – avec arrêt de la production et pleine compensation salariale. Ils ne voulaient plus accepter que leurs enfants soient renvoyés chez eux, mais qu’ils doivent souvent continuer à travailler sans mesures de protection, tandis que la direction se protège par vidéoconférence. Par leur appel « Pour la fermeture maintenant! », les travailleurs de l’usine Daimler de Vitoria-Gasteiz, la plus grande usine du Pays basque, ont arrêté la chaîne de montage le 16 mars et imposé la fermeture temporaire pour des raisons de santé.

Avec son programme immédiat contre la pandémie de corona, distribué devant de nombreuses entreprises et dans d’innombrables zones résidentielles, le MLPD a orienté, entre autres, sur la lutte pour « l’arrêt immédiat de la production industrielle, de la logistique et de l’administration, à moins qu’il ne s’agisse d’approvisionnements socialement nécessaires ou de mesures d’urgence ». En Allemagne aussi, ce sont les protestations scandalisées des équipes qui ont forcé les entreprises à arrêter la production. Mais les conditions dans lesquelles cela s’est produit sont scandaleuses: dans certaines grandes entreprises, des vacances obligatoires ont été prescrites, dans d’autres, seule une fraction du salaire devrait être payée et le reste serait compensé par des heures supplémentaires ou transformé en chômage partiel.

Risque d’effondrement du système de santé« 
L’Allemagne est bien préparée à une pandémie » – ce message fier du gouvernement fédéral se révèle être un mensonge. Ce n’est qu’après des semaines qu’au moins les hôpitaux et les cabinets d’urgence ont été – avec du retard et insuffisamment – équipés de masques et de tenus de protection – mais les cabinets médicaux ne le sont toujours pas !
Les forces destructrices de l’impérialisme s’expriment par l’état actuel du système de santé: 1,6 billion d’euros ont été dépensés en armements dans le monde en 2018 et pour la recherche militaire, tandis que la recherche sur les médicaments et les vaccins pour les virus a été suspendue en raison d’un manque de perspectives de profit. L’état catastrophique dans les soins de longue durée, en particulier parmi le personnel de soins intensifs très stressé, amène à la situation qu’un tiers du personnel veut quitter ce travail. Beaucoup de femmes ne le font qu’à temps partiel et les congés de maladies sont élevés. Ulla Heddemann, infirmière en soins intensifs de la Charité de Berlin, a critiqué dans sa pétition We-act: «Maintenant se venge la vague de privatisations et de recherche de profit des 20 dernières années. … Dans la crise, cela devient particulièrement évident: l’accent doit être mis sur les personnes et non sur les bénéfices – en particulier dans le système de santé. « 

Un crash profond en pleine crise économique
Une nouvelle crise économique et financière mondiale s’est développée depuis l’été 2018. En Chine, la croissance de la production industrielle a déjà considérablement diminué depuis lors. En janvier et février 2020, elle a baissé de 13,5% et l’investissement a chuté de près de 25%. Cette baisse de la production industrielle a été la plus forte jamais enregistrée en Chine. En Allemagne, la production industrielle diminue depuis l’été 2018 – avec une tendance qui va en se renforçant. La baisse moyenne au cours des 12 mois de l’année dernière était de 3,5%.
La crise économique et financière mondiale actuelle devrait encore dépasser la plus profonde crise jusqu’ici de 2008 à 2014. Il était clair depuis longtemps que la gigantesque suraccumulation de capital devait être réduite par la destruction d’énormes quantités de capital. Celui-ci est désormais en cours sous le titre de « Crise du Corona » et est impitoyablement mis sur le dos de la classe ouvrière et des masses. Une vague massive de faillites, en particulier de petites entreprises et de travailleurs indépendants, mais aussi de grandes entreprises et de banques est à prévoir. La concurrence inter-impérialiste s’intensifie massivement et augmente le risque de guerre.
Sur les marchés boursiers mondiaux, la panique des négociants en valeurs mobilières devant une telle évolution a provoqué les deux plus grandes baisses d’actions depuis 2008. En même temps, des fonds spéculatifs parient autour de l’effondrement des titres en gagnant – à cause de la crise – des milliards. Un éclatement de la crise financière mondiale interagissant avec la crise de surproduction actuelle, peut approfondir cette dernière brusquement.
Pour éviter cela, tous les pays impérialistes et la Banque centrale européenne (BCE) lancent progressivement de gigantesques et nouveaux programmes de crise. Le gouvernement fédéral promet des prêts, des subventions, des allégements fiscaux et des indemnités de courte durée d’un montant censé être «illimité». A ce jour déjà, un nouvel endettement de 150 milliards d’euros à cet effet est prévu. L’UE organise avec acharnement un autre programme de subventions de plus de 1,2 billion d’euros. Le directeur de l’Institut allemand de recherche économique a alors mis en garde contre une nouvelle crise de la dette souveraine dans la zone euro. Cela peut conduire à la faillite d’État de pays entiers. Quoi qu’il en soit, dans le capitalisme, les travailleurs des usines et les larges masses paieront tôt ou tard les sommes gigantesques. Il faut lutter pour la mise en congé des salariés à pleine rémunération et pour l’expansion décisive du système de santé au détriment des profits !

La crise environnementale désamorcée?
L’Institut de transition énergétique Agora suppose que la crise du corona réduira les émissions de CO2 en Allemagne de 30 à 100 millions de tonnes. La réduction de la production industrielle et du trafic automobile réduira également les émissions d’autres polluants tels que les poussières fines et les oxydes d’azote. Cela prouve ce qui serait possible si la combustion du charbon était arrêtée de façon permanente et que les transports privés passaient à des systèmes de transports publics respectueux de l’environnement. La lutte contre la pandémie doit donc être liée à la lutte pour les mesures immédiates requises par le MLPD – au lieu d’augmenter éventuellement encore les émissions de CO2 dans le futur. Ainsi sous cet aspect, il est très clair qu’aujourd’hui, la crise environnementale ne peut plus être surmontée dans le cadre du système capitaliste ! Luttons pour changer la société sur le fond.

Un impact drastique sur les familles
La répercussion des conséquences des mesures drastiques sur les familles aggrave la crise de l’ordre familial bourgeois dans le capitalisme. En Chine, la mise en quarantaine totale a entraîné une augmentation massive de la violence contre les femmes pour des millions de personnes. Quelle perspective ce système a-t-il réellement s’il s’avère totalement incapable de faire face à un tel défi social? …

Le socialisme au lieu de « l’économie planifiée » capitaliste
À chaque occasion, la propagande anticommuniste diabolise l’économie planifiée socialiste comme une « mauvaise gestion bureaucratique ». Le « marché capitaliste » pourrait mieux répondre aux besoins des gens. Cependant, compte tenu de la «crise sanitaire» mondiale, les interventions, les programmes et les commandes du gouvernement sont en forte demande – encore plus que d’habitude. Cette «économie planifiée» capitaliste-centralisée, dictée par les 500 plus grands supermonopoles internationaux, est imposée aux masses au détriment de leurs intérêts sociaux, politiques et culturels. Elle est déterminée uniquement par l’intérêt du profit et détruit les moyens de subsistance des peuples.
La situation réclame littéralement une économie planifiée socialiste qui exploite pleinement la sagesse collective d’une classe ouvrière liée au niveau international et des sciences. Elle serait alors en mesure de faire face à un tel défi social dans l’intérêt des masses. L’initiative des masses du monde entier serait développée pour contenir et rechercher la pandémie, pour développer les contre-mesures nécessaires et pour en éliminer les causes.

