Le Café Militant rouvre ses portes le dimanche 31 à 16h

Hello vous, « les 66 millions de procureurs » !

Vous avez déçu Macron ! C’est vous et votre défiance, le « problème de la France » !

Traquons ensemble – non pas les « erreurs », mais la LOGIQUE de la politique du gouvernement face aux divers crises.

Débattons au Café militant :

« Attaques sur nos droits démocratiques, sur nos emplois, sur notre santé physique et psychologique, sur l’environnement

Quelle aurait été la réponse de la Commune de 1871 face à la misère et à l’oppression ? » (une façon de parler du 150ème anniversaire!)

Dimanche 31 janvier à 16 heures.

Obligés de se rencontrer par visioconférence (Jitsi-meet), signalez-vous à notre adresse mail, si vous êtes intéressés : contact-upml@riseup.net ou au Kafé Militant : cafemilitant@gmail.com

On vous enverra le code d’entrée pour dimanche.

Bonne semaine à tous les « procureurs » !

Café militant Samedi 27 juin

Discours rassurant, social et écologique de Macron – qu’est-ce qui nous attend ??

Le gouvernement veut reconstruire une économie capitaliste fortement touchée :

Travailler plus, produire plus, gagner moins – pour combattre les licenciements, la pauvreté, la précarité ??

500 milliards d’euros pour les capitalistes – pour restructurer l’industrie. Qui payera la facture ?!

Venez en discuter avec nous :

Café militant Crise du Corona, crise économique… Qu’est-ce qui attend les travailleurs? Comment défendre nos intérêts ?

Samedi 27 juin à 15 h

Café « Au Pavillon», Saint-Denis, 54 rue Gabriel Péri — 1er étage

A 10 min de la Porte de Paris/ M° ligne 13 ou de la Gare Saint-Denis, RER D, ensuite T8

à l’initiative de l’Union Prolétarienne ML, membre de l’ICOR et les Amis de l’ICOR

Contact-upml@riseup.netwww.upml.orgwww.icor.info Facebook : Kafé Militant

Liberté pour Georges Abdallah

DU 15 JUIN 2020 AU 22 JUIN 2020 : SEMAINE INTERNATIONALE D’ACTIONS
POUR EXIGER LA LIBÉRATION DE GEORGES ABDALLAH, D’AHMAD SA’ADAT
ET DE TOUS LES PRISONNIERS REVOLUTIONNAIRES

Le 19 juin est la journée internationale des prisonniers révolutionnaires. Cette date est un jalon important de lutte dont se saisit chaque année la campagne unitaire pour exiger la libération de Georges Abdallah, combattant communiste arabe pour la lutte de libération nationale de la Palestine, incarcéré dans les geôles de l’État français depuis 36 ans
alors qu’il est libérable depuis 1999.


Georges Abdallah est un prisonnier révolutionnaire qui a en permanence affirmé son engagement et son combat qu’il a toujours mené au côté de la résistance Palestinienne, contre l’impérialisme, le capitalisme, le sionisme, le colonialisme et les États réactionnaires arabes et toutes les formes d’oppression. Ce combat, qu’il poursuit aujourd’hui, au quotidien, pour la justice, la liberté et l’émancipation des peuples opprimés, s’inscrit pleinement sur le terreau des luttes actuelles. C’est celui des révoltes justes et légitimes de celles et ceux qui s’opposent à l’offensive capitaliste et à ses guerres de pillage. C’est celui de tous ceux qui font face à la violence répressive d’Etat, qui s’abat sur eux pour tenter de les bâillonner. C’est celui de tous ceux qui refusent tout réformisme et compromis avec ce système et s’engagent pleinement dans cette lutte de classe contre classe au côté des masses et des quartiers populaires. Ce combat de toute une vie est le nôtre !


Ces derniers mois, nombreuses ont été les voix et les forces qui, malgré le contexte particulier de la pandémie et du confinement imposé, ont répondu cette fois encore à l’appel de notre camarade pour que « mille initiatives solidaires fleurissent ». Nombreuses sont désormais les voix et les forces qui sont déterminées à faire comprendre aux
représentants de l’impérialisme français que « son incarcération commence à peser réellement plus lourd que les possibles menaces inhérentes à sa libération ». Nombreux sont désormais ceux qui se mobilisent, sur le plan local, national et international, afin d’arracher sa libération en instaurant un véritable rapport de forces par des actions
militantes partout et sur tous les fronts.


C’est en ce sens que nous appelons tous ceux qui, comme nous, se reconnaissent dans le combat de Georges Abdallah et affirme son actualité et son urgence, à agir, dans la diversité de nos expressions, durant la semaine internationale d’actions qui se déroulera du 15 juin au 22 juin 2020 pour exiger la libération de Georges Abdallah. Cette semaine d’actions sera aussi l’occasion de se mobiliser pour la libération d’Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front Populaire, combattant pour la libération de la Palestine, leader du mouvement de libération nationale palestinien et symbole lui-aussi du mouvement révolutionnaire international, arrêté depuis 18 ans par l’Autorité palestinienne dans
le cadre de la «coopération en matière de sécurité » avec l’occupant sioniste et incarcéré depuis 2006 dans les geôles de l’entité sioniste.


Son combat et celui de tous les prisonniers palestiniens est aussi celui de Georges Abdallah – le combat d’un attachement indéfectible à la juste cause des peuples opprimés de Palestine, du Liban, et partout dans le monde. Ce combat au côté des peuples en lutte est aussi celui de tous les prisonniers révolutionnaires du monde : celui de toutes ces femmes et ces hommes d’Inde, du Pérou, des Philippines, de Turquie, d’Italie, d’Espagne, du Pays Basque et d’ailleurs – véritables fers de lance de la lutte et tranchées avancées du combat révolutionnaire, qui ont combattu pour l’avènement d’un monde meilleur – aujourd’hui détenus et que nous nous devons aussi d’honorer et de défendre tout
particulièrement en ce 19 juin 2020 mais aussi durant toute cette semaine internationale d’actions.


C’est ensemble et seulement ensemble dans la diversité de nos expressions que nous vaincrons !


Liberté immédiate pour Georges Abdallah !
Liberté immédiate pour Ahmad Sa’adat
Liberté pour tous les prisonniers révolutionnaires !


Paris, le 02 juin 2020


Campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com


Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah – Samidoun Palestinian Prisoner Network – Campagne internationale pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah – Campagne internationale pour la libération d’Ahmad Sa’adat – Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah – Le Collectif Rouge Internationaliste pour la défense des prisonniers révolutionnaires – Comité d’action et de soutien aux luttes du peuple Marocain

Discours de Stefan Engel – 75 ans de libération du fascisme hitlérien

8 Mai 2020

A l’occasion de la célébration du 75e anniversaire de la libération du fascisme hitlérien le Parti Marxiste Léniniste d’Allemagne nous envoie les discours de Gabi Fechtner, présidente du MLPD et de Stefan Engel, directeur de la rédaction de l’organe théorique Revolutionärer Weg. Ils ont été tenus lors d’un événement digne, le 8 mai, devant le siège du MLPD, avec une cérémonie de dépôt de couronne en honneur de la victoire de l’Armée rouge de l’Union soviétique, à l’époque encore socialiste. Partout en Allemagne, il y avait en plus environ 60 événements – initiés par le MLPD ou en coopération avec le MLPD. Il y a une vidéo de 5 minutes et un enregistrement en direct de l’événement à Gelsenkirchen sur : www.rf-news.de qui s’est tenu avec des mesures de protection liées à Corona. À cette occasion, des salutations révolutionnaires de l’Ukraine et de la Russie ont été rapportées.

Discours de Stefan Engel:

Cher.e.s ami.e.s et cher.e.s collègues,
cher.e.s camarades !

Il est important que nous intégrions de telles journées de commémoration dans notre travail. Ces journées de commémoration sont avant tout des journées de débat idéologique. Gabi Fechtner a déjà expliqué que la lutte contre l’anticommunisme est l’une des tâches les plus importantes pour les marxistes-léninistes de notre temps.

L’anticommunisme pratique une falsification de l’histoire. Il élimine la démocratie. Il bouleverse le concept de liberté. Il contribue à l’exploitation et à l’oppression continues de l’humanité et les justifie. Aucune alternative au système dominant ne devrait apparaître possible.

Lorsque nous disons aujourd’hui que le 8 mai est un jour de libération du fascisme et de la guerre, nous disons en même temps que la principale raison idéologique et la cause principale du fascisme était l’anticommunisme – et non l’antisémitisme comme le présente l’historiographie bourgeoise aujourd’hui. Ce n’est pas Hitler qui a inventé l’antisémitisme. Il a été inventé par l’Église catholique il y a plus de 1 800 ans. Martin Luther était un antisémite fervent. Le premier congrès du Reich des « Chrétiens allemands » protestants en 1933 a déclaré : « L’État d’Adolf Hitler appelle l’Église, l’Église doit entendre l’appel. »

Non, l’antisémitisme n’était pas le fond du fascisme. L’antisémitisme était une composante importante du fascisme, de son racisme haineux, avec lequel il a construit une base de masse. La haine des Juifs était déjà profondément ancrée dans la population avant cela et s’était très largement répandue au cours des siècles de calomnies et de discriminations à l’encontre du peuple juif.

L’anticommunisme était dirigé contre l’Union soviétique socialiste, mais aussi contre les personnes qui ont lutté contre le fascisme dans notre pays. Il n’y avait pas que Willi Dickhut, il y avait aussi de nombreux mineurs, qui à cette époque – à la fin de la guerre – cachaient leurs collègues de travail dans des caisses de pommes de terre dans la cave de la maison, afin que les fascistes ne puissent pas les trouver. Ils les ont sauvés. De nombreux soldats de l’Armée rouge et autres travailleur.se.s forcé.e.s russes ont été protégé.e.s ici à Gelsenkirchen par les mineurs, par les employés de la société Gelsenberg de l’époque, afin qu’ils ne soient pas liquidés par les fascistes à la fin de la guerre, comme c’était l’usage. Nous savons par les anciens mineurs qu’ils apportaient quelques briquets supplémentaires au travail pour les travailleurs forcés pour leur donner quelque chose à manger. Cela était strictement interdit, celui qui se faisait prendre, était menacé de la peine de mort. Ils l’ont fait quand même et ils en étaient fiers. Aucune de ces personnes n’est honorée aujourd’hui, si le jour de la lutte pour la libération et les libérateurs ne sont pas correctement définis. Nous nous inscrivons dans la tradition du mouvement ouvrier et nous honorons également ces mineurs, les travailleurs et les nombreuses familles qui, à l’époque du fascisme – au risque de leur propre vie – ont assuré le succès de cette lutte de libération de l’Armée rouge et de la lutte antifasciste.

C’est aussi un mensonge que les fascistes aient d’abord amené les Juifs dans les camps de concentration. Au début, il y avait des communistes – dont de nombreux juifs communistes – des sociaux-démocrates et des criminels. Ce n’est que plus tard, avec la Nuit de Cristal, que le vent a tourné. Ensuite, c’étaient surtout des Juifs qui ont été arrêtés. Au début, on leur a demandé d’acheter leur liberté. Hitler s’intéressait surtout à l’argent. En 1938, le fascisme était en proie à une profonde crise financière. Il était ruiné parce que les banques internationales ont cessé de lui donner de l’argent. Le fascisme hitlérien était complètement endetté et s’est assaini par l’expropriation brutale de riches juifs et par le fait que ceux-ci s’achetaient partiellement la liberté pour pouvoir émigrer avec leurs familles aux États-Unis.

Nombre de ceux qui ont été persécutés par le régime nazi ont continué à l’être après 1945. Après l’interdiction du KPD, plus de 100 000 communistes ont été privés de leur pension en tant que persécutés du régime nazi. Les gens n’avaient alors aucune pension du tout. Je tiens à souligner que l’anticommunisme n’a pas cessé après 1945, mais la victoire sur le fascisme hitlérien a été une grande victoire sur l’anticommunisme.

L’anticommunisme est inhérent au système du capitalisme et de l’impérialisme. Il fait partie des fondements idéologiques du système capitaliste. Par conséquent, l’anticommunisme ne disparaîtra que lorsque le capitalisme disparaîtra. La discussion sur l’anticommunisme jouera un rôle important même sous le socialisme ! Il faut en être conscient. C’est pourquoi la lutte contre l’anticommunisme est également une partie essentielle de notre travail depuis le début.

Nous devons être conscients que l’anticommunisme a également pénétré profondément dans la population. Nous connaissons les réserves : le sentiment qu’« avec les communistes et les « staliniens » », comme ils nous appellent toujours – ce qui est bien sûr absurde – « il faut être un peu prudent ». « Vous ne savez rien de sûr, mais vous devez être prudent », « vous feriez mieux de rester loin d’eux ».

Ne pensez pas que le MLPD aurait pu être mis dans un isolement relatif pendant des décennies sans anticommunisme. Personne parmi nous n’a jamais été arrêté pour son travail politique. Ils ne le font toujours pas aujourd’hui. Ils essaient de nous isoler politiquement en ne nous permettant pas d’apparaître dans les médias, en nous excluant des syndicats, des associations de femmes, des organisations de jeunesse, etc. Ils essaient de nous isoler et ils essaient aussi d’empêcher des rassemblements comme celui que nous organisons aujourd’hui. Et ce, pour des raisons aussi scandaleuses que celles invoquées par le chef de gouvernement de Thuringe « de gauche » Bodo Ramelow et ses amis à l’occasion de l’interdiction des commémorations sur le terrain de l’ancien camp de concentration de Buchenwald. Ils ne peuvent absolument pas tolérer l’idée que nous aidons le socialisme et l’Union soviétique à l’époque de Staline à regagner un nouveau prestige.

La lutte contre l’anticommunisme reste une tâche majeure. Si elle n’est pas menée, alors nous n’obtiendrons pas la victoire. Si la population ne surmonte pas l’anticommunisme dans ses pensées, ses sentiments et ses actions, nous ne pourrons pas préparer et mener à bien une nouvelle révolution socialiste.

C’est pourquoi il est si important de réaliser de telles journées de lutte, comme aujourd’hui, et de se battre pour que nous contribuions ainsi à clarifier l’histoire. Nous ne suivons pas ce courant général, selon lequel on ne discute plus du tout du communisme, selon lequel on n’est plus du tout autorisé à apparaître dans les discussions publiques. Chaque jour, nous regardons trois ou quatre talk-shows à la télévision. Ne pensez pas qu’à un moment donné, un marxiste-léniniste sera autorisé à y dire quelque chose comme ici au rassemblement. Cela n’arrivera pas. L’anticommunisme est devenu une religion d’État en Allemagne. Ce fait n’est pas à discuter, c’est tout simplement le cas. Nous travaillons à partir d’une position minoritaire ici. Afin de sortir de cette position minoritaire, nous devons accorder une plus grande priorité à la lutte contre l’anticommunisme.

« Aucune chance à l’anticommunisme ! » est notre slogan actuel. Certaines personnes reculent un peu devant cette discussion et conseillent : « N’en faites pas un sujet de votre part ». Quand on s’attaque à l’anticommunisme, certains bronchent un peu. Non, si nous n’en faisons pas un thème, personne n’en fera un thème du tout. Et puis l’anticommunisme continue de fonctionner. Si les gens ne surmontent pas consciemment cet anticommunisme, ces réserves qui sont fomentées contre les communistes, nous ne pourrons pas les gagner à un nouveau démarrage dans la lutte pour le socialisme et pour une société libérée.

Il est important de bien comprendre l’anticommunisme. Il affirme que le communisme est un système de pouvoir basé sur la violence. Mais cela détourne complètement du système de dictature des monopoles que nous avons ici – des monopoles qui disposent de tout l’appareil d’État répressif, de tous les médias, de l’opinion publique.

Avec cette crise économique et financière mondiale liée à la crise du coronavirus, nous sommes dans une situation où nous nous dirigeons vers une crise du système impérialiste mondial qui touche toute la société. Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, le système impérialiste mondial n’a connu une crise aussi profonde. Nous nous y dirigeons – malgré ou peut-être à cause de toutes les « mesures d’assouplissement » et de tous les débats qui ont lieu. Ce n’est pas pour rien qu’une stratégie de l’OTAN est préparée pour écraser les soulèvements et les luttes révolutionnaires dans tous les pays du monde.

L’anticommunisme joue un rôle important dans ce conflit à venir. Est-ce que nous nous y opposons, est-ce que nous pouvons gagner les masses populaires dans cette crise de la société dans son ensemble pour une nouvelle société sans exploitation et sans oppression ? Cela ne peut se faire que si elles sont capables de faire face à l’anticommunisme. Le socialisme n’est pas une société de violence, le socialisme est une société libérée, libre de l’exploitation et de l’oppression de l’homme par l’homme sur la voie vers la société sans classes du communisme. Une société libérée, dans laquelle l’environnement est protégé et où l’accent est mis non pas sur le profit, mais sur l’homme dans son interaction avec la préservation de la nature. Il est la perspective pour la jeunesse pour laquelle nous luttons ici. La lutte pour le socialisme est la lutte de libération la plus démocratique qui puisse être menée aujourd’hui.

Dans ce sens, le 75e anniversaire de la libération du fascisme et de la fin de la Seconde Guerre mondiale devrait être l’occasion de porter cette lutte contre l’anticommunisme dans nos cœurs sous le slogan « Aucune chance à l’anticommunisme ! » et de lui accorder une plus grande priorité dans nos activités.

En ce sens, Glückauf [bonne chance] !

Vive la lutte contre le fascisme !

Vive la lutte pour le socialisme/communisme – pour une société libérée !

Discours de Monica Gartner : http://upml.org/wp-content/uploads/2020/05/200518-MLPD-Discours-Gabi-Fechtner-75-ans-de-liberation-du-fascisme-hitlerien_FR_ec.pdf

Vive le 1er mai !

Justement parce que nous sommes pour la protection de la santé, on ne peut pas „annuler“ le 1er mai. Nous exigeons une protection de la santé cohérente au détriment des bénéfices et respectons les mesures de sécurité nécessaires. Avec le Corona-virus, les contradictions de classe n’ont pas disparu mais elles se sont aggravées ! On ne payera pas pour leurs crises ! Solidarité avec les pays opprimés où les masses populaires en absence de système de santé, en absence d’approvisionnement en vivres, luttent pour leur survie dans la crise actuelle !

Les camarades de nombreux pays, dans les entreprises et les villes, préparent des activités pour le 1er mai – avec affiches et banderoles sur les balcons et les fenêtres, avec des manifestations virtuelles et des « sorties spéciales » avec pancartes etc – tout en respectant les mesures sanitaires.

Vive le 1er mai – journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs !

Luttons pour la santé, les emplois, l’environnement naturel et la liberté !

Vive la lutte révolutionnaire pour le socialisme !

1er Mai déclaration ICOR

Déclaration de l’ICOR sur la célébration d’un nouveau 1er mai

En ce 1er mai, la classe ouvrière internationale et ses alliés doivent mener la lutte pour surmonter la double crise du système impérialiste-capitaliste – la pandémie du coronavirus et la grave crise économique et financière. De nouvelles maladies frappent gravement et de plus en plus souvent la population mondiale. Le système impérialiste a créé un monde dans lequel le climat et l’environnement changent d’une manière qui constitue une réelle menace pour la vie humaine.

La voracité du système capitaliste, avec le capital financier et les monopoles au sommet, les politiques des gouvernements bourgeois ont conduit, entre autres par le biais des privatisations, à une orientation accrue des systèmes de santé sur le profit, et ont sapé en particulier le système de santé publique. C’est pourquoi ils sont souvent au bord de l’effondrement face à la pandémie actuelle.

Cette crise économique et financière, qui touche déjà les principales puissances impérialistes, a entraîné une forte baisse de la production en Chine ainsi qu’aux États-Unis, en Europe, au Japon et dans la plupart des pays opprimés. Historiquement, cette crise économique et financière mondiale aura une profondeur, une durée et des conséquences imprévisibles.

Nous rejetons le fait que les dirigeants tentent d’utiliser la pandémie du coronavirus pour couvrir l’évolution de cette crise économique et se décharger de son poids sur le dos des larges masses !

Ces gouvernements fournissent des milliards de dollars aux banques et aux entreprises, argent qui n’est pas utilisé comme il se doit pour améliorer immédiatement les systèmes de santé, la protection de l’environnement et la sécurité sociale urgente des grandes masses.

Dans de nombreux cas, les dirigeants tentent de maintenir la production industrielle à tout prix et dans des conditions d’hygiène totalement inadéquates, voire d’accroître l’exploitation même dans ces circonstances.

Le l’ICOR salue, encourage et soutient les grèves comme en Italie, en Espagne, aux États-Unis, en Chine et dans d’autres pays, les mobilisations et d’autres formes de protestation des travailleurs et des secteurs populaires !

Dans les pays opprimés, il y a un pourcentage particulièrement élevé de chômeurs, et des milliers de travailleurs qui vivent d’un travail occasionnel, de la vente dans la rue, du travail indépendant et des petits commerçants, qui restent sans moyens dans cette situation, même pour se nourrir. Dans le cas des aides d’État celles-ci sont généralement totalement insuffisantes.

C’est pourquoi, dans plusieurs pays, comme en Argentine ou en Uruguay, il y a un grand développement de cuisines populaires dans les quartiers prolétariens, expression de la solidarité, premier grand pas et germe de l’organisation autonome des masses dans la perspective d’affronter les effets de la crise actuelle de manière combative. Il existe également des réseaux de solidarité en Colombie, en Haïti, en Équateur, au Pérou, au Chili, aux Philippines et dans de nombreux autres pays. Dans les pays impérialistes aussi, une immense solidarité et une volonté de s’entraider se sont développées parmi les masses.

Les classes dirigeantes de nombreux pays profitent de la crise sanitaire et de la nécessité de contraintes sociales pour restreindre les droits et libertés démocratiques en interdisant les manifestations et les protestations, ce qui va souvent jusqu’au couvre-feu, en mobilisant non seulement la police mais aussi les forces armées. Ces mesures sont très dangereuses et sont dirigées contre la lutte des travailleurs et des larges masses ! Ces mesures sont utilisées par les dirigeants pour faire avancer la fascisation à l’intérieur.

Cette réalité aggrave également la situation des femmes qui, outre les effets de la crise, assument davantage de tâches domestiques et de responsabilités dans les soins aux enfants et aux personnes âgées, et qui sont elles-mêmes victimes d’un plus grand nombre de cas de violence domestique patriarcale.

Les tensions internationales se sont accrues en raison des menaces de guerre, du chantage et des sanctions des États-Unis contre des pays comme l’Iran, Cuba, la Chine, le Venezuela ou le Nicaragua.

Cette double crise sanitaire et économique va tôt ou tard ouvrir la voie au développement de crises politiques, déjà très prononcées dans de nombreux pays. Cela peut déboucher sur une fermentation révolutionnaire.

Mais seulement la lutte du prolétariat international et de ses alliés peut surmonter ce système de manière révolutionnaire ! Pour cela, nous avons besoin de fortes organisations révolutionnaires et une ICOR forte ! Un système qui a pour but le profit maximum des monopoles et non l’humanité, ses besoins et le respect de la nature appelle à relancer la lutte pour le socialisme ! Le principe directeur du socialisme est de surmonter l’exploitation de l’humanité et de la nature et de développer les forces productives dans l’unité de l’économie et de la santé. Seul le pouvoir de la classe ouvrière garantira ces lignes directrices !

Ce 1er mai, l’ICOR, qui promeut la coordination et la coopération internationales des partis et organisations révolutionnaires dans une perspective révolutionnaire et socialiste, appelle à développer la solidarité, l’organisation et la lutte avec la plus grande énergie et propose la construction d’un Front anti-impérialiste et antifasciste mondial et un programme actualisé pour celui-ci :

  • Une véritable suspension des paiements de la dette nationale imposée aux pays opprimés !
  • Création de nouveaux emplois à grande échelle dans le secteur de la santé et augmentation des salaires dans ce secteur !
  • Luttons pour un changement du système de santé qui place les humains au centre.
  • Renforcement immédiat des mesures de protection pour tous les travailleurs du secteur de la santé et des autres secteurs qui continuent à travailler. Luttons contre l’égoïsme national et la concurrence dans la recherche des causes, le diagnostic et le traitement ! Un débat scientifique compréhensible par les masses !
  • Non à la tentative réactionnaire de déplacer le poids de la crise sur les larges masses et la classe ouvrière !
  • Non aux restrictions des libertés et des droits démocratiques !
  • Arrêt immédiat de toute production actuellement non essentielle dans la société ! Dispense des travailleur.se.s et des employé.e.s de ces industries, avec compensation intégrale du salaire !
  • La production, dont l’entretien est actuellement indispensable, doit être réalisée avec les plus grandes garanties sanitaires possibles, avec la désinfection des machines et des outils et en respectant une distance minimale de 1,5 à 2 mètres !
  • Aide d’urgence de l’État et soins d’urgence pour les enfants, les personnes âgées et les personnes ayant besoin d’aide. Aide d’urgence pour les sans-abri, les réfugiés, les sans-papiers et les personnes en situation précaire ! Mesures de grande envergure pour des soins de santé gratuits, avec de la nourriture et des médicaments pour tous au détriment des profits du gros capital !
  • Renforcez votre activité organisée d’entraide et de solidarité, dans la lutte contre le transfert du fardeau de la crise sur les masses populaires !

RROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !

Pour la fin de toutes les guerres impérialistes d’agression et des blocus contre les peuples opprimés du monde !

POUR UN 1er MAI INTERNATIONALISTE ET LA LUTTE POUR UNE PERSPECTIVE RÉVOLUTIONNAIRE ET SOCIALISTE !

Vive le renforcement de l’union mondiale dans l’ICOR !

Vive le Front anti-impérialiste et antifasciste mondial !

Vivent la santé, la démocratie, la paix, la liberté, le socialisme !

Signataires (état actuel 27/4/2020, d’autres signataires sont les bienvenus)

  1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
  2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
  3. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  5. PCT Parti Comuniste du Togo
  6. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
  7. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
  8. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  10. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  11. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
  12. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
  13. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  14. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
  15. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  16. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  17. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  18. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  19. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  20. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
  21. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  22. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  23. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
  24. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  25. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  26. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
  27. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  28. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
  29. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  30. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  31. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
  32. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  33. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  34. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))

Appel à l’unité d’action des communistes présents et présentes en France

Nous avons rédigé cet appel avec nos camarades de l’UCL, faisant suite à deux lettres ouvertes proposant un travail conjoint des communistes. Nous considérons que la situation actuelle ne nous autorise pas à rester dispersés et désunis. Nous avons, en tant que militants et militantes communistes, une “obligation de moyens” dans le fait de lutter et de chercher, constamment, les moyens de pouvoir progresser et avancer. Nous relançons donc cet appel, et nous invitons celles et ceux qui se retrouvent dans son analyse et ses mots d’ordres à prendre contact avec nous. Ripostons ensemble, construisons ensemble, gagnons ensemble.

21 Avril 2020.

La crise mondiale liée à la pandémie représente la situation la plus grave qu’a connue la planète depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle secoue de fond en comble le monde. Avec plus de la moitié de la population en confinement, elle fournit également l’expérience la plus universelle de l’histoire de l’humanité.

Toujours est-il que cette situation chaotique peut déboucher soit sur une aggravation générale et durable de la situation sur la planète entière, soit sur des perspectives nouvelles de lutte et de victoire pour le mouvement ouvrier, le mouvement des opprimés et opprimées, le mouvement communiste. Nous considérons que cela dépendra de notre action et de notre capacité à travailler ensemble.

Les bourgeoisies préparent leur sortie de confinement. Elles développent des plans pour passer à l’offensive sur les droits sociaux, profiter de la période de trouble pour justifier un durcissement des institutions et de la répression.

La crise sanitaire a de nouveau démasqué les gouvernements et leur vraie nature : des agents serviles des intérêts capitalistes, prêts à sacrifier la santé et la vie des travailleuses et des travailleurs. Elle rétablit également la vérité sur le caractère essentiel du travail des ouvrières et des ouvriers, des agricultrices et des agriculteurs etc. Par opposition, elle rappelle le caractère parasitaire de la grande bourgeoisie, laquelle ne vit que comme un vampire sur le dos de celles et ceux qui, avec la nature, produisent toutes les richesses. Il existe parmi les masses populaires un immense désir de justice sociale, tout comme une immense combativité potentielle. Cependant, l’efficacité de la propagande réactionnaire peut également faire basculer l’issue de la crise en faveur du chauvinisme, du fascisme, de la collaboration de classe.

Nous avons un travail immense à réaliser, quelles que soient nos stratégies.

Le mouvement communiste international peut sortir renforcé de cette épreuve. Le fait de parvenir à réaliser cette tâche immense dépend en partie de la capacité des organisations politiques qui composent ce mouvement de coopérer et de surmonter les écueils pour travailler ensemble.

Nous pensons qu’il est essentiel que, partout où cela est possible, la voix communiste, la voix des intérêts du prolétariat, des classes exploitées, de ceux et celles qui subissent le plus la crise, soit la plus forte possible. Que des fronts unis puissent naître et se renforcer, pour contrer les plans de la bourgeoisie et des impérialistes, mais également pour faire naître ou pour renforcer les forces qui rendront la victoire possible.

Un travail défensif est nécessaire, pour protéger les droits sociaux, économiques et politiques des masses populaires, pour s’opposer à la guerre, au fascisme… dans le cadre de fronts unis les plus larges possibles. Mais également un travail offensif, pour conquérir de nouveaux droits sociaux, économiques et politiques, pour rassembler et organiser largement les masses vers la lutte politique. Une lutte politique pour une nouvelle société, à laquelle toujours plus de travailleuses et de travailleurs aspirent. Cette société ne peut être que le véritable socialisme.

Nous mêmes, membres de l’UCL et de l’UPML, soucieux de collaborer systématiquement, travaillons au sein de la Coordination internationale des partis et organisations révolutionnaires (ICOR). Cette coordination fait partie du Front Uni International construit avec la Ligue internationale de luttes des peuples (ILPS). Nous avons fait ce choix car nous considérons qu’on ne pouvait se contenter de notre activité isolée. Nous respectons les choix stratégiques de toute organisation et le fait qu’elles puissent ne pas souhaiter adhérer à la coordination dans laquelle nous sommes. Ce n’est pas le but de notre courrier mais celui de nous rapprocher pour agir ensemble.

Travaillons ensemble, discutons, rencontrons-nous dans la mesure du possible. On pourrait s’imaginer des campagnes de solidarité commune – au niveau local, régional, national, continental, pour construire une défense et une riposte la plus large possible. Mais faisons un premier pas par cet appel commun !

Nous pensons que les positions à défendre en commun peuvent se résumer simplement autour de constats :

  • Le système de production capitaliste est incapable de répondre aux besoins matériels et culturels de la population. Il est également incapable de pouvoir exister sans ravager la planète et sans exposer l’humanité à de nouvelles pandémies. A terme, il met en péril les possibilités même de survie de l’humanité.
  • L’échec du libéralisme : Même les États les plus ouvertement libéraux ont pris des mesures pour protéger les intérêts de leurs bourgeoisies. C’est une démonstration de plus de la collusion entre États et exploiteurs & exploiteuses.
  • La loi du marché a montré ce qu’elle signifie en pratique : la pénurie pour faire monter les prix, la recherche de la rentabilité maximale, quitte à sacrifier les travailleurs et les travailleuses. Elle génère également des coûts astronomiques pour le matériel médical, dont la production est contrôlée par des monopoles immenses.
  • Le système capitaliste n’est ni réformable ni amendable. Il doit être détruit et remplacé par un système économique, planifié, conçu dans le but de satisfaire les besoins des masses populaires, dans le respect des capacités de régénération de la planète. Place à la société du futur – le socialisme révolutionnaire !

Notre propagande prend vie en lien avec les luttes des masses :

  • Pour un système de santé répondant aux besoins réels et prévisionnels.
  • Aucune législation spéciale du travail et aucun recul du droit du travail durant la crise et après celle-ci.
  • Non à une reprise économique et scolaire sans protection
  • Apporter de l’aide aux plus démunis, protéger et organiser les personnes les plus vulnérables dans un esprit internationaliste.
  • Condamnation et sanctions pour les responsables des victimes, dues à la gestion bourgeoise de la crise sanitaire.
  • Contre la droitisation des politiques, contre la militarisation des appareils d’États et la fascisation. Pour la défense et l ‘élargissement de nos droits et libertés démocratiques. Lutter contre l’action des forces réactionnaires, qui utilisent régulièrement les crises pour faire du prosélytisme ou instiller des idées racistes / réactionnaires.
  • Halte à toutes les guerres de rapine et à toutes les opérations de repartage du monde entre puissances impérialistes.

Au delà de ces tâches immédiates, et en lien étroit avec elles, préparons les luttes à venir dans une période qui va ébranler les bases économiques et surtout politiques d’un système dépassé. On verra des révoltes, des insurrections et des effervescences révolutionnaires naître. La crise engendrera d’énormes souffrances pour les masses, mais aussi des potentialités pour renverser le capitalisme. La bourgeoisie s’y prépare – et nous !? Ces mouvements forts auront-ils une perspective et une direction unifiée ?

  • Parlons-nous entre organisations et mettons ensemble ce que nous avons en commun, sans esquiver le débat sur nos divergences. L’heure est à la coopération, à l’unité d’action !
  • La voix de la révolution socialiste doit se faire entendre. Développons des méthodes et des moyens pour une propagande, pour un débat large sur l’alternative socialiste au niveau de la société. Combattons l’anticommunisme à l’œuvre comme « dernière arme » de la bourgeoise pour défendre son système pourri.
  • Apprenons les uns des autres et soutenons mutuellement nos efforts pour construire une alternative révolutionnaire.

Camarades, travaillons ensemble, agissons ensemble. Le temps du confinement, qui concerne plus de la moitié de la population mondiale, est un temps que nous devons mettre à profit pour préparer l’après-pandémie.

Faisons avancer la lutte du prolétariat, faisons de cette crise sanitaire le point de départ d’une grande victoire politique, d’un nouveau jalon vers le socialisme !

UPML et UCL, membres de l’ICOR

Appel à la construction d’un front uni anti-impérialiste et Anti-faciste international

30 décembre 2019

Construisons le front uni anti-impérialiste international contre le pillage impérialiste, le terrorisme d’État, la fascisation, le fascisme, l’intervention militaire étrangère, la subversion et les guerres d’agression! Pour la libération nationale et sociale, la démocratie et le socialisme !

La crise économique et financière mondiale de 2008 a servi d’agent incendiaire à la lutte pour le repartage du monde. L’impérialisme américain agressif et anti-populaire reste la puissance impérialiste la plus forte et le principal fauteur de guerre. Cependant, un monde multipolaire est apparu.

La concurrence inter-impérialiste s’intensifie. Toutes les puissances impérialistes poussent agressivement en avant dans la bataille pour la suprématie sur les ressources et la main-d’œuvre bon marché, les marchés, les domaines d’investissement et les sphères d’influence. Une lutte acharnée pour le repartage du monde fait rage parmi les grandes puissances impérialistes. Le danger de guerre mondiale s’accroît.

De nouvelles puissances sont apparues tandis que d’autres régressent. C’est la loi du développement inégal. La conséquence inévitable dans les conditions de l’impérialisme est une concurrence inexorable entre les puissances impérialistes. Elles ne sont unies que dans leur exploitation et leur oppression du prolétariat et des êtres humains du monde, donc dans leur hostilité face à la lutte de libération des masses exploitées et opprimées, en particulier la classe ouvrière révolutionnaire et les partis révolutionnaires du monde.

Dans ce contexte, il est temps de créer une force qui s’oppose à ce système impérialiste mondial de façon organisée et par son unification croissante: dans un front uni anti-impérialiste contre le pillage impérialiste, les contraintes néo-libérales, le terrorisme d’État, le racisme, la fascisation, les interventions militaires étrangères et les guerres d’agression – pour la libération nationale et sociale, la démocratie, la liberté et le socialisme ! Il est temps que le prolétariat opprimé et les peuples de ce monde, avec leurs mouvements spécifiques et nationaux, se joignent à ce mouvement planétaire, commun, croissant et tourné vers l’avenir.

L’éclaircissement sur le caractère de l’impérialisme, la discussion des changements dans le système impérialiste mondial et le consensus, les décisions et les justes conclusions pour la stratégie et la tactique des forces démocratiques du monde sont les tâches fondamentales du front uni anti-impérialiste.

Partout dans le monde, comme en Ukraine, en Syrie, au Yémen, au Venezuela, en Asie de l’Est et ailleurs, la bataille impérialiste pour la domination du monde est menée sur le dos des peuples. La tendance générale à la préparation impérialiste de la guerre exacerbe le danger de guerre. Elle se manifeste de plus en plus dans la montée de mouvements fascistes, dans les guerres commerciales, l’armement massif, les manœuvres militaires à grande échelle, par les provocations ciblées, les menaces d’invasion, les conflits locaux jusqu’à la confrontation directe des pays impérialistes et finalement jusqu’au danger imminent d’une IIIe guerre mondiale.

Le front uni anti-impérialiste doit être un front uni antifasciste. Les dirigeants fascistes ou fascisants comme Trump, Erdoğan, Modi ou Bolsonaro, mais aussi le développement vers la droite des gouvernements et des partis bourgeois dans la plupart des démocraties bourgeoises ainsi que la fascisation des appareils d’État doivent être rejetés et arrêtés avec détermination et de façon combative. Cette tâche est urgente.

L’impérialisme c’est la réaction sur toute la ligne. Le front uni anti-impérialiste met donc à l’ordre du jour la lutte pour la préservation et l’extension des droits et libertés démocratiques. Nous visons l’anticommunisme des dirigeants qui tente de discréditer le socialisme comme alternative à l’impérialisme aux yeux des masses.

Sous le règne du néolibéralisme et du terrorisme d’État, les ouvrières et ouvriers du monde souffrent de conditions d’exploitation et d’oppression toujours pires. Dans l’impérialisme, les forces productives révolutionnaires, malgré tous les progrès sociaux et techniques, se transforment finalement en leur contraire. Il y a des grèves quotidiennes dans tous les continents, qui sont de plus en plus liées aux luttes populaires des larges masses. Mais ces luttes sont encore en grande partie isolées, se déroulent dans le cadre national et sans l’échange suffisant d’informations et sans le soutien mutuel des révolutionnaires et des ouvriers dans le monde entier. Seule une classe ouvrière internationale unie et mobilisée, avec le prolétariat industriel moderne en son centre, peut affronter le système impérialiste mondial et devenir une force supérieure! La classe ouvrière internationale doit être l’épine dorsale et la force dirigeante du front uni anti-impérialiste.

Le prolétariat mondial cherche et a besoin de l’alliance avec tous les peuples opprimés du monde – les paysans pauvres, peuples indigènes, femmes, jeunes, réfugiés, travailleurs migrants, minorités et tous ceux qui luttent pour la démocratie et la liberté. Les luttes de libération dans de nombreux pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, les luttes de libération des peuples philippin, kurde, palestinien et autres ont un adversaire impérialiste commun: le capital financier international, et elles exercent une influence révolutionnaire et un rayonnement tourné vers l’avenir. Leurs expériences doivent être mises à la disposition de tous les exploités et opprimés du monde!

La surexploitation de la nature accélère la transition vers une catastrophe environnementale planétaire qui met en danger les bases d’existence de l’humanité. Les ouvrières et ouvriers sont particulièrement touchés par les conditions de travail qui mettent leur santé en danger; les petits agriculteurs, les travailleurs agricoles et d’autres groupes importants de la population sont également gravement touchés par les inondations, les ouragans et les sécheresses. La lutte pour l’emploi, de meilleures conditions de travail ou des salaires plus élevés doit être combinée et coordonnée avec la lutte pour sauver l’environnement de l’économie de profit capitaliste effrénée!

Des milliards de femmes particulièrement opprimées doivent combiner leur lutte pour l’égalité des droits, contre l’empreinte patriarcale-féodale des sociétés, pour la libération de la femme avec la lutte anti-impérialiste et le mouvement ouvrier et révolutionnaire.

La jeunesse du monde voit son avenir menacé. Elle est souvent au premier plan des luttes de masse. Son énergie et son dynamisme doivent être renforcés par une conscience anti-impérialiste claire et sa formation en tant que combattants inébranlables pour l’avenir.

Nous appelons à relier la création du front uni anti-impérialiste avec un débat sur la stratégie concernant la manière dont il faut lutter pour une société libérée de l’exploitation et de l’oppression. Nous supposons que de nombreuses forces participantes considèrent le socialisme comme une alternative.

Combattons l’impérialisme! À bas le pillage impérialiste, le terrorisme d’État, la fascisation de l’État, le fascisme, les interventions militaires étrangères, la subversion et les guerres d’agression!

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!

Pour la libération de l’humanité de l’exploitation et de l’oppression – pour la libération nationale et sociale, la démocratie, la liberté et le socialisme !