Grandpuits réunit ses soutiens : soyons massivement présents les 7 et 9 février !

Le vendredi 5 au soir se tenait une réunion du comité de soutien de Grandpuits à l’appel des grévistes. Différents soutiens et secteurs en lutte étaient présents pour préparer les échéances des 7 et 9 février en soutien à Grandpuits, mais aussi pour discuter de la nécessité de coordonner les secteurs.

Paul Morao

« L’objectif de la réunion c’est de faire un point sur la situation à Grandpuits, et en même temps c’était important pour nous que d’autres boîtes soient présentes car c’est fondamental pour nous de se coordonner. » Sur Zoom hier soir, Adrien Cornet de la CGT Grandpuits introduit la réunion du comité de soutien, appelée par les grévistes lors de leur dernière assemblée générale. Pour l’occasion, une quarantaine de personnes sont réunies, mêlant secteurs en lutte, syndicalistes et militants politiques.

Après un mois de grève, le raffineur commence par revenir sur le conflit, en déclinant l’historique de la lutte et sa structuration auto-organisée. Rapidement il laisse place aux boîtes en lutte présentes pour qu’elles présentent leur combat. « On est en grève reconductible. Beaucoup de jeunes se battent. Au départ ils voulaient licencier 120, aujourd’hui on est à 25. Notre objectif c’est 0 licenciements, tant qu’il y aura des licenciements on continuera la grève » commence par expliquer Dominique Spinali de la CGT Verallia, une entreprise en lutte depuis bientôt trois mois. Même intransigeance du côté de Toray. « On a eu un PSE concernant 10% du personnel avec 40 postes supprimés dont 29 licenciements. On a immédiatement lancé une grève illimitée à partir du 8 octobre en cassant le calendrier patronal et revendiquant 0 licenciement » raconte Timothée Esprit.

Une combativité que l’on retrouve dans l’intervention de Nadir Hadjali, de la CGT de la Centrale de Gardanne en lutte et de Anasse Kazib, qui évoque le combat des agents de l’Infrapôle SNCF Paris Nord. Pour les militants et grévistes, il est important de travailler à la coordination et de lier leurs combats. « En octobre on avait l’impression d’être les seuls à se bagarrer pour 0 suppressions d’emploi. Donc ça a été un peu dur de se retrouver isolés. Et c’est pour ça que je trouve la réunion intéressante, car il faut que les ouvriers se mobilisent ensemble et pas de façon isolée, sinon ils vont s’attaquer à nous les uns après les autres » note Timothée Esprit de la CGT Toray.

Sébastien, gréviste de Grandpuits abonde sur cette nécessité de se coordonner et d’aller chercher du soutien. « J’ai jamais vu autant de soutiens, et j’espère que ça va permettre à tous les corps de métier de prendre conscience que c’est nous qui produisons les richesses, et que si nous on bosse pas ils ont pas d’argent qui rentre. Et ça c’est un des plus gros rapports de force qu’on puisse leur imposer. Comme un mec de Monoprix avait dit eux ont les milliards, nous on a le nombre. » note le raffineur, membre du comité de grève.

Pour Grandpuits, la possibilité de se coordonner s’articule avec la nécessité de réussir les prochaines échéances. En effet, le 9 février se tiendra le dernier CSE Central où les syndicats sont appelés à rendre leur avis sur le PSE. Dans cette période charnière, les raffineurs entendent continuer à augmenter la pression et organisent deux grands rassemblements de solidarité. « Le 7 février Il y a un atelier cirque et Audrey Vernon qui viendra jouer un condensé de son futur spectacle. Ce sera la 1ère représentation théâtrale depuis le Covid. » raconte Sébastien. « C’est une journée festive pour fêter les 1 mois de grève avec un barbecue solidaire le midi. » complète Camille, intermittente du spectacle et militante au NPA qui a participé à l’organisation.

« Mardi c’est direction la Défense, tous les soutiens sont les bienvenus » rajoute Sébastien. Différents soutiens interviennent pour insister sur l’importance que constituerait une victoire de Grandpuits dans la période. Bénédicte Monville, élue EELV au conseil régional d’Ile-de-France, et Béa, prof à Provins et syndicaliste SUD Educ évoquent la nécessité d’étendre le mouvement et proposent quelques suggestions pour étendre la lutte mais aussi élargir les soutiens. Les syndicalistes de SUD PTT 92, de Renault Lardy précisent qu’ils seront présents. Vincent de PSA Mulhouse ne pourra pas être là mais fait tourner une caisse de grève dans sa région….

La quarantaine de soutiens se quitte en prenant rendez-vous pour un nouveau comité de soutien. Une chose est sûre, il faudra être massivement présents les 7 et 9 février et diffuser largement ces échéances pour entourer les Grandpuits de notre solidarité. Leur combat est exemplaire et ils ont besoin de nous pour aller jusqu’au bout, faire plier Total et aller chercher la victoire.

Résolution de l‘ICOR

Commémorons l’assassinat de Lumumba (1925 – 1961) d’il y a 60 ans

Soixante années se sont écoulées depuis l’assassinat de Patrice Emery LUMUMBA le 17 janvier 1961. Il a été le premier Premier ministre de la République démocratique du Congo après l’indépendance de la Belgique. Il a été arrêté par Mobutu deux mois et demi après son entrée en fonction et a été assassiné quelques mois plus tard par la CIA avec la participation des services de renseignement belges. Il a été un des grands dirigeants du mouvement de libération en Afrique qui a lutté avec intransigeance contre le colonialisme et le néocolonialisme, deux formes de domination impérialiste. L’élimination physique de P.E. LUMUMBA fait partie des stratégies des puissances financières dont le but est de détourner les peuples africains de la voie de l’émancipation totale du joug de l’oppression et de l’exploitation capitalistes par les grands monopoles, le capital financier, les pays impérialistes et leurs institutions.

Depuis l’assassinat de Patrice Emery LUMUMBA jusqu’à ce jour le peuple congolais ne s’est jamais résigné, et ce malgré un tribut très lourd qui dépasse des dizaines de millions de victimes, en terme de vies humaines. Aussi grâce aux enseignements de LUMUMBA, le peuple congolais a réalisé qu’il ne mettrait fin au pillage de ses richesses et à l’oppression que par une lutte systématique et organisée contre l’impérialisme. C’est de cette façon qu’il arrivera à mobiliser sa classe ouvrière, ses femmes et ses hommes issus des campagnes et des villes et en particulier aussi la jeunesse.

C’est ainsi, qu’il réussira à se doter d’un ordre social nouveau susceptible de le défendre et de lui procurer une vie digne. C’est pourquoi l’ICOR appelle les forces révolutionnaires et progressistes à travers le monde de soutenir le peuple congolais dans sa lutte pour l’émancipation, et surtout de le soutenir dans la construction d’un parti révolutionnaire capable de pérenniser l’esprit de lutte amorcée par Patrice Emery LUMUMBA.

Vive la solidarité internationale !

En avant avec l’ICOR !

Signataires (en date du 29/1 2021, d’autres signataires sont possibles):

  1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
  2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
  3. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  5. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  7. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
  8. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  10. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  11. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
  12. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
  13. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
  14. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
  15. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  16. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
  17. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  18. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  19. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  20. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  21. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  22. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  23. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
  24. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
  25. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
  26. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  27. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  28. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  29. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  30. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  31. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  32. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  33. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  34. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

LES MASSES POPULAIRES EN TUNISIE SE SOULÈVENT

POUR LA LIBÉRATION ET LA JUSTICE SOCIALE

Déclaration commune de Tunis du 20 janvier 2021

Les masses populaires tunisiennes sont entrées aujourd’hui dans une nouvelle phase de lutte

contre le régime en place, une lutte de classe qui n’a jamais été interrompue. Ce régime connaît

une crise qui a atteint un point de non-retour du fait de ses choix politiques et sociaux hostiles

aux intérêts des classes populaires, pauvres et marginalisées. Cette crise se manifeste surtout,

à ce stade, par un endettement très élevé, hors limites qui conduit à l’exacerbation du taux de

pauvreté et de la misère sociale. A cela s’est aussi ajouté les attaques frontales contre tout ce

qui restait des acquis sociaux obtenus après de longues années de luttes ardues menées sur

plusieurs générations – attaques qui ont notamment conduit à la casse de ce qui restait du

système éducatif et du système de santé.

Cette crise est l’expression d’un échec politique cuisant du système politique en place mis

désormais dans l’incapacité de faire passer les options et les choix politiques et économiques

de la coalition au pouvoir, reflet de la classe dirigeante qui essaie de vendre l’illusion d’une soi-

disant transition démocratique.

Les manifestations populaires actuelles, parfaitement légitimes, affrontent aujourd’hui une

répression politique sauvage, accompagnée de décisions judiciaires iniques et de comparutions

immédiates en masse – qui s’abattent même sur des enfants mineurs, ce qui ne s’était jusqu’ici

pas vu, même dans le cas d’affaires liées au terrorisme et à la corruption.

En conséquence, nous, organisations signataires de ce texte et parties prenantes actives des

révoltes des masses populaires, affirmons ce qui suit :

– ces révoltes populaires sont aujourd’hui le seul moyen pour exiger et imposer la liberté et

l’égalité.

– notre participation aux manifestations et luttes menées par les masses populaires est et

restera active et déterminée jusqu’à la victoire.

– nous appelons les manifestants à redoubler de vigilance face aux opérations d’infiltration de

la part des organisation politiques de la coalition au pouvoir qui tentent à diviser, de saborder

et de liquider ces luttes justes et légitimes.- nous posons comme revendication urgente et non négociable la libération immédiate et sans

condition de tous les détenus, y compris ceux déjà condamnés par les tribunaux.

– nous en appelons à toutes les forces patriotiques, révolutionnaires et aux masses populaires

révoltées (pauvres et marginalisées) à s’unir pour constituer une force cohésionnée contre la

coalition politique au pouvoir composée du pouvoir constitutionnel et des partis de l’islam

politique.

– Nous appelons, enfin, l’ensemble de notre peuple à poursuivre ses luttes par tous les moyens

qui sont à sa disposition et cela jusqu’au départ de la coalition politique au pouvoir.

* Le Parti des travailleurs

* Le Parti démocratique national uni

* Le Parti patriote et démocratique socialiste

* Le réseau des militants frontistes

* Coordination de la lutte

* Militants indépendants

* Le Parti communiste en cours de constitution et regroupant en son sein :

– La nouvelle voie communiste

– Le Parti de la lutte progressiste

– Le mouvement de la bannière des travailleurs

– Les Marxistes révolutionnaires

– Groupe de lutte révolutionnaire

Webinaire international : 200e anniversaire de Engels.

Webinaire international : 200e anniversaire de Engels.

Le samedi 13 février, la Coordination Internationale des Organisations et partis Révolutionnaires (ICOR), dont nous sommes membres, organise un webinaire (séminaire en ligne) à l’occasion du bicentenaire de la naissance du théoricien et militant communiste Friedrich Engels.

Ce webinaire sera sous la forme d’une présentation-débat sur sa lutte, son œuvre, son apport au mouvement révolutionnaire et de ses enseignements pour ce dernier. Il sera notamment animé par Sanjay Singhvi, membre du CPI(ML) Red-Star d’Inde.

Engels est un pilier bien trop peu connu du marxisme. Il est souvent remisé à un rôle de second couteau, occulté par Karl Marx. Pourtant, son œuvre reste encore d’actualité et mérite d’être connue et reconnue.

Ce Webinaire est pour nous tous l’occasion de revenir sur Friedrich Engels et d’approfondir la compréhension que nous avons de son travail. Cela nous permet de voir, à travers ses combat et ses réflexions toute la pertinence de ses enseignements. Engels a influencé autant l’histoire, la politique, la lutte des classes, les mouvements révolutionnaire, les sciences sociales…

Evènement international, ce webinaire offre également l’opportunité de pouvoir élargir nos horizons respectifs. Cela permet de découvrir d’autres expériences, d’autres regards, d’autres compréhension de l’histoire des luttes.

Elle aura lieu à 14 h GMT + 1 (fuseau horaire de Paris.), pout toute inscription, passez par nous ou directement par la coordination, en particulier pour les questions relatives aux traductions.

Vous pouvez également consulter le film réalisé par le MLPD et traduit en Français :

https://youtube.com/watch?v=q86lSCXPlTo%3Ffeature%3Doembed

Vive la lutte des paysans, des travailleurs et des ouvriers de l’Inde.

Communique ICOR – 22 janvier 2021.

Vive la lutte des paysans, des travailleurs et des ouvriers de l’Inde.

Nous soutenons la protestation permanente des agriculteurs et autres travailleurs indiens. Rassemblés par dizaines de milliers dans le froid de l’hiver, campant en plein air, les agriculteurs s’opposent à trois lois qui ont été adoptées de façon anticonstitutionnelle au Parlement sous l’égide du BJP, le parti au pouvoir qui soutient le fascisme hindouiste.

Le Covid : un catalyseur.

Le Covid a mis en évidence la fragilité du système capitaliste mondial. Partout, les gens sont désespérés de trouver du travail et des revenus. Partout dans le monde, des gens meurent, non seulement à cause de la pandémie directement, mais aussi à cause du stress économique causé par les politiques capitalistes en arrière-plan de la pandémie. Les seules personnes qui ont tiré des bénéfices massifs de cette pandémie sont les grandes entreprises.

Apple, Tesla, Amazon, etc. ont vu leurs actions atteindre des sommets sans précédent alors que le niveau de chômage dans le monde entier a également augmenté. Malgré cela, de nombreux gouvernements considèrent que le seul soulagement pour leur économie est de continuer à mettre en œuvre et à intensifier les politiques capitalistes en accordant des allocations et des concessions massives aux employeurs.

En Inde également, le gouvernement, sous le couvert du covid, a décidé de réduire davantage les droits des travailleurs, des agriculteurs et des autres travailleurs par diverses politiques. Les quatre codes du travail, les trois lois sur les agriculteurs, la loi sur l’électricité et d’autres lois qui vont encore accroître la détresse économique des masses laborieuses tout en enrichissant les grandes entreprises ne sont pas les moindres.

Le gouvernement Modi à l’attaque.

Les codes du travail ont d’abord été introduits au nom de la consolidation d’un nombre important de lois sur le travail. Cependant, en réalité, ils autorisent le “travail à durée déterminée” (alors que, auparavant, les travailleurs avaient droit à la permanence et à la protection contre les licenciements arbitraires, les réductions d’effectifs et les fermetures à l’issue de 240 jours de service continu). Ils autorisent également le règlement individuel des conflits par les travailleurs, en contournant les syndicats, et autorisent les licenciements, les réductions d’effectifs et les fermetures dans tous les établissements de moins de 300 travailleurs (contre 100 auparavant).

Ils ont rendu les grèves légales impossibles et réduit les protections déjà maigres accordées aux travailleurs contractuels en les limitant aux établissements employant plus de 50 travailleurs contractuels (contre 20 auparavant). En outre, de nombreuses grandes entreprises d’État comme Air India, BPCL (Bharat Petroleum Corporation Ltd), les usines d’ordonnances militaires, de nombreuses banques d’État, etc. sont en cours de privatisation. Tous les syndicats et fédérations centrales se sont opposés à ces mesures et sont en train de lutter contre elles.

Le même jour de septembre où les quatre codes du travail ont été adoptés, le parti au pouvoir a également adopté trois projets de loi sur les agriculteurs. Ces projets de loi ont supprimé la protection accordée aux agriculteurs (comme le fait que le gouvernement a fixé un “prix de soutien minimum” pour les produits, qu’il n’autorise la commercialisation des produits agricoles que dans les comités de commercialisation des produits agricoles (APMC) où la pesée et le prix sont contrôlés, qu’il n’autorise les contrats de vente de terres agricoles que dans certaines conditions, etc.

L’argument du gouvernement est que toutes ces mesures ne constituaient que des restrictions au droit de chaque agriculteur de conclure des contrats pour lui-même. En réalité, il s’agit de protections contre l’exploitation des agriculteurs et contre l’esclavage contractuel.

La paysannerie indienne dans le collimateur.

Dans un pays comme l’Inde, où les personnes possédant ne serait-ce que 10 hectares ou plus sont considérées comme de riches agriculteurs et où la superficie moyenne des terres détenues est à peine d’un hectare, de telles lois sont désastreuses. En bref, ces lois visent à asservir les agriculteurs aux grandes entreprises autant que les codes du travail visent à asservir les travailleurs. De même, la nouvelle loi sur l’électricité démantèle l’ensemble du système d’électrification protecteur en vigueur en Inde et confie le secteur de l’électricité à des acteurs privés.

Toutes ces lois sont également clairement anticonstitutionnelles. Par exemple, la structure fédérale de l’Inde exige que les lois sur l’agriculture ne soient adoptées que par les gouvernements des États. En utilisant une faille dans d’autres entrées, le Parlement central cherche maintenant à faire ces lois. De même, l’Inde est signataire des résolutions de l’OIT appelant à une consultation tripartite (travailleurs, employeurs et gouvernement) pour apporter des modifications à certains droits du travail. Ces droits ont clairement été violés. On cherche également à restreindre les droits des États et le gouvernement central cherche à s’approprier tout le pouvoir.

Dans cette situation, les travailleurs et les agriculteurs ont protesté. Après une série de journées de protestation dans l’atmosphère du Covid-19, dans le respect des restrictions en matière de distanciation sociale, de masques et d’assainissement, le 26 novembre a été marqué par une grève massive dans tout le pays. Les syndicats sont toujours en mode de protestation et ont fait le vœu de se joindre aux protestations des agriculteurs.

La lutte !

Mais c’est la protestation des agriculteurs qui a coupé le souffle. Des centaines de milliers d’agriculteurs sont descendus à Delhi depuis diverses régions du pays et ont assiégé la capitale nationale. Ils continuent à venir en bus et en tracteurs et à camper aux frontières de Delhi. De nombreux programmes de protestation sont prévus.

Le 13 janvier sera la journée de l’incinération des nouvelles lois sur l’agriculture et des codes du travail. Le 16 janvier sera le jour des protestations des minorités dans tout le pays, qui comprendront également des protestations contre la nouvelle loi de 2019 sur la citoyenneté, qui est ouvertement discriminatoire à l’égard des musulmans.

Le 18 janvier sera une journée de solidarité des femmes avec les agriculteurs qui protestent. Le point culminant sera le 26 janvier, qui sera célébré comme le Jour de la République de l’Inde avec un grand défilé à Delhi et dans les capitales des États. Les paysans ont lancé un appel à défiler à Delhi après le défilé du jour de la République afin d’organiser leur propre défilé au cœur de Delhi. De tels défilés auront également lieu dans toutes les capitales des États.

En préparation de cette manifestation, des manifestations de protestation auront lieu dans toutes les capitales des États à partir du 23 janvier. Tous les syndicats, à l’exception de ceux qui sont directement contrôlés par le parti au pouvoir, ont appelé à soutenir ces manifestations. Une épreuve de force est en vue. La lutte n’est pas seulement pour les droits des travailleurs et des agriculteurs, mais aussi pour l’essence même de la démocratie et pour préserver les droits des masses populaires indiennes contre les entreprises nationales et internationales en maraude.

Un seul monde : un seul front !

Nous appelons toutes les forces démocratiques du monde entier à soutenir ce mouvement. C’est la tâche de toutes ces forces démocratiques dans un monde qui est de plus en plus en proie au fascisme encouragé par l’impérialisme. Nous souhaitons le plus grand succès à la lutte des travailleurs et des agriculteurs de l’Inde.


Pour le travail, la terre, la liberté, la démocratie et le socialisme !



Signataires (à partir du 22 janvier 2021, autres signataires possibles) :

1. PCPCI Parti Communiste Prolétarien de Côte d’Ivoire (Proletarian Communist Party of Ivory Coast)
2. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
3. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
4. Parti communiste du Kenya (CPK)
5. MMLPL Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine
6. CPSA (ML) Parti communiste d’Afrique du Sud (marxiste-léniniste)
7. PCT Parti Comuniste du Togo
8. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
9. MLOA Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan
10. Parti communiste du Bangladesh (CPB)
11. CPI (ML) Red Star Parti communiste de l’Inde (marxiste-léniniste) Red Star
12. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal
13. NDMLP Parti marxiste-léniniste néo-démocrate, Sri Lanka
14. CPA/ML Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste)
15. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
16. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie-Herzégovine)
17. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
18. UC Unité Communiste, France
19. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
20. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchevique (Kurdistan du Nord-Turquie))
21. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation communiste du Luxembourg)
22. RM Rode Morgen (Red Dawn), Pays-Bas
23. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
24. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
25. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti des travailleurs tchécoslovaques), République tchèque
26. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti communiste léniniste marxiste Turquie / Kurdistan)
27. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement de la classe ouvrière), Ukraine
28. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
29. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste paraguayen (indépendant))
30. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc Démocratique Populaire), Pérou
31. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République dominicaine
32. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti communiste révolutionnaire de l’Uruguay)

Entretien avec Houssem Hablani, porte parole du PPDS Tunisien (Parti des Patriotes Démocrates Socialistes, une organisation marxiste léniniste tunisienne, membre de l’ICOR).

Tunisie, nouvelle crise sociale et politique, 10 ans après le «printemps arabe».

En Tunisie, la crise économique et politique s’est aggravée. Les prix des aliments de base ont doublé ou triplé: semoule, farine, huile, légumes et fruits. Plusieurs vagues de licenciements dans l’industrie ont accru la pauvreté et la misère des travailleurs tunisiens.

Les jeunes tunisiens des quartiers populaires sont descendus dans la rue avec colère. Si les émeutes nocturnes semblaient s’être apaisées ces derniers jours, elles ont repris de plus belle après la mort d’un jeune homme, Haykel Rachdi, de Sbeïta. Il a été touché à la tête par une grenade lacrymogène lors d’une manifestation le 19 janvier. Selon plusieurs témoins, la police l’a délibérément abattu. Depuis la mi-janvier, une répression brutale a été menée contre les manifestants. Avec plus de 600 arrestations en 4 jours, des arrestations violentes et des tirs de balles en caoutchouc, le gouvernement tente d’étouffer dans l’œuf une inévitable mobilisation.

L’impérialisme français n’a pas hésité à apporter un soutien logistique et policier pour réduire les protestations : pas moins de 60 engins anti-émeute ont été envoyés cette semaine de Marseille. L’impérialisme français agit également pour ses propres intérêts économiques en Tunisie et dans la région en général. Cela rappelle qu’en 2011 la ministre française de l’Intérieur, Michelle Alliot-Marie, a offert au dictateur Ben Ali «le savoir-faire français» pour le maintien de l’ordre.

Solidarité avec les luttes du peuple tunisien!

UPML


Entretien avec Houssem Hablani, porte parole du PPDS Tunisien (Parti des Patriotes Démocrates Socialistes, organisation marxiste léniniste tunisienne, membre de l’ICOR). 
(Les questions ont été posée par le Rassemblement Communiste) Votre analyse politique affirme que le processus révolutionnaire qui se déroule en Tunisie suit plusieurs phases depuis les années 80 : Comment inscrivez-vous les soulèvements populaires ces derniers jours dans ce processus ? Houssem Hablani: La révolution est tout un processus progressif qui commence par l’émeute et le soulèvement jusqu’à arriver à la révolution qui transforme entièrement la société. Sachant bien sûr qu’on peut avoir plusieurs soulèvements sans pourtant parler d’une révolution. Comme dans le cas tunisien. La Tunisie vit depuis les années 70 du siècle précédent jusqu’aujourd’hui dans un long parcours révolutionnaire, malheureusement il n’a pas abouti à un vrai bouleversement social en faveur du socialisme, mais, l’expérience politique que le peuple a accumulé est extrêmement importante. Le peuple est sorti le 26 janvier 1978 pour dire NON à la politique répressive et policière du régime bourguibien, puis ce fut le soulèvement du 03 janvier 1984  contre la hausse des prix des produits alimentaires, ensuite, les soulèvements dans le bassin minier à Gafsa en 2008, et en 2011 le soulèvement le plus avancé, qui a eu comme résultat un bouleversement politique menant à la fuite de Ben Ali et un changement de régime politique de présidentiel à parlementaire, pour plus de liberté politique. Mais ce changement était loin d’installer la vraie justice transitionnelle qui se base sur la liberté et la dignité et sur le développement économique et social. Cette nouvelle machine politique depuis 2011, gérée par les obscurantistes, les islamistes, n’a fait que poursuivre la même politique d’injustice contre le peuple, ce qui a engendré plus d’appauvrissement et de misère. Cela a attisé le soulèvement populaire encore une fois, qui s’inscrit bel et bien dans ce qu’on appelle le processus révolutionnaire. Que répondez-vous aux médias officiels qui répètent depuis le début des affrontements qu’il s’agit de bandits et de terroristes ? HH: Certes, toutes les politiques du système d’aujourd’hui incriminent les soulèvements populaires. Les dirigeants vont, à travers les médias qui collaborent, accuser les jeunes qui protestent de bandits et de terroristes. Mais nous connaissons cette politique qu’on a pensé finie avec l’ancien régime. Notre parti a participé aux protestations et nous soutenons fortement la jeunesse révoltée, et au contraire de plusieurs partis du centre et de la droite, nous avons insisté sur le fait que même si on vole ou on casse pendant la révolte, ce sont les actes de ceux qu’on a trop longtemps méprisé et appauvri, ces jeunes sont les victimes du régime corrompu et mafieux. Toutefois, notre rôle en tant que révolutionnaires et intelligentsia est d’augmenter la conscience de ces jeunes révoltés et de les orienter pour qu’ils ne soient plus des victimes passives et pour les protéger contre toutes sortes de manipulations quelles qu’elles soient, et enfin les guider sur le chemin de la révolution. Il y a sans doute un lien direct entre ces soulèvements populaires et les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire qui sévissent depuis des mois en Tunisie, avec l’étincelle du couvre-feu décrété pendant la célébration des 10 ans de la révolte populaire qui a fait tomber le dictateur Ben Ali : Quel est le contexte social et économique qui conduit à la situation actuelle ? Quelle est la place des puissances impérialistes, dont la France, dans cette crise ? HH: Depuis 2011, la Tunisie et son peuple subissaient toutes sortes de violations, car ceux qui ont pris la place de l’ancien régime ont été pires que leurs prédécesseurs : ils ont trouvé un pays fortement épuisé, et au lieu de le reconstruire ils l’ont détruit. En effet, il n’y a pas de soulèvement sans raisons et sans motifs ; l’injustice sociale, les politiques non patriotiques, la corruption, les inégalités, et plusieurs autres causes, sont à la base de ces révoltes populaires. Outre la pauvreté, on est obligé de subir les conséquences néfastes du COVID19 qu’on était capable de surmonter, si ce n’est les décisions arbitraires prises par la mafia politique et commerciale qui pensaient investir dans l’épidémie au lieu de fournir l’infrastructure sanitaire et monétaire pour lutter contre ce fléau. Comment donc un peuple qui témoigne de ces politiques d’exploitation atroce peut supporter un couvre feu qui ne fait qu’augmenter ses malheurs ! Concernant la place des puissances impérialistes, notamment la France en Tunisie, on le sait très bien, et on est conscient de cette intervention obscène, et qu’un pays semi colonisé comme le nôtre ne peut être qu’un terrain fertile pour les grandes puissances occidentales pour y piller les richesses et exploiter la main d’œuvre locale. En fait, la dernière période difficile sur le plan sanitaire et économique nous a dévoilé le vrai visage de l’impérialisme qui ne considère pas la santé humaine : il y a l’Italie qui nous envoie ses ordures, il y a la France qui épuise notre terre et notre classe ouvrière (les usines françaises qui n’ont pas appliqué les règles du confinement, ce qui a augmenté la contamination), Les USA qui nous envoient des fourgons pour faire face au soulèvement populaire… Je dirais que s’il y a un fléau plus mortel que la Coronavirus, c’est bien l’impérialisme. La période ouvre t-elle une possibilité de recomposition pour les forces révolutionnaires tunisiennes et de préparer l’avenir ? HH: Nous gardons toujours l’espoir en tant que révolutionnaires, dans la coalition des forces patriotiques  démocratiques et toute la gauche,  et dans l’avenir aussi. Car effectivement notre parti a présenté depuis son dernier congrès du 28/29/30 août 2020 tout un programme de coalition des partis patriotes démocrates qui sera elle-même un appel à la reconstruction d’un front populaire porteur d’une nouvelle vision et qui réunira démocratiquement toute les forces de la gauche révolutionnaire. Je ne vous cache pas qu’un tel processus peut prendre du temps bien qu’on se soit mis d’accord avec plusieurs partis pour organiser des évènements de protestations et de soutien au peuple révolté : ça marche, en fait, et on espère améliorer l’entente pour atteindre notre but, qui est la construction de la plus grande coalition de gauche pour renverser le régime actuel et bâtir l’avenir qui sera l’indépendance totale et le socialisme.

Non à la militarisation de la jeunesse, Non au SNU

Non au Service national universel !

Sarah El Haïry, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et des Sports, chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, vient de réaffirmer que le Service national universel (SNU) serait obligatoire en 2026, pour 800 000 jeunes de 16 ans.

A la question d’un rédacteur du journal Le Parisien: « Face à des lycéens, en octobre, vous avez chanté « la Marseillaise »… seule, après vous être accrochée avec eux au sujet de la laïcité. Est-ce à coups de drapeau tricolore qu’on fabrique des citoyens ? » 

Sarah El Haïry a répondu : « Je considère que chanter « la Marseillaise » et donner du respect au drapeau font partie d’un moment d’unité citoyenne. Donc si, au cours du séjour, un jeune refuse de chanter « la Marseillaise », d’assister au lever des couleurs, ou de porter l’uniforme, il devra quand même s’y conformer ». 

La propagande pour le recrutement a repris, dans la presse écrite, à la radio, à la télévision, sur le web, dans les établissements scolaires et dans les préfectures. Le gouvernement veut 25 000 volontaires en 2021.

Depuis un an, dans les conditions sanitaires et sociales que nous connaissons, les jeunes n’ont pas manqué de « s’engager » : à travers les opérations de solidarité organisées dans de nombreux quartiers et villages, par l’exercice de leurs métiers socialement utiles, ou encore en manifestant contre le reculs des droits individuels et collectifs ou pour défendre notre environnement. Ils et elles n’ont pas attendu les injonctions de l’Etat pour le faire. Au contraire, il s’agissait de répondre aux carences gouvernementales. Pour leur engagement social, nombre de ces jeunes ont même été réprimé·es, poursuivi·es, sanctionné·es.

Le Service national universel, c’est :

– Une opération de soumission de la jeunesse

– La remise en cause des droits des travailleurs et travailleuses

– Des dépenses considérables

– Le renforcement de la militarisation

La « cohésion sociale » vantée par les promoteurs du SNU est une dangereuse fumisterie dans le cadre d’un système qui repose sur l’exploitation de la majorité de la population par une minorité, le sexisme, le racisme ou le militarisme.La cohésion sociale n’est envisageable que dans le cadre d’une société reposant sur les valeurs de la démocratie et de la solidarité, la culture de la paix.

Le 19 janvier 2021

Non au SNU ! Abrogation du SNU !

Campagne unitaire contre le SNU : Union pacifiste, Union syndicale Solidaires, ASSO-Solidaires, Solidaires Lycéen·nes région parisienne, Fédération Solidaires Étudiant·e·s, Fédération SUD éducation, SUNDEP Solidaires Sud Enseignement privé, Solidaires Jeunesse et Sports, Fédération SUD Collectivités territoriales, Fédération Éducation de la Confédération Nationale du Travail, CNT Santé, Éducation, Social et Territoriale de Lorraine, Fédération éducation/recherche de la CNT-SO, Émancipation tendance intersyndicale, Les Jeunesses Syndicalistes, Mouvement National Lycéen, Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne, Fédération nationale de la Libre Pensée, Droits Devant !!, Ni guerres ni état de guerre, Causes communes, Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre, Réseau des Centres de Recherche, d’Etude et de Formation à l’Animation et au Développement, Mouvement de la paix, ATTAC-France, Stop Fuelling War, Abolition des Armes Nucléaires – Maison de Vigilance, Mouvement de l’Objection de Conscience (MOC – Nancy), Parti Communiste des Ouvriers de France, Europe Écologie – Les Verts, Fédération Anarchiste, Union Communiste Libertaire, L’insurgé, Les Jeunes écologistes, Union des Jeunes Révolutionnaires, Union Prolétarienne ML, Unité Communiste de Lyon, Groupe libertaire Jules Durand, Mouvement Résilience, Radio-Libertaire, Revue Silence, Arc en ciel théâtre réseau coopératif. Collectifs locaux unitaires Non au SNU Nantes, Lyon, Bordeaux, Angoulême, Nancy, Chambéry…

Pour rejoindre le collectif : nonsnu@lists.riseup.net

Le Café Militant rouvre ses portes le dimanche 31 à 16h

Hello vous, « les 66 millions de procureurs » !

Vous avez déçu Macron ! C’est vous et votre défiance, le « problème de la France » !

Traquons ensemble – non pas les « erreurs », mais la LOGIQUE de la politique du gouvernement face aux divers crises.

Débattons au Café militant :

« Attaques sur nos droits démocratiques, sur nos emplois, sur notre santé physique et psychologique, sur l’environnement

Quelle aurait été la réponse de la Commune de 1871 face à la misère et à l’oppression ? » (une façon de parler du 150ème anniversaire!)

Dimanche 31 janvier à 16 heures.

Obligés de se rencontrer par visioconférence (Jitsi-meet), signalez-vous à notre adresse mail, si vous êtes intéressés : contact-upml@riseup.net ou au Kafé Militant : cafemilitant@gmail.com

On vous enverra le code d’entrée pour dimanche.

Bonne semaine à tous les « procureurs » !