Que faire ?
En fait, non seulement les conditions de la coexistence quotidienne changent radicalement, mais aussi celles de l’organisation des luttes et de la coopération organisée. Et ce n’est qu’un avant-goût de ce à quoi s’attendre en période d’aggravation des crises et d’intensification de la lutte de classe. L’état d’urgence déclaré par les dirigeants montre à quel point le système mondial capitaliste est dépassé. Le moment est venu de se réorienter et de comprendre les paroles de Karl Marx: « À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants … De formes de développement des forces productives qu’ils étaient, ces rapports en deviennent des entraves. Alors s’ouvre une époque de révolution sociale. « L’exigence la plus importante de l’heure est donc de se préparer à des temps et des luttes plus dures, de se former pour et surtout à mieux s’organiser. La solidarité et le potentiel créatif des masses, qui se déploient ces jours-ci, n’entreront en jeu véritablement que sous ces conditions-là.

Journal Rote Fahne no. 7, fin mars 2020

Résolution de l’ICOR sur la situation des réfugiés Turquie Grèce

27 mars 2020

L‘ICOR condamne fermement l‘abus infâme de la détresse et des espoirs des réfugiés en Turquie par les gouvernements turc et grec et l’UE.

Le déclenchement en est l’intensification barbare de la guerre dans la province syrienne d’Idlib, où se font face la Russie et le régime d’Assad et des forces iraniennes d’un côté, la Turquie et des milices islamismo-fascistes et des forces syriennes contre le régime d’Assad de l’autre côté. Les habitants sont pris entre deux feux, et les femmes et les enfants en sont les principales victimes. 900 000 personnes sont en fuite, dont 250 000 enfants et jeunes. De manière exemplaire, les forces démocratiques du Nord et de l’Est de la Syrie (Rojava) ont, à elles seules, accueilli et pris en charge chaleureusement les réfugiés qui y étaient arrivés.

Après quelques revers militaires, Erdogan a sérieusement appelé l’OTAN à « invoquer la clause de défense mutuelle ». Cela aurait signifié une confrontation militaire directe des principales puissances impérialistes du monde et donc le début éventuel d’une guerre mondiale. Cela n’était pas exécutoire dans les pays de l’OTAN en raison de la résistance et de l’indignation des masses.

Afin d’exercer une pression, Erdogan a maintenant annulé l’accord honteux entre l’UE et la Turquie, qui visait à sceller l’UE contre les réfugiés en échange d’importantes sommes d’argent et violait le droit à la fuite, les droits d’asile et les droits de millions de personnes au titre de la Convention des Nations unies sur les réfugiés. Des milliers de personnes ont été amenées à la frontière par le régime fasciste d’Erdogan, où elles ont été repoussées par la partie grecque avec une violence brutale, y compris des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Dans le même temps, la police turque ne les a plus laissés sortir de la zone frontalière. Dans le « no man’s land », les femmes, les hommes et les enfants sont affamés et gelés.

Dans les îles grecques, les gens font preuve depuis des années d’une solidarité exemplaire avec les réfugiés. Mais ils sont abandonnés par les gouvernements européens et opprimés lors des manifestations. Dans des camps conçus pour un maximum de 8 000 personnes, plus de 40 000 y vivent aujourd’hui ! Lorsque les habitants des îles grecques manifestent, ils sont confrontés aux forces spéciales brutales du gouvernement grec. Les conditions de vie dans les îles grecques sont également aggravées par la politique impérialiste en matière de réfugiés. Dans des camps complètement surpeuplés, dans des conditions d’humidité et de froid, les réfugiés sont contraints de vivre dans une situation dégradante pour les êtres humains. Des fascistes de toute l’Europe tentent de créer une ambiance de pogrom parmi les habitants de l’île et repoussent en mer les réfugiés qui débarquent, les insultant, les menaçant et les traumatisant.

L’UE comme une des unions impérialistes les plus riches du monde – n’a rien de mieux à faire que d’accueillir les réfugiés avec des gaz lacrymogènes, des matraques, des munitions réelles et la force impérialiste de garde-frontières Frontex. Des vidéos enregistrées en secret nous apprennent les transports aller-retour du « no man’s land » vers la Turquie par bus, dans lesquels des enfants, des femmes meurent misérablement. Maintenant, ils utilisent également le virus Corona pour développer leur politique fasciste et anti-immigration.Dans cette situation, une large protestation contre toute la politique impérialiste de réfugiés qui a échoué et contre la terreur fasciste est à l’ordre du jour. Les causes de la fuite sont l’exploitation et l’oppression impérialistes par les pays impérialistes ! La lutte doit leur être déclarée – dans l’auto-organisation des réfugiés en liaison avec les forces démocratiques et révolutionnaires dans les pays respectifs.

Des manifestations contre la politique de l’UE en matière de réfugiés ont déjà eu lieu dans de nombreuses villes grecques, mais aussi dans plusieurs grandes villes de l’UE. L’auto-organisation des réfugiés, main dans la main avec la population en résistance active, est la clé pour faire face à la situation de détresse aiguë.

Les causes ne peuvent être éliminées que dans la lutte contre le système impérialiste mondial. L’ILPS et l’ICOR ont appelé à construire un Front uni international contre le fascisme et la guerre. Il est fondamentalement contre le repartage impérialiste du monde sur le dos des peuples.

Renforcez la construction du Front uni anti-impérialiste !

Les réfugiés sont nos frères et sœurs !

Luttons contre l’UE impérialiste et sa politique inhumaine qui fait périr des dizaines de milliers d’une mort atroce dans la Méditerranée et les déserts.

Luttez dans les pays de l’UE contre les causes de la fuite, pour l’accueil des réfugiés dans les pays de l’UE et pour leur intégration dans les masses qui luttent dans les différents pays !

Vive la solidarité internationale !

Signataires (en date du 27/3 2020, d’autres signataires sont possibles):

  1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
  2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  5. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  6. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  7. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  8. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
  9. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
  10. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  11. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  12. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  13. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  14. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
  15. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  16. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  17. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
  18. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
  19. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
  20. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  21. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
  22. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  23. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  24. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  25. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  26. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
  27. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  28. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))

Alerte Venezuela

4 avril 2020

Collectif Ni Guerre Ni Etat de Guerre

Les USA ont lancé une vaste opération militaire pour arrêter le président du Venezuela, Nicolas Maduro, accusé de trafic de drogue, avec ses alliés colombiens des FARC. Se croyant revenu au temps du western, Trump a mis à prix la tête du président Maduro : 15 millions de dollars.

La menace est sérieuse, les USA viennent de déployer dans la Caraïbe la plus grande force militaire depuis l’invasion du Panama en 1989. Cette flotte se dirige vers les côtes du Venezuela, avec le soutien des alliés locaux des USA, la Colombie, le Honduras, le Guatemala, etc., et la présence d’un navire du Royaume-Uni, le RFA Argus. De son côté, dans le cadre de l’opération Résilience, la France envoie dans les Antilles le porte-hélicoptères Dixmude. La flotte états-unienne comprend des destroyers lance-missiles, des navires de combat côtiers et des avions de patrouille maritime et de guerre électronique.

Alors que les Nations Unies réclament l’abandon des sanctions contre le Venezuela, les USA se lancent dans une opération de guerre qui pourrait déboucher sur une agression et une invasion. Trump veut bien lever les sanctions à condition que le président Maduro soit destitué et que soit nommé (par Washington ?) un « conseil de transition ». L’Union Européenne soutient ce chantage états-unien. Le gouvernement vénézuélien, se préparant au pire, a ordonné l’arrestation des collaborateurs de Juan Guaido, l’homme de main des USA.

Le président Maduro a déclaré : « Si les États-Unis osent attaquer le Venezuela, la nation vénézuélienne les écrasera. Le Venezuela, comme d’autres parties du monde, est aux prises avec le Coronavirus. Ce dont a besoin ce pays, c’est la solidarité, le partenariat, le soutien et l’aide humanitaire, pas une confrontation. Nous voulons la paix, en particulier dans ce contexte de la crise sanitaire. »

Ainsi, alors que les dirigeants de l’impérialisme états-unien sont, eux aussi, complètement dépassés par la crise sanitaire et la crise économique qui ravagent leur pays, ils montrent qu’ils ne savent faire qu’une chose, planter leurs griffes sur les nations indépendantes et y semer la mort.

Retrait de la flotte française des Antilles !

Levée des sanctions contre le Venezuela, Cuba et autres pays !

Bas les pattes devant le Venezuela !

Déclaration sur les attaques racistes en Allemagne

Le 20 février 2020, un assassin raciste et fasciste a tué neuf personnes à Hanau et en a gravement blessé plusieurs dizaines d’autres. Nous rendons hommage à Ferhat Unvar, Mercedes Kierpacz, Hamza Kurtović, Fatih Saraçoğlu, Vili Viorel Paun, Sedat Gürbüz, Said Hashemi, Gökhan Gültekin, Kalojan Velkow. Nous exprimons notre plus profonde compassion à tous les parents et ami-e-s des victimes assassinées et aux victimes survivantes de l’attentat. Il a attaqué deux bars à chicha avant de se suicider. À Halle, le 9 octobre, un fasciste, lors d’une attaque antisémite et raciste contre la synagogue et un snack-bar, a tué deux personnes et en a blessé plusieurs autres. En juin 2019, le chef administratif du Land de Hesse, membre de la CDU, a été exécuté d’une balle dans la tête. Le principal accusé était impliqué dans des réseaux nazis et en collaboration avec le NPD (Parti national-démocrate d’Allemagne), un parti néo-nazi allemand. Au cours de la même période, un candidat du FDP a remporté l’élection du chef de gouvernement de Land pour une courte durée grâce à un accord entre le FDP (libéraux) – la CDU (conservateurs) – l’AfD (fascistes). Cet accord en Thuringe – qui visait à expulser Die Linke, le parti réformiste de gauche – a rapidement été dénoncé comme une poignée de main scandaleuse. Mais cela a créé un précédent : Des accords au niveau gouvernemental sont désormais envisageables.1 En raison des manifestations instantanées de dizaines de milliers de personnes, les partis bourgeois ont dû s’abstenir de briser ce tabou pour le moment.

Ces situations révèlent à la fois les tentatives de percée parlementaire et extra-parlementaire du parti fasciste AfD. Cela va de pair avec la légitimation de ses discours. Il n’est pas spécifique à l’Allemagne, mais il est inquiétant de constater que c’est précisément dans ce pays qu’il s’exprime. Cela est dû à la fois à l’histoire de l’impérialisme allemand, à la dictature du fascisme, au génocide des Juifs européens, des Roms et des Sinti, à l’instigation de deux guerres mondiales meurtrières, à la guerre d’anéantissement contre l’Union soviétique, et au poids immense que cet État représente aujourd’hui dans l’Union européenne.

La montée du fascisme et du racisme est commune à de nombreux États dans le monde et reflète une forte tendance. Tendance qui est alimentée par la détérioration de la situation économique, par l’avidité de la bourgeoisie. La destruction progressive des droits démocratiques, la fascisation de l’appareil d’État… Bref, la pression augmente. La lutte constante contre les idées révolutionnaires progressistes signifie que les expressions politiques de cette fureur peuvent se transformer en réaction la plus violente. La bourgeoisie s’en réjouit.

Le climat raciste et empoisonné a reçu une façade démocratique et légale en branchant officiellement la critique sur Daech, sur l’islamisme, mais en alimentant ainsi l’agitation anti-islamique. Les mots du ministre allemand de l’Intérieur sont toujours présents : « La migration est la mère de tous les problèmes » Ceci sont les véritables sources racistes et, au fond, fascistes du problème. C’est sa base première, son caractère premier. Le cœur du fascisme est la stratégie d’extermination völkisch envers tous les « Allemands non sanguinaires », la suppression du mouvement ouvrier révolutionnaire, la haine du socialisme et l’anticommunisme ouvert et agressif. Face à cela, les partis bourgeois défendent l’idée qu’il s’agirait d’une « haine terrible », de « délinquants isolés fous », au mieux de racisme. Ici, il s’agit de minimiser et de dissimuler l’ampleur de la terreur fasciste.

Souvent, ces meurtriers sont présentés comme des loups solitaires opérant seuls. Mais derrière eux, il y a des réseaux fascistes racistes agissant aux niveaux international et national. Le soutien logistique, la diffusion de leurs appels au meurtre et leurs discours de haine systématiques sont portés par des courants fascistes et des organisations clandestines, également sur Internet. La responsabilité commune en réside sur différents niveaux :

* La complicité morale des agitateurs réactionnaires.

* La complicité pratique de la part de l’appareil d’État. Les réseaux néo-nazis ou fascistes bénéficient de la coopération avec les structures de la police, des services de renseignement ou du pouvoir judiciaire. Le scandale du NSU2 en 2011 a révélé une profonde imbrication des assassins nazis avec des parties des services secrets allemands et des parties de l’État allemand.

* Un silence médiatique, mais aussi une mise en valeur et une présence continues de l’AfD dans tous les débats télévisés où sont utilisées des formulations qui suppriment le caractère politique du crime.

* Soutien stratégique : le capital financier allemand considère l’existence de ces groupes et l’influence de leur idéologie comme une contre-assurance en cas de défaillance des interfaces de transmission démocratiques. L’AfD fascisante ou partiellement fasciste et la fascisation croissante sont une option de l’État impérialiste RFA. Lorsque les crises s’intensifieront, lorsque les luttes de classes se développeront largement, lorsque les contradictions des grandes puissances se transformeront en guerres impérialistes, alors les classes dirigeantes voudront recourir à cette forme de dictature de la bourgeoisie – mettre le fascisme au pouvoir.

Nous condamnons ces attaques, et nous condamnons également les complices directs et indirects de ces attaques.

Les seuls qui défendent réellement et fondamentalement les intérêts du peuple, les intérêts des exploités et des opprimés sont ceux qui luttent contre le système impérialiste et capitaliste, le fascisme et la réaction.

Nos pensées vont aux victimes de ces horribles attentats. Ces attaques sont d’autant plus horribles que les familles des victimes et les survivants reçoivent rarement justice. Donnons-leur une voix.

L’ICOR se félicite de la série de manifestations de masse qui ont eu lieu quotidiennement dans de nombreuses villes allemandes depuis les attentats de Hanau. Des dizaines de milliers de personnes non seulement manifestent, mais aussi parlent dans le quartier, au travail et en famille. Les partis bourgeois ont réalisé que leur façon de faire ne fonctionne pas pour le moment et se présentent maintenant hypocritement comme des combattants contre le racisme ! La lutte déterminée contre le développement vers la droite des gouvernements et la tendance fasciste doit être poursuivie sérieusement et beaucoup plus vigoureusement afin de les arrêter et d’ouvrir une perspective prolétarienne et révolutionnaire pour le socialisme.

1 Une situation similaire s’est produite en France en 1998 : Charles Millon, député UDF (centre), a été élu de façon controversée avec les voix de l’extrême droite. La situation a suscité un tollé à l’époque. Aujourd’hui, ce n’est plus un problème.

2 NSU = Nationalsozialistischer Untergrund [clandestinité national-socialiste, groupe terroriste allemand – NdT]

Signataires (en date du 23/3 2020, d’autres signataires sont possibles):

  1. 2 NSU = Nationalsozialistischer Untergrund [clandestinité national-socialiste, groupe terroriste allemand – NdT] ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
  2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  5. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  6. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  7. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
  8. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  9. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
  10. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  11. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  12. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  13. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  14. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  15. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
  16. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  17. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  18. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
  19. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
  20. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
  21. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  22. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
  23. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  24. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  25. PML del Perú Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
  26. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  27. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  28. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))