Catégorie dans Prolétaire Debout !

Soutien au peuple kurde contre la guerre d’agression de la Turquie contre Efrin!

Qui sont les véritables terroristes et leurs soutiens ?
Janvier-Février 2018

 

Prétextant la « guerre contre le terrorisme », le président turc Erdogan justifie l’entrée massive de ses troupes en Syrie depuis le 19 janvier à Efrine. Il attaque les Forces démocratiques syriennes dans lesquelles se trouvent les organisations les plus progressistes de la région qui ont vaincu l’Etat islamique et libéré Rojava, la région à majorité kurde de la Syrie. Au 23 janvier, 72 avions turcs avaient bombardé la région et ça continue. (L’armée russe contrôle le ciel syrien).

 

Pour le régime fasciste turc qui a déjà détruit 4 000 villages en Turquie, l’ennemi principal est la nation kurde qui demande seulement d’être reconnue. La France et l’Angleterre ont écrit et signé le traité de Sèvres (1920) prévoyant la constitution d’un Kurdistan. Mais pour maintenir leur influence elles ont organisé la dislocation de sa population sur 4 pays (la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran).  Comme vis-à-vis de la Palestine, elles sont responsables avec la Turquie, l’Iran, les USA et la Russie de l’exploitation, de l’oppression, de l’émigration et des guerres au Proche Orient.

Convoi de tanks turcs à la frontière syrienne


Les USA, la Russie, la France
protestent verbalement, mais le régime fasciste d’Erdogan peut compter sur eux ! Ils sont complices ! L’Allemagne fournit des tanks. La coopération militaire turque avec les djihadistes d’Al Qaïda, l’attaque de l’intégrité de la Syrie, les massacres parmi la population et l’écrasement des forces populaires progressistes – tout cela sont des « détails » sans importance pour les puissances impérialistes.

 

Aujourd’hui toutes ces forces réactionnaires présentes ou intervenantes dans la région, Bachar El Assad compris, se concertent pour arracher leur autonomie aux mouvements populaires syrien et kurde et les anéantir. RÉSISTANCE !

 

Un pacte de solidarité entre le peuple kurde en lutte et l’ICOR, la Coordination internationale des organisations révolutionnaires a déjà été conclu en 2014 : Soutien à la lutte de libération du peuple kurde, soutien à la reconstruction de la ville de Kobanế libérée de Daesh surtout par les YPG/YPJ, lutte commune pour abattre le système impérialiste mondial.

 

L’Union Prolétarienne ML  appelle toutes les forces démocratiques, solidaires et révolutionnaires à protester contre la guerre d’agression contre Efrin !

Reconnaissance des droits du peuple kurde contre l’agression impérialiste du gouvernement turc et de ses alliés !

Retrait de toutes les troupes françaises de l’étranger !

 

Solidarité avec les réfugiés et les immigrés ! C’est le capitalisme qu’il faut jeter à la rue !

Déclaration janvier 2018

 

A Nantes, Lyon, Marseille, Toulouse, Menton, à la frontière italienne etc. une lutte admirable se développe pour défendre le droit au logement et au séjour des sans-papiers.
Ces luttes semblables à travers la France témoignent de la sordide réalité de la politique « ni gauche – ni droite» de Macron : une politique au service du grand capital, stigmatisant les immigrés, victimes de cette politique.

 

Plus de 60 millions de gens sont en fuite dans le monde entier. Ce flux migratoire est une conséquence inévitable du système impérialiste en crise ! Crises économiques, crises écologiques, misère et famines, guerres et oppression forcent des millions de personnes à s’exiler !

La guerre en Syrie montre comment les puissances impérialistes essaient de profiter de la lutte des masses pour la liberté et la démocratie pour se repartager les sphères d’influence dans le Proche et le Moyen Orient. Selon les Etats-Unis et les impérialistes de l’Union Européenne – la France en premier- Assad en Syrie doit être renversé. De son côté, la Russie réagit et intervient pour appuyer Assad  et ses propres intérêts impérialistes. D’autres forces ascendantes y interviennent également : Turquie, Arabie Saoudite, Iran etc. – en partie par l’intermédiaire de mercenaires fascistes à leur solde : Al Nostra, Al Quaida ou l’Etat Islamique.

 

Le grand capital jouit d’une liberté illimitée. Il fait la guerre autour du globe pour s’enrichir toujours davantage, les usines sont délocalisées dans les pays à bas coût, les monopoles agro-industriels anéantissent les structures locales et l’économie des pays dépendants. Ce n’est pas le prolétariat de France qui profite de ces guerres et de cette concurrence.

 

L’Union Européenne passe des accords avec des dictateurs comme Erdogan en Turquie et en Libye pour « retenir » les réfugiés par centaines de milliers. En Libye, le trafic d’esclaves est la conséquence de la fermeture concertée des frontières entre les Etats impérialistes du Nord et les Etats dépendants du Sud. Seule une infime partie des millions de réfugiés arrivent en Europe. Plus de 40 000 réfugiés se sont noyés dans la Mer Méditerranée depuis l’an 2000.

Dans la prochaine loi sur l’immigration, prévue début 2018, Macron s’annonce plus dur selon ses propres mots : « Nous reconduisons beaucoup trop peu ». Macron veut accélérer les procédures et expulser rapidement. Il veut rallonger les délais de privation de liberté  (la retenue pour vérification et de rétention administrative). En faisant l’amalgame entre réfugiés, criminels, violeurs et terroristes, le gouvernement utilise les migrants comme boucs émissaires d’une politique réactionnaire.  Incapable de parer à l’urgence sociale, l’État jette à la rue des enfants et poursuit pour « délit de solidarité » les personnes qui leur viennent en aide. L’État met en œuvre le programme du FN en demandant explicitement aux préfets de faire le tri dans les centres d’hébergements entre titulaires d’un titre de séjour et ceux qui n’en ont pas.  Mais cette énième tentative pour résoudre la crise de la politique bourgeoise en chargeant les réfugiés échouera. Rien ne peut empêcher les gens de fuir la guerre et la misère !

            Outre le caractère de ces mesures racistes d’Etat, la crise humanitaire des migrants à la rue est aussi celle de la crise du logement. Les politiques bourgeoises successives de « gauche » et de droite ont marchandisé à outrance le besoin universel de se loger. Par les cadeaux fiscaux aux plus favorisés, ils ont fait du logement un investissement lucratif, particulièrement dans les grandes villes où les capitalistes se livrent à la spéculation foncière.

 

            S‘indigner est juste, mais il faut voir plus loin ! Chercher les vrais responsables : l’État bourgeois et le capital financier. Aujourd’hui  luttons contre cette politique antisociale et fascisante, résistons pied à pied dans nos quartiers, sur nos lieux de travail et d’études. Construisons dans ces luttes anti-capitalistes un large front pour en finir avec ce système en crise !

            Solidarité avec le mouvement autour des sans-papiers, mineurs et adultes, et mal-logés. Nous appelons à rejoindre ce combat démocratique et de classe. Pour nous, les réfugiés ne sont pas des demandeurs d’aumône, ils sont nos frères de combat dans une lutte pour une société libérée de l’exploitation et de l’oppression — pour le véritable socialisme.

Nous soutenons et appuyons toutes les initiatives pour unifier les différentes luttes à travers la France qui réclame l’égalité des droits !

 Nous exigeons :

La régularisation de tous les sans-papiers !

Le droit au travail, au logement, à l’école.

Un toit pour tous !
Unité avec toutes et tous les mal logé-e-s, pour un logement digne.

La scolarité gratuite et obligatoire pour tout mineur !

Défendons un avenir pour la jeunesse jetée à la rue.

Fermeture des centres de rétention ! A bas le «délit de solidarité»!

Pour la liberté de circulation et d’installation.

 Retrait des troupes françaises de l’étranger !

 

 Prolétaires et opprimés de tous les pays, Unissez-vous !

Faisons échouer le gouvernement du MEDEF

 En Pologne, Macron a déclaré : « le peuple français déteste les réformes. ».
Il a raison ! Oui, nous détestons les réformes réactionnaires, dictatoriales !
En France comme ailleurs, le monde du travail ne veut pas de réformes à la Reagan, à la Thatcher, à la Schroeder, à la Trump.

Faisons échouer le gouvernement du MEDEF !

Nous disons NON aux réformes en faveur du capital, des millionnaires, des riches. Nous n’acceptons pas leurs mensonges, leurs trucages. Les réformes dictées par ces gens-là, depuis des dizaines d’années, c’est l’organisation du chômage, le chantage à l’emploi pour réduire nos droits, nos salaires et nos moyens de vivre.

Croire à la fin du chômage sous le régime capitaliste, c’est « croire au paradis ».

Oui, on veut des réformes quand elles sont en faveur du monde du travail, en faveur de la lutte commune comme en 36, en 45, en 68 ! Si nous défendons les droits des travailleurs contenus dans le code du travail, obtenus par 2 siècles de lutte de la classe ouvrière, nous ne sommes pas des conservateurs, nous avons choisi notre camp.

Ce gouvernement de l’ex-banquier Macron élu avec 17% des inscrits représente bien cette minorité du capital financier international : un premier ministre lié à Areva (le nucléaire), des ministres de l’économie et du budget – tous LR ; une ministre du travail ex-DRH chez Dassault et Danone, un porte-parole Castaner venant de la BNP, etc. Plus de 100 patrons et cadres élus députés.

La grande majorité des ouvriers et employés s’en méfie ou le rejette.

Si on veut partager les richesses, alors il faut posséder et maîtriser collectivement les moyens pour les produire, donc arracher aux capitalistes leur pouvoir politique, économique et leurs outils de propagande.

 

 

A l’Union Prolétarienne marxiste-léniniste, nous sommes partisans d’une révolution  internationale  pour mettre fin à l’exploitation et l’oppression.

 

Le capitalisme a fait son temps !

                                                                                                                  …./…

 

 

Quelle Révolution ?

 

La seule révolution qui s’impose, ce n’est pas celle de Macron, elle est sociale et politique. C’est la prise du pouvoir politique par le prolétariat pour le socialisme ; c’est lui qui doit décider quoi produire et comment, sans maltraiter les hommes ni gaspiller les richesses naturelles. Pas de production inutile, mais selon nos besoins, pas pour le profit.

Aujourd’hui les ouvriers, les employés et autres travailleurs maîtrisent des processus complexes de production avec des machines automatisées. Cette productivité très importante  permettrait de satisfaire les besoins de l’humanité. Mais les actionnaires, les hauts dirigeants des entreprises et de l’Etat recherchent seulement le profit maximum. Ils n’apportent rien à l’effort collectif. On peut donc se passer d’eux. Ils maintiennent et renforcent, avec la loi Travail et les toutes les Ordonnances, les rapports de production d’un autre âge : des rapports d’exploitation et d’oppression. C’est l’esclavagisme moderne à l’échelle mondiale.

 

 

Réforme ou révolution ?

 

Les mouvements de résistance au capital sont importants, qu’ils soient politiques, syndicaux ou sociaux. Mais ils répondent imparfaitement  à la question : que faut – il changer ? Souvent les  directions syndicales dont l’entreprise ferme se démènent pour maintenir une activité mais sans se préoccuper de lutter pour le maintien de tous les emplois. Mais à GM&S à la souterraine, les travailleurs ne se sont pas contentés de rechercher un nouvel exploiteur. Ils mènent une lutte « révolutionnaire » pour la réintégration de tout le personnel !

Dans la France Insoumise, au PCF, à LO ou au NPA coexistent différents courants. Aucun ne propose de préparer le renversement du pouvoir politique et économique du capital. Le projet de Mélenchon d’une 6° république ne touche pas à la nature du système économique ; à la propriété des entreprises. L’exploitation et l’oppression resteraient. Vu le poids des monopoles capitalistes, la bourgeoisie resterait au pouvoir.

Nous ne copions personne et nous ne rêvons pas ; mais la révolution d’Octobre 1917 dont nous fêtons cette année le centenaire et la révolution chinoise prouvent la nécessité première de la prise du pouvoir par le prolétariat. Elle est un préalable indispensable pour opérer un changement réel pour les travailleurs et les peuples opprimés dans le monde en organisant la dictature de classe sur la bourgeoisie.

 

La politique de l’UPML, c’est :

*C’est la lutte pour définir la société que nous voulons, fondée sur la solidarité des travailleurs, l’internationalisme et la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme.

  • santé et formation gratuites pour tous,
  • travail et logement garantis pour tous.
  • réduction du temps de travail = du temps libre pour la gestion et la réorganisation de la société,
  • coopération internationale des travailleurs.
  • unité entre travail manuel et intellectuel, entre ville et campagne, entre homme et femme.
  • sauvegarde des conditions naturelles indispensables à l’existence de l’humanité.
  • C’est la lutte pour la paix en soutenant les peuples opprimés contre les forces impérialistes.

*Aujourd’hui, le maillon à saisir c’est la lutte pour reconstruire le Parti de la révolution sociale et du communisme véritable, contre le réformisme et le parlementarisme bourgeois — en tenant compte des erreurs du passé.