Archive dans février 25, 2021

Sur la Journée Internationale de lutte pour la libération des femmes

www.icor.info                                                                          12 février 2021

Résolution de l’ICOR sur la Journée internationale de lutte pour la libération des femmes 2021

Il y a 150 ans, en mars 1871, le prolétariat parisien renversa pour la première fois l’ancien pouvoir et établit un nouveau pouvoir, le premier État des travailleurs. La Commune de Paris était « le glorieux fourrier d’une nouvelle société ». Les femmes étaient des atouts, elles étaient parmi les plus courageuses des combattantes aux barricades ! La Commune a jeté les premières graines d’une véritable libération des femmes, a créé des emplois en usine pour leur indépendance financière, des écoles professionnelles industrielles pour les filles, une loi sur le divorce, a traité les enfants légitimes et illégitimes sur un pied d’égalité. Elle a publié un décret pour l’égalité des femmes. L’organisation de femmes indépendante « Union des femmes » était membre de l’Internationale. Jusqu’à ce jour, la Commune de Paris trace la voie des grandes révolutions socialistes ultérieures et de la lutte pour la libération des femmes.

Les femmes travailleuses sont doublement opprimées et doublement exploitées dans ce système capitaliste parce qu’elles sont des travailleuses et parce que ce sont elles qui sont responsables des travaux ménagers, des soins à leurs enfants, à leur partenaire et aux personnes à leur charge – tout ce que l’on subsume sous « travaux ménagers » non rémunérés. En réalité, rien de tout cela n’est une affaire privée pour les femmes ! Ce sont des tâches pour la société dans son ensemble ! Elles doivent être résolues et organisées en conséquence. Là aussi, la Commune de Paris a ouvert la voie ! Dans ce système, en revanche, leur corps devient une marchandise, comme par l’exploitation à des fins sexuelles et la traite des êtres humains. Chaque jour, partout dans le monde, des femmes sont violées, mutilées, violantées dans la rue, dans leur maison, assassinées simplement parce qu’elles sont des femmes. En bref, ce système est basé sur des relations familiales et sociales patriarcales qui trouvent leur origine dans la propriété privée. Une politique particulièrement misogyne est menée par la réaction islamiste.

L’ICOR encourage la lutte pour la libération des femmes en liaison avec la lutte pour la libération nationale, la révolution prolétarienne, la véritable démocratie et le socialisme aussi bien dans les pays impérialistes que dans les pays dépendant de l’impérialisme. Elle promeut le rôle des femmes dans les mouvements politiques et les partis révolutionnaires ! Elle invite donc les organisations internationales de femmes à participer à la construction du Front uni anti-impérialiste international contre le fascisme et la guerre.

Dans la pandémie de Corona, en interaction avec la crise économique et financière mondiale, l’impérialisme montre son vrai visage. L’économie du profit est incompatible avec une protection durable de la santé de la masse de la population. Sur le fond de la crise de Corona qui s’étend de façon incalculable, de millions de personnes affamées, de systèmes de santé qui ne fonctionnent pas, de la destruction massive d’emplois, de la pauvreté généralisée, une tendance accélérée vers une crise sociale globale du système impérialiste mondial se développe avec des mouvements de masse, des grèves, des protestations dans lesquelles les femmes jouent un rôle important. Les forces s’accroissent et se renforcent qui poursuivent la voie commencée par la Commune de Paris et emboîtent le pas des femmes combattantes courageuses.

D’autant plus il est temps aujourd’hui de faire connaître et d’ancrer la Commune de Paris et ses enseignements auprès de la masse des femmes : Que ce soit en Inde où neuf grèves générales ont eu lieu pendant un an, la dernière avec 250 millions de participants. Où des paysans de tout le pays se rebellent avec mépris de la mort contre les lois du gouvernement fasciste Modi. Et les femmes qui travaillent dans le secteurs de la santé, de la garde d’enfants et comme cuisinières s’y joignent. Les paysannes luttent également contre leur manque de droits, car elles peuvent travailler la terre mais ne pas la posséder. Comme au Bangladesh où les ouvrières du textile se battent depuis des mois pour des salaires non payés et contre les licenciements. Ou en Afrique du Sud où 59 % des jeunes sont au chômage et où une grève générale contre la corruption, répercutant le fardeau de la crise sur les travailleurs, et contre la violence sexiste, a été largement suivie par les masses. En France, où les luttes de masse s’opposent au président Macron quand il pousse à la fascisation de l’appareil d’État, et est incapable de lutter contre la pandémie de Corona, et où les femmes révolutionnaires s’apprêtent à célébrer les 150 ans de la Commune de Paris. Ou dans des pays comme le Pérou, l’Équateur, le Brésil – où, parfois, les morts du coronavirus ne sont même plus enterrés et où les femmes prennent en charge l’aide sociale et l’assistance mutuelle au mieux de leurs capacités et font partie de la lutte contre le gouvernement.

Il est d’une importance stratégique que le mouvement combatif international des femmes devienne l’allié du prolétariat mondial et que les femmes dans les partis révolutionnaires jouent leur rôle avec confiance. Toutes les contradictions du système capitaliste-impérialiste s’aggravent par la crise économique et financière internationale, s’exacerbant par la pandémie de Covid 19. La contradiction entre les forces productives internationalisées et les rapports capitalistes de production appelle une solution. Ce que la Commune de Paris a commencé, ce que la révolution d’Octobre socialiste et la révolution socialiste dans la Chine de Mao Zedong en lutte contre l’oppression féodale, arriérée ont continué, ce que les pays à l’époque socialistes ont essayé et réalisé – tout cela est aujourd’hui sur l’agenda de l’histoire mondiale : la libération des femmes dans des pays libérés, démocratiques et socialistes.

Luttons au niveau transnational et ensemble, femmes et hommes, au sein de l’ICOR et du Front uni pour la libération des femmes, la liberté, la démocratie et le socialisme !

Signataires (en date du 23/2 2021, d’autres signataires sont possibles):

  1. UPC-Manidem   Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
  2. CPK   Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  4. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  5. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  6. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
  7. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  8. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  9. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  10. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
  11. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
  12. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
  13. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
  14. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  15. БРП(к)   Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
  16. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
  17. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  18. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
  19. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  20. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  21. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  22. UMLP   União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
  23. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  24. VZDOR   VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
  25. TKP-ML   Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
  26. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  27. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  28. UoC   Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
  29. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  30. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  31. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  32. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  33. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)

E. Todd regarde l’avenir avec les lunettes du passé

Quelques notes sur le livre d’E. Todd : « Les luttes de classe en France au XXIème siècle » (éditions seuil, janvier 2020).Todd ne manque pas d’air, il reprend, et ce n’est pas un hasard, le titre d’un fameux livre de Karl Marx : « La guerre civile en France » (au 19ème siècle). Le livre traite avec justesse des luttes de classe en France, et notamment celle des Communards de 1871 qui prirent le pouvoir contre la bourgeoisie, ouvrant ainsi une nouvelle page sur l’avenir. Cette année nous célèbrerons le 150ème de la Commune de Paris !

E. Todd regarde l’avenir avec les lunettes du passé

Une lecture plaisante, Todd sait nous amuser, nous interroger, nous provoquer et nous instruire…

En positif des données, des chiffres, des courbes, des « stat », ce démographe et historien a voulu nous convaincre. Du point de vue des idées, il nous confirme sur certaines évolutions de la société française : appauvrissement lent mais assuré de nombreuses couches de la Sté au profit d’une mince couche sociale (de 1 à 10%) ; une désindustrialisation entraînant une baisse importante du nombre d’ouvriers industriels ; un nombre croissant d’employés de plus en plus précarisé (de ça il en parle beaucoup moins) ; des « couches intermédiaires » (centre de ces interrogations) qui s’atomisent déstabilisées sur leur avenir et celui de leurs enfants ; une société qui « s’effondre », ne sait plus où elle en est,… Des gvts qui jouent la « comédie » démocratique tout en se droitisant… tout cela nous pouvons tous le constater. La cause c’est « l’euro qui plombe la nation au profit de l’Allemagne. C’est le point de vue, très « patriote », sous lequel il analyse tous ces phénomènes.

Enfin il voit le monde en évolution, en changement permanent et il en tire différentes hypothèses qui nous intéressent fortement.

Jamais il ne parlera d’impérialisme français

E. Todd parle des monopoles de toutes Nations qui dominent l’Europe, et déterminent son orientation politique, très juste. Toutefois, il ne parle jamais des États (en tant qu’appareil) qui ont fusionnés avec les grands groupes financiers et industriels qui dominent réellement tous les Etats. Todd invente des classes (ou des regroupements de classe) en fonction de critères intellectuelles et moraux sans jamais tenir compte des conditions matérielles et économiques qui sont, qu’on le veuille ou non, les fondements de nos sociétés. Plus même, pour l’auteur ce sont les idées qui déterminent le monde — d’où une place importante faite aux intellos des grandes écoles (ENA, ENS, Polytechnique,…)

Todd abuse de ses références à Marx dont il ne reprend que le « trait vif et humoristique » pour tracer une égalité entre Napoléon III et Macron — qu’il déteste.

E. Todd défend les institutions de la 5ème République et apparaît de fait comme un gaulliste « sociale et patriote ».

L’analyse des résultats électoraux et des consciences

Ses chiffres et analyses partent et s’appuient toujours sur les résultats électoraux sans jamais vraiment tenir compte des abstentionnistes, des votes blancs ou nuls et des non-inscrits qui constituent entre 60 et 80% des adultes en âge de voter. Alors toutes les analyses qu’ils tirent de ces chiffres électoraux sont nécessairement partielles, partiales et donc faussées.

Comment peut-on, par exemple, toujours prétendre que les ouvriers ont pour Parti le Rassemblement National (RN) et non l’abstention ? Que ceux qui votent ont des votes fluctuants mais toujours pour dire non aux dominants, même quand ils votent pour leur pire ennemi (le RN). Comment ne pas voir que la base sociale du RN c’est la base traditionnelle des Partis ultra-réac, les « petits », en tout genre, mais principalement les commerçants, artisans et paysans – qui sont en voie de disparition comme le dit Todd lui-même – et aujourd’hui les petits industriels et de petits cadres. « Petits » en disparition rapide ce qui affaiblit le RN, l’obligeant à aller vers les vieux et les petits industriels, en butte à la mondialisation. RN qui d’année en année s‘affaiblit comme le montre encore une élection forte comme celle des municipales —- où le RN régresse en nombre de voix et en pourcentage…

Cette vérité étant dite, il ne s’agit pas de nier le danger de l’ultradroite et fasciste, promue et implanté par la bourgeoise « nationale » dans de plus en plus de pays aujourd’hui, parfois avec quelques succès (Trump, Bolsonaro, Urban, Salvini…). Mais un danger fasciste concret et massif n’existe actuellement pas en France. Le point de vue de Todd exprime plutôt son incompréhension et ses préjugés vis-à-vis des couches populaires.

La solution par l’éducation et les « élites » ?

L’auteur dissocie toujours (inconsciemment ?) « L’économie française » du contexte international. Mieux, il voit l’économie comme une réalité particulière non liée aux classes sociales et à leurs luttes.

Se réclamer (petitement) de Marx et parler d’une tendance humaine universelle à « avancer » qui n’est pas déterminée, fondamentalement par l’économie, pourrait surprendre K. Marx.

Il conclura d’ailleurs sa première partie de réflexion : « Le développement social de l’intelligence », par ces quelques mots (p84): « J’ai mis en évidence la primauté de l’éducation dans le développement de l’humanité. Elle définit l’axe de l’histoire. Plus que les guerres ou les révolutions, sociales ou économiques, elle est l’histoire » [souligné par nous] — on est loin de l’idée marxiste comme quoi l’histoire c’est l’histoire de la lutte de classe.

Mais ne se contredit il pas à propos de « l’intégration » ou non des immigrants ? il dira (p106) : « la principale cause du début de recommunautarisation auquel on a pu assister…. Me semble d’ordre économique. Elle représente l’un de ces cas de rétroaction de la strate consciente de la vie sociale sur les strates plus profondes, de l’économie sur l’anthropologie… »

A côté de cela il note des choses forts justes (mais infiniment répétées et unilatéral en fait) : « le monde ouvrier ne joue plus de rôle directeur, même inconscient, dans la vie politique française » (p113). Et son analyse des classes sociales en France ne manque pas d’intérêts (P119 à 125)

Il note également (p120) : « une intrication entre les grands corps de l’État d’une part, la haute finance et les grandes entreprises de l’autre…. ». Enfin un constat réaliste que Lénine avait déjà appelé : le capital monopoliste d’État. Il le redécouvre (si l’on peut dire), toutefois il ne le mettra pas vraiment en valeur et ne s’en servira pas dans son analyse de classe.

Pour l’auteur tout commence  avec Maastricht, c’est « le péché originel….  l’entrée dans l’euro a permis la fin de la démocratie représentative en France » (P167). Tous les évènements chiffrés que l’auteur nous donne, vont être vu par cette fenêtre d’analyse. 

Un culte de sa « classe », ainsi il écrit (en p185) à propos des Gilets Jaunes (qu’il dit avoir soutenu) : « je ne crois pas à la possibilité de la démocratie directe. Une démocratie sans représentants et plus généralement une démocratie sans élites, ne peut mener qu’à l’anarchie ou au totalitarisme ».

La solution par le nationalisme et le chauvinisme ?

La conclusion du livre ne manque pas d’intérêt et de piquant. Après avoir donné quantité de chiffres et de références objectives forts utiles à sa démonstration, il va se déclarer pro-américain et anti-Allemand. Ainsi il « comprend de Gaulle », car « dans un pays [la France, selon lui] qui a perdu son indépendance, la reconquête de l’indépendance est la priorité absolue. Tout autre programme est une escroquerie » (p358). Et il développe son programme très gaulliste pourrait-on dire : « Un seul pays peut permettre à la France d’échapper à l’euro… c’est celui qui ne veut pas d’un système impérial européen dominé par l’Allemagne : les Etats-Unis. Le salut de la France passe par l’aide des Américains » (p359). Et enfin il en appel à un « sursaut moral collectif… condition d’une restructuration politique, ce qui permettrait de susciter les dévouements individuels et de bâtir une action collective structurée. Pour se sacrifier à une cause il faut avoir la foi, et la seule foi envisageable aujourd’hui est l’Amour de la patrie. » (p 365 et 66). Pas très nouveau comme perspective ! Compte-t-il qu’un haut fonctionnaire nord-américain bien placé propose à Trump de recevoir ce « grand intellectuel français » ?

On a envie de rire (à moins qu’il faille en pleurer) d’une pareille conclusion : alors comme en 14 et en 39 reprenons le fusil pour chasser l’ennemi traditionnel de la « grande France » : l’Allemagne.

Todd enclenche la marche arrière : un soutien à notre impérialisme « moins méchant ?» comme solution. Erreur, et même très dangereuse, dans une période où nationalisme et chauvinisme s’appuyant sur la concurrence exacerbée inter-impérialiste d‘un système en crise.

« La lutte des classes en France  au 21ème siècle», après tant de chauvinisme, de colonialisme de notre pays impérialiste ne doit-elle pas être tournée vers le socialisme révolutionnaire ? Vers la Commune universelle ?

Un lecteur

150 ans, Vive la Commune de Paris !

Organisons-nous pour le socialisme révolutionnaire !

La Conférence continentale de l’ICOR Europe début 2020, sur proposition de ses organisations membres en France Unité Communiste et Union prolétarienne Marxiste- Léniniste, a décidé à l’unanimité de mener une campagne pour célébrer les 150 ans de la Commune de Paris.

Cet anniversaire, pour nous, n’est pas une chose morte, un fétiche. Nous disons avec Karl Marx : « Le Paris ouvrier, avec sa Commune, sera célébré à jamais comme le glorieux fourrier d’une société nouvelle », débarrassée de la dictature des exploiteurs, des capitalistes, des fossoyeurs du progrès humain. Ceci est d’une importance particulière face à des crises touchant toute la société. Elles surgissent dans quelques pays et montrent que les masses cherchent des alternatives.

La Commune de Paris fut un éclair, flamboyant, puissant, le jaillissement violent de la souffrance, de la colère et de l’espoir du peuple parisien. Elle fut brève mais comme un météore, entre le 18 mars au 28 mai 1871. Elle n’en a pas moins formé un point de rupture, que les révolutionnaires avaient su saisir pour créer leur propre ordre. Un ordre de justice, de démocratie, de liberté, d’égalité et de paix. La Commune de Paris fût une onde de choc qui, après les révolutions de 1830 et de 1848, ne recherchait plus seulement la liberté bourgeoise, mais bien une étape nouvelle, une étape socialiste et internationaliste.

La Commune de Paris est un exemple brillant pour une alternative fondamentale de société au capitalisme et au système impérialiste mondial secoués par des crises.

– La Commune de Paris a créé le premier gouvernement d’ouvriers et d’ouvrières, la première dictature du prolétariat. Elle a développé dans le combat des règles et des caractéristiques importantes de cette démocratie des ouvriers et des ouvrières et du peuple. Elle a servi d’exemple aux révolutionnaires du 20ème siècle. Mais la Commune de Paris a été encore trop hésitante dans l’oppression des oppresseurs et des ennemis de la révolution et de leur base comme la banque de France.

– La Commune de Paris a démontré la nécessité de renverser le capitalisme par une révolution socialiste. L’État bourgeois ne peut être utilisé ou réformé simplement. Marx et Engels ont tiré la leçon : les révolutionnaires doivent le démanteler.

– La Commune de Paris a montré la nécessité impérative d’une organisation forte, clairvoyante, unifiée et résolue, pour obtenir et pour assurer la victoire. Ceci a été et est toujours un débat entre s’organiser ou compter sur le cours spontané de l’Histoire. L’absence de direction communiste claire a été une des raisons du démantèlement rapide de la Commune de Paris par la bourgeoisie après 72 jours.

– Enfin, la Commune a confirmé la nécessité de l’internationalisme prolétarien pour une solidarité étroite des révolutions futures: ennemies, les puissances française et prussienne n’en ont pas moins mis de côté leurs différents pour écraser la tempête révolutionnaire de la Commune. Puisque la commune a représentée une menace pour le capitalisme, l’impérialisme naissant et les anciens royaumes autoritaires en Europe. Dans l’avenir, les États socialistes du monde vont créer l’étape transitoire vers une société sans classes, le communisme.

Aujourd’hui, lors des multiples crises du système impérialiste mondial, la dictature bourgeoise montre de plus en plus ouvertement qu’elle porte le fascisme. La classe dominante cherche à maintenir son système dépassé encore une fois par le fascisme et dans la guerre. Dans cette situation, notre campagne doit être un « éclair » : un État ouvrier et socialiste, la dictature du prolétariat sont l’alternative brillante à un système capitaliste dépassé et pourri. Aujourd’hui, les conditions pour cet État ouvrier et ouvrière sont plus mûres que jamais.

Les organisations de l’ICOR en Europe prennent l’initiative en 2021:

  • Nous organisons des activités attractives, fières et bien visibles dans nos pays respectifs, liées à l’actualité. Combattons l’anticommunisme sous toutes ses formes – Vive la Commune !
  • Renforçons nos organisations et l’ICOR par de nouveaux camarades et organisations ! Renforçons notre coopération ! L’importance de l’ICOR grandit pour coordonner les luttes et pour les orienter vers la solution révolutionnaire aux multiples crises.
  • Retrouvons-nous en mai 2021 à Paris avec des délégations pour mettre en commun nos forces, nos messages, talents et initiatives pour un week-end digne de la Commune.
  • Une campagne de souscription servira de financer la campagne dans le but de renforcer l’ICOR. Chaque organisation membre, chaque Ami.e de l’ICOR devrait se fixer un objectif financier dans ce sens.
  • Notre campagne se déroulera, dans tous ses aspects, sous des conditions sanitaires correctes et sera adaptée à l’évolution de la crise sanitaire.

Organisons-nous pour la révolution prolétarienne ! En avant avec l’ICOR !

Vive la Commune (1871) !

Signataires (en date du 29/01 2020, d’autres signataires sont possibles):

  1. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  2. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
  3. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  4. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  5. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  6. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  7. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  8. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  9. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
  10. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
  11. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  12. VZDOR VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
  13. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
  14. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

Résolution ICOR. Solidarité. Contre la vague brutale de répression anticommuniste aux Philippines

Résolution ICOR

Depuis 52 ans, le mouvement révolutionnaire aux Philippines, sous la direction du Parti communiste des Philippines (CPP), mène la lutte justifiée pour la libération nationale et sociale. Le régime fascisant de Duterte aux Philippines agit contre lui avec une terreur croissante, en qualifiant de « terroristes » les organisations de libération et leurs représentants et en les diffamant, en assassinant des représentants de premier plan, en tuant et en persécutant les militants des mouvements pour les droits de l’homme, des femmes et des jeunes ainsi que des syndicats. Avec des méthodes de terreur et une fascisation croissante de l’appareil d’État, le régime Duterte veut réprimer le déclenchement d’une crise qui touche la société dans son ensemble. Mais aux Philippines aussi, la crise économique et financière mondiale s’intensifie en corrélation avec la crise du coronavirus, et la recherche d’une véritable alternative sociale par les masses ne cesse de s’accroître.

La diffamation de la lutte de libération en tant que terroriste est anticommuniste et criminalise les cinq décennies de lutte de libération aux Philippines et la résistance armée du peuple philippin.

Duterte a commencé son règne en déclarant une prétendue guerre aux drogues, ce qui a conduit, sous ce drapeau trompeur, à plus de 30 000 meurtres illégaux et à des dizaines de milliers d’autres arrestations. Par ces méthodes contre-révolutionnaires le gouvernement Duterte tente de réprimer le mouvement de libération et de le faire taire. Juste avant la fin de l’année 2020, neuf militants indigènes ont été assassinés de manière coordonnée et sanguinaire dans la ville de Capiz, sept syndicalistes ont été arrêtés. Au début de son mandat, il a très tôt annoncé qu’il organiserait des négociations de paix avec le NDFP, mais ceux-ci ont été abandonnées en 2017 et, à la place, on a commencé à tuer les communistes en masse. Il est très urgent de renforcer la solidarité internationale contre cette répression anticommuniste agressive.

  • L’ICOR condamne le dénigrement anticommuniste de la lutte de libération des Philippines, du CPP et du NDFP, comme étant terroriste.
  • Elle exige du gouvernement philippin qu’il cesse de violer le droit international et de réprimer la lutte de libération !
  • Elle exige la mise hors la loi internationale du régime Duterte et
  • que les organisations CPP et NPA (New Peoples Army) soient retirées des listes de terroristes des États-Unis, de l’UE, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni.
  • Reprise des négociations de paix entre le gouvernement philippin et le NDFP.
  • La solidarité à l’échelle mondiale avec la lutte du peuple philippin pour la libération nationale et sociale est nécessaire !

Signataires (en date du 02/02 2021, d’autres signataires sont possibles):

  1. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
  2. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
  3. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
  4. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  5. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  6. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  7. PCT Parti Comuniste du Togo
  8. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  9. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
  10. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  11. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  12. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  13. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
  14. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
  15. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
  16. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
  17. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  18. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
  19. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  20. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  21. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  22. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  23. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  24. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  25. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
  26. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
  27. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  28. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  29. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  30. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  31. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  32. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  33. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  34. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  35. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

Grandpuits réunit ses soutiens : soyons massivement présents les 7 et 9 février !

Le vendredi 5 au soir se tenait une réunion du comité de soutien de Grandpuits à l’appel des grévistes. Différents soutiens et secteurs en lutte étaient présents pour préparer les échéances des 7 et 9 février en soutien à Grandpuits, mais aussi pour discuter de la nécessité de coordonner les secteurs.

Paul Morao

« L’objectif de la réunion c’est de faire un point sur la situation à Grandpuits, et en même temps c’était important pour nous que d’autres boîtes soient présentes car c’est fondamental pour nous de se coordonner. » Sur Zoom hier soir, Adrien Cornet de la CGT Grandpuits introduit la réunion du comité de soutien, appelée par les grévistes lors de leur dernière assemblée générale. Pour l’occasion, une quarantaine de personnes sont réunies, mêlant secteurs en lutte, syndicalistes et militants politiques.

Après un mois de grève, le raffineur commence par revenir sur le conflit, en déclinant l’historique de la lutte et sa structuration auto-organisée. Rapidement il laisse place aux boîtes en lutte présentes pour qu’elles présentent leur combat. « On est en grève reconductible. Beaucoup de jeunes se battent. Au départ ils voulaient licencier 120, aujourd’hui on est à 25. Notre objectif c’est 0 licenciements, tant qu’il y aura des licenciements on continuera la grève » commence par expliquer Dominique Spinali de la CGT Verallia, une entreprise en lutte depuis bientôt trois mois. Même intransigeance du côté de Toray. « On a eu un PSE concernant 10% du personnel avec 40 postes supprimés dont 29 licenciements. On a immédiatement lancé une grève illimitée à partir du 8 octobre en cassant le calendrier patronal et revendiquant 0 licenciement » raconte Timothée Esprit.

Une combativité que l’on retrouve dans l’intervention de Nadir Hadjali, de la CGT de la Centrale de Gardanne en lutte et de Anasse Kazib, qui évoque le combat des agents de l’Infrapôle SNCF Paris Nord. Pour les militants et grévistes, il est important de travailler à la coordination et de lier leurs combats. « En octobre on avait l’impression d’être les seuls à se bagarrer pour 0 suppressions d’emploi. Donc ça a été un peu dur de se retrouver isolés. Et c’est pour ça que je trouve la réunion intéressante, car il faut que les ouvriers se mobilisent ensemble et pas de façon isolée, sinon ils vont s’attaquer à nous les uns après les autres » note Timothée Esprit de la CGT Toray.

Sébastien, gréviste de Grandpuits abonde sur cette nécessité de se coordonner et d’aller chercher du soutien. « J’ai jamais vu autant de soutiens, et j’espère que ça va permettre à tous les corps de métier de prendre conscience que c’est nous qui produisons les richesses, et que si nous on bosse pas ils ont pas d’argent qui rentre. Et ça c’est un des plus gros rapports de force qu’on puisse leur imposer. Comme un mec de Monoprix avait dit eux ont les milliards, nous on a le nombre. » note le raffineur, membre du comité de grève.

Pour Grandpuits, la possibilité de se coordonner s’articule avec la nécessité de réussir les prochaines échéances. En effet, le 9 février se tiendra le dernier CSE Central où les syndicats sont appelés à rendre leur avis sur le PSE. Dans cette période charnière, les raffineurs entendent continuer à augmenter la pression et organisent deux grands rassemblements de solidarité. « Le 7 février Il y a un atelier cirque et Audrey Vernon qui viendra jouer un condensé de son futur spectacle. Ce sera la 1ère représentation théâtrale depuis le Covid. » raconte Sébastien. « C’est une journée festive pour fêter les 1 mois de grève avec un barbecue solidaire le midi. » complète Camille, intermittente du spectacle et militante au NPA qui a participé à l’organisation.

« Mardi c’est direction la Défense, tous les soutiens sont les bienvenus » rajoute Sébastien. Différents soutiens interviennent pour insister sur l’importance que constituerait une victoire de Grandpuits dans la période. Bénédicte Monville, élue EELV au conseil régional d’Ile-de-France, et Béa, prof à Provins et syndicaliste SUD Educ évoquent la nécessité d’étendre le mouvement et proposent quelques suggestions pour étendre la lutte mais aussi élargir les soutiens. Les syndicalistes de SUD PTT 92, de Renault Lardy précisent qu’ils seront présents. Vincent de PSA Mulhouse ne pourra pas être là mais fait tourner une caisse de grève dans sa région….

La quarantaine de soutiens se quitte en prenant rendez-vous pour un nouveau comité de soutien. Une chose est sûre, il faudra être massivement présents les 7 et 9 février et diffuser largement ces échéances pour entourer les Grandpuits de notre solidarité. Leur combat est exemplaire et ils ont besoin de nous pour aller jusqu’au bout, faire plier Total et aller chercher la victoire.

Résolution de l‘ICOR

Commémorons l’assassinat de Lumumba (1925 – 1961) d’il y a 60 ans

Soixante années se sont écoulées depuis l’assassinat de Patrice Emery LUMUMBA le 17 janvier 1961. Il a été le premier Premier ministre de la République démocratique du Congo après l’indépendance de la Belgique. Il a été arrêté par Mobutu deux mois et demi après son entrée en fonction et a été assassiné quelques mois plus tard par la CIA avec la participation des services de renseignement belges. Il a été un des grands dirigeants du mouvement de libération en Afrique qui a lutté avec intransigeance contre le colonialisme et le néocolonialisme, deux formes de domination impérialiste. L’élimination physique de P.E. LUMUMBA fait partie des stratégies des puissances financières dont le but est de détourner les peuples africains de la voie de l’émancipation totale du joug de l’oppression et de l’exploitation capitalistes par les grands monopoles, le capital financier, les pays impérialistes et leurs institutions.

Depuis l’assassinat de Patrice Emery LUMUMBA jusqu’à ce jour le peuple congolais ne s’est jamais résigné, et ce malgré un tribut très lourd qui dépasse des dizaines de millions de victimes, en terme de vies humaines. Aussi grâce aux enseignements de LUMUMBA, le peuple congolais a réalisé qu’il ne mettrait fin au pillage de ses richesses et à l’oppression que par une lutte systématique et organisée contre l’impérialisme. C’est de cette façon qu’il arrivera à mobiliser sa classe ouvrière, ses femmes et ses hommes issus des campagnes et des villes et en particulier aussi la jeunesse.

C’est ainsi, qu’il réussira à se doter d’un ordre social nouveau susceptible de le défendre et de lui procurer une vie digne. C’est pourquoi l’ICOR appelle les forces révolutionnaires et progressistes à travers le monde de soutenir le peuple congolais dans sa lutte pour l’émancipation, et surtout de le soutenir dans la construction d’un parti révolutionnaire capable de pérenniser l’esprit de lutte amorcée par Patrice Emery LUMUMBA.

Vive la solidarité internationale !

En avant avec l’ICOR !

Signataires (en date du 29/1 2021, d’autres signataires sont possibles):

  1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
  2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
  3. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  5. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  7. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
  8. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  10. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  11. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
  12. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
  13. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
  14. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
  15. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  16. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
  17. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  18. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  19. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  20. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  21. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  22. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  23. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
  24. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
  25. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
  26. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  27. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  28. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  29. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  30. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  31. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  32. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  33. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  34. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

LES MASSES POPULAIRES EN TUNISIE SE SOULÈVENT

POUR LA LIBÉRATION ET LA JUSTICE SOCIALE

Déclaration commune de Tunis du 20 janvier 2021

Les masses populaires tunisiennes sont entrées aujourd’hui dans une nouvelle phase de lutte

contre le régime en place, une lutte de classe qui n’a jamais été interrompue. Ce régime connaît

une crise qui a atteint un point de non-retour du fait de ses choix politiques et sociaux hostiles

aux intérêts des classes populaires, pauvres et marginalisées. Cette crise se manifeste surtout,

à ce stade, par un endettement très élevé, hors limites qui conduit à l’exacerbation du taux de

pauvreté et de la misère sociale. A cela s’est aussi ajouté les attaques frontales contre tout ce

qui restait des acquis sociaux obtenus après de longues années de luttes ardues menées sur

plusieurs générations – attaques qui ont notamment conduit à la casse de ce qui restait du

système éducatif et du système de santé.

Cette crise est l’expression d’un échec politique cuisant du système politique en place mis

désormais dans l’incapacité de faire passer les options et les choix politiques et économiques

de la coalition au pouvoir, reflet de la classe dirigeante qui essaie de vendre l’illusion d’une soi-

disant transition démocratique.

Les manifestations populaires actuelles, parfaitement légitimes, affrontent aujourd’hui une

répression politique sauvage, accompagnée de décisions judiciaires iniques et de comparutions

immédiates en masse – qui s’abattent même sur des enfants mineurs, ce qui ne s’était jusqu’ici

pas vu, même dans le cas d’affaires liées au terrorisme et à la corruption.

En conséquence, nous, organisations signataires de ce texte et parties prenantes actives des

révoltes des masses populaires, affirmons ce qui suit :

– ces révoltes populaires sont aujourd’hui le seul moyen pour exiger et imposer la liberté et

l’égalité.

– notre participation aux manifestations et luttes menées par les masses populaires est et

restera active et déterminée jusqu’à la victoire.

– nous appelons les manifestants à redoubler de vigilance face aux opérations d’infiltration de

la part des organisation politiques de la coalition au pouvoir qui tentent à diviser, de saborder

et de liquider ces luttes justes et légitimes.- nous posons comme revendication urgente et non négociable la libération immédiate et sans

condition de tous les détenus, y compris ceux déjà condamnés par les tribunaux.

– nous en appelons à toutes les forces patriotiques, révolutionnaires et aux masses populaires

révoltées (pauvres et marginalisées) à s’unir pour constituer une force cohésionnée contre la

coalition politique au pouvoir composée du pouvoir constitutionnel et des partis de l’islam

politique.

– Nous appelons, enfin, l’ensemble de notre peuple à poursuivre ses luttes par tous les moyens

qui sont à sa disposition et cela jusqu’au départ de la coalition politique au pouvoir.

* Le Parti des travailleurs

* Le Parti démocratique national uni

* Le Parti patriote et démocratique socialiste

* Le réseau des militants frontistes

* Coordination de la lutte

* Militants indépendants

* Le Parti communiste en cours de constitution et regroupant en son sein :

– La nouvelle voie communiste

– Le Parti de la lutte progressiste

– Le mouvement de la bannière des travailleurs

– Les Marxistes révolutionnaires

– Groupe de lutte révolutionnaire

Webinaire international : 200e anniversaire de Engels.

Webinaire international : 200e anniversaire de Engels.

Le samedi 13 février, la Coordination Internationale des Organisations et partis Révolutionnaires (ICOR), dont nous sommes membres, organise un webinaire (séminaire en ligne) à l’occasion du bicentenaire de la naissance du théoricien et militant communiste Friedrich Engels.

Ce webinaire sera sous la forme d’une présentation-débat sur sa lutte, son œuvre, son apport au mouvement révolutionnaire et de ses enseignements pour ce dernier. Il sera notamment animé par Sanjay Singhvi, membre du CPI(ML) Red-Star d’Inde.

Engels est un pilier bien trop peu connu du marxisme. Il est souvent remisé à un rôle de second couteau, occulté par Karl Marx. Pourtant, son œuvre reste encore d’actualité et mérite d’être connue et reconnue.

Ce Webinaire est pour nous tous l’occasion de revenir sur Friedrich Engels et d’approfondir la compréhension que nous avons de son travail. Cela nous permet de voir, à travers ses combat et ses réflexions toute la pertinence de ses enseignements. Engels a influencé autant l’histoire, la politique, la lutte des classes, les mouvements révolutionnaire, les sciences sociales…

Evènement international, ce webinaire offre également l’opportunité de pouvoir élargir nos horizons respectifs. Cela permet de découvrir d’autres expériences, d’autres regards, d’autres compréhension de l’histoire des luttes.

Elle aura lieu à 14 h GMT + 1 (fuseau horaire de Paris.), pout toute inscription, passez par nous ou directement par la coordination, en particulier pour les questions relatives aux traductions.

Vous pouvez également consulter le film réalisé par le MLPD et traduit en Français :

https://youtube.com/watch?v=q86lSCXPlTo%3Ffeature%3Doembed