Sur la Journée Internationale de lutte pour la libération des femmes

www.icor.info                                                                          12 février 2021

Résolution de l’ICOR sur la Journée internationale de lutte pour la libération des femmes 2021

Il y a 150 ans, en mars 1871, le prolétariat parisien renversa pour la première fois l’ancien pouvoir et établit un nouveau pouvoir, le premier État des travailleurs. La Commune de Paris était « le glorieux fourrier d’une nouvelle société ». Les femmes étaient des atouts, elles étaient parmi les plus courageuses des combattantes aux barricades ! La Commune a jeté les premières graines d’une véritable libération des femmes, a créé des emplois en usine pour leur indépendance financière, des écoles professionnelles industrielles pour les filles, une loi sur le divorce, a traité les enfants légitimes et illégitimes sur un pied d’égalité. Elle a publié un décret pour l’égalité des femmes. L’organisation de femmes indépendante « Union des femmes » était membre de l’Internationale. Jusqu’à ce jour, la Commune de Paris trace la voie des grandes révolutions socialistes ultérieures et de la lutte pour la libération des femmes.

Les femmes travailleuses sont doublement opprimées et doublement exploitées dans ce système capitaliste parce qu’elles sont des travailleuses et parce que ce sont elles qui sont responsables des travaux ménagers, des soins à leurs enfants, à leur partenaire et aux personnes à leur charge – tout ce que l’on subsume sous « travaux ménagers » non rémunérés. En réalité, rien de tout cela n’est une affaire privée pour les femmes ! Ce sont des tâches pour la société dans son ensemble ! Elles doivent être résolues et organisées en conséquence. Là aussi, la Commune de Paris a ouvert la voie ! Dans ce système, en revanche, leur corps devient une marchandise, comme par l’exploitation à des fins sexuelles et la traite des êtres humains. Chaque jour, partout dans le monde, des femmes sont violées, mutilées, violantées dans la rue, dans leur maison, assassinées simplement parce qu’elles sont des femmes. En bref, ce système est basé sur des relations familiales et sociales patriarcales qui trouvent leur origine dans la propriété privée. Une politique particulièrement misogyne est menée par la réaction islamiste.

L’ICOR encourage la lutte pour la libération des femmes en liaison avec la lutte pour la libération nationale, la révolution prolétarienne, la véritable démocratie et le socialisme aussi bien dans les pays impérialistes que dans les pays dépendant de l’impérialisme. Elle promeut le rôle des femmes dans les mouvements politiques et les partis révolutionnaires ! Elle invite donc les organisations internationales de femmes à participer à la construction du Front uni anti-impérialiste international contre le fascisme et la guerre.

Dans la pandémie de Corona, en interaction avec la crise économique et financière mondiale, l’impérialisme montre son vrai visage. L’économie du profit est incompatible avec une protection durable de la santé de la masse de la population. Sur le fond de la crise de Corona qui s’étend de façon incalculable, de millions de personnes affamées, de systèmes de santé qui ne fonctionnent pas, de la destruction massive d’emplois, de la pauvreté généralisée, une tendance accélérée vers une crise sociale globale du système impérialiste mondial se développe avec des mouvements de masse, des grèves, des protestations dans lesquelles les femmes jouent un rôle important. Les forces s’accroissent et se renforcent qui poursuivent la voie commencée par la Commune de Paris et emboîtent le pas des femmes combattantes courageuses.

D’autant plus il est temps aujourd’hui de faire connaître et d’ancrer la Commune de Paris et ses enseignements auprès de la masse des femmes : Que ce soit en Inde où neuf grèves générales ont eu lieu pendant un an, la dernière avec 250 millions de participants. Où des paysans de tout le pays se rebellent avec mépris de la mort contre les lois du gouvernement fasciste Modi. Et les femmes qui travaillent dans le secteurs de la santé, de la garde d’enfants et comme cuisinières s’y joignent. Les paysannes luttent également contre leur manque de droits, car elles peuvent travailler la terre mais ne pas la posséder. Comme au Bangladesh où les ouvrières du textile se battent depuis des mois pour des salaires non payés et contre les licenciements. Ou en Afrique du Sud où 59 % des jeunes sont au chômage et où une grève générale contre la corruption, répercutant le fardeau de la crise sur les travailleurs, et contre la violence sexiste, a été largement suivie par les masses. En France, où les luttes de masse s’opposent au président Macron quand il pousse à la fascisation de l’appareil d’État, et est incapable de lutter contre la pandémie de Corona, et où les femmes révolutionnaires s’apprêtent à célébrer les 150 ans de la Commune de Paris. Ou dans des pays comme le Pérou, l’Équateur, le Brésil – où, parfois, les morts du coronavirus ne sont même plus enterrés et où les femmes prennent en charge l’aide sociale et l’assistance mutuelle au mieux de leurs capacités et font partie de la lutte contre le gouvernement.

Il est d’une importance stratégique que le mouvement combatif international des femmes devienne l’allié du prolétariat mondial et que les femmes dans les partis révolutionnaires jouent leur rôle avec confiance. Toutes les contradictions du système capitaliste-impérialiste s’aggravent par la crise économique et financière internationale, s’exacerbant par la pandémie de Covid 19. La contradiction entre les forces productives internationalisées et les rapports capitalistes de production appelle une solution. Ce que la Commune de Paris a commencé, ce que la révolution d’Octobre socialiste et la révolution socialiste dans la Chine de Mao Zedong en lutte contre l’oppression féodale, arriérée ont continué, ce que les pays à l’époque socialistes ont essayé et réalisé – tout cela est aujourd’hui sur l’agenda de l’histoire mondiale : la libération des femmes dans des pays libérés, démocratiques et socialistes.

Luttons au niveau transnational et ensemble, femmes et hommes, au sein de l’ICOR et du Front uni pour la libération des femmes, la liberté, la démocratie et le socialisme !

Signataires (en date du 23/2 2021, d’autres signataires sont possibles):

  1. UPC-Manidem   Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
  2. CPK   Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  4. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  5. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  6. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
  7. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  8. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  9. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  10. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
  11. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
  12. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
  13. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
  14. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  15. БРП(к)   Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
  16. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
  17. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  18. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
  19. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  20. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  21. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  22. UMLP   União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
  23. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  24. VZDOR   VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
  25. TKP-ML   Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
  26. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  27. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  28. UoC   Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
  29. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  30. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  31. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  32. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  33. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)

Résolution ICOR. Solidarité. Contre la vague brutale de répression anticommuniste aux Philippines

Résolution ICOR

Depuis 52 ans, le mouvement révolutionnaire aux Philippines, sous la direction du Parti communiste des Philippines (CPP), mène la lutte justifiée pour la libération nationale et sociale. Le régime fascisant de Duterte aux Philippines agit contre lui avec une terreur croissante, en qualifiant de « terroristes » les organisations de libération et leurs représentants et en les diffamant, en assassinant des représentants de premier plan, en tuant et en persécutant les militants des mouvements pour les droits de l’homme, des femmes et des jeunes ainsi que des syndicats. Avec des méthodes de terreur et une fascisation croissante de l’appareil d’État, le régime Duterte veut réprimer le déclenchement d’une crise qui touche la société dans son ensemble. Mais aux Philippines aussi, la crise économique et financière mondiale s’intensifie en corrélation avec la crise du coronavirus, et la recherche d’une véritable alternative sociale par les masses ne cesse de s’accroître.

La diffamation de la lutte de libération en tant que terroriste est anticommuniste et criminalise les cinq décennies de lutte de libération aux Philippines et la résistance armée du peuple philippin.

Duterte a commencé son règne en déclarant une prétendue guerre aux drogues, ce qui a conduit, sous ce drapeau trompeur, à plus de 30 000 meurtres illégaux et à des dizaines de milliers d’autres arrestations. Par ces méthodes contre-révolutionnaires le gouvernement Duterte tente de réprimer le mouvement de libération et de le faire taire. Juste avant la fin de l’année 2020, neuf militants indigènes ont été assassinés de manière coordonnée et sanguinaire dans la ville de Capiz, sept syndicalistes ont été arrêtés. Au début de son mandat, il a très tôt annoncé qu’il organiserait des négociations de paix avec le NDFP, mais ceux-ci ont été abandonnées en 2017 et, à la place, on a commencé à tuer les communistes en masse. Il est très urgent de renforcer la solidarité internationale contre cette répression anticommuniste agressive.

  • L’ICOR condamne le dénigrement anticommuniste de la lutte de libération des Philippines, du CPP et du NDFP, comme étant terroriste.
  • Elle exige du gouvernement philippin qu’il cesse de violer le droit international et de réprimer la lutte de libération !
  • Elle exige la mise hors la loi internationale du régime Duterte et
  • que les organisations CPP et NPA (New Peoples Army) soient retirées des listes de terroristes des États-Unis, de l’UE, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni.
  • Reprise des négociations de paix entre le gouvernement philippin et le NDFP.
  • La solidarité à l’échelle mondiale avec la lutte du peuple philippin pour la libération nationale et sociale est nécessaire !

Signataires (en date du 02/02 2021, d’autres signataires sont possibles):

  1. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
  2. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
  3. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
  4. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  5. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  6. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  7. PCT Parti Comuniste du Togo
  8. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  9. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
  10. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  11. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  12. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  13. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
  14. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
  15. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
  16. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
  17. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  18. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
  19. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  20. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  21. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  22. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  23. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  24. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  25. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
  26. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
  27. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  28. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  29. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  30. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  31. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  32. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  33. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  34. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  35. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

Résolution de l‘ICOR

Commémorons l’assassinat de Lumumba (1925 – 1961) d’il y a 60 ans

Soixante années se sont écoulées depuis l’assassinat de Patrice Emery LUMUMBA le 17 janvier 1961. Il a été le premier Premier ministre de la République démocratique du Congo après l’indépendance de la Belgique. Il a été arrêté par Mobutu deux mois et demi après son entrée en fonction et a été assassiné quelques mois plus tard par la CIA avec la participation des services de renseignement belges. Il a été un des grands dirigeants du mouvement de libération en Afrique qui a lutté avec intransigeance contre le colonialisme et le néocolonialisme, deux formes de domination impérialiste. L’élimination physique de P.E. LUMUMBA fait partie des stratégies des puissances financières dont le but est de détourner les peuples africains de la voie de l’émancipation totale du joug de l’oppression et de l’exploitation capitalistes par les grands monopoles, le capital financier, les pays impérialistes et leurs institutions.

Depuis l’assassinat de Patrice Emery LUMUMBA jusqu’à ce jour le peuple congolais ne s’est jamais résigné, et ce malgré un tribut très lourd qui dépasse des dizaines de millions de victimes, en terme de vies humaines. Aussi grâce aux enseignements de LUMUMBA, le peuple congolais a réalisé qu’il ne mettrait fin au pillage de ses richesses et à l’oppression que par une lutte systématique et organisée contre l’impérialisme. C’est de cette façon qu’il arrivera à mobiliser sa classe ouvrière, ses femmes et ses hommes issus des campagnes et des villes et en particulier aussi la jeunesse.

C’est ainsi, qu’il réussira à se doter d’un ordre social nouveau susceptible de le défendre et de lui procurer une vie digne. C’est pourquoi l’ICOR appelle les forces révolutionnaires et progressistes à travers le monde de soutenir le peuple congolais dans sa lutte pour l’émancipation, et surtout de le soutenir dans la construction d’un parti révolutionnaire capable de pérenniser l’esprit de lutte amorcée par Patrice Emery LUMUMBA.

Vive la solidarité internationale !

En avant avec l’ICOR !

Signataires (en date du 29/1 2021, d’autres signataires sont possibles):

  1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
  2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
  3. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  5. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  7. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
  8. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  10. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  11. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
  12. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
  13. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
  14. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
  15. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  16. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
  17. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  18. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  19. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  20. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  21. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  22. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  23. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
  24. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
  25. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
  26. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  27. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  28. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  29. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  30. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  31. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  32. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  33. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  34. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

Message de salutations de la direction régionale nord du MLPD à l’UPML et les ouvriers et salariés en France

pour la journée nationale d’action et de grève « Pas de licenciements », le 17/09/20

Chers collègues, chers camarades,

Nous vous souhaitons plein succès pour la journée d’action et de grève des différents syndicats du 17 septembre 2020 en France! Nous savons par les collègues d’Airbus et de PAG du nord de l’Allemagne qu’ils considèrent leurs journées d’action du 8 juillet et du 8 septembre de cette année comme le début de nouvelles actions contre le transfert du fardeau de la crise sur les travailleurs et leurs familles.

Face aux conséquences de la crise économique et financière mondiale, qui s’est déjà développée en 2018 – longtemps avant la crise de corona, une discussion de masse s’est développée parmi les travailleurs au sujet de la revendication d’une semaine de 30 heures avec compensation de salaire intégrale en Allemagne. Mathématiquement, cela créerait ou garantirait rien que dans le Groupe Airbus 30 000 emplois. Le conseil directeur d’Airbus veut briser le tabou des licenciements massifs si les travailleurs ne partent pas volontairement avec une prime de départ. Il souhaite réduire de moitié le nombre de nouveaux apprentis en Allemagne en 2021. Il veut seulement accepter une réduction des heures de travail avec perte de salaire. Afin de mettre les travailleurs au pied du mur, un harcèlement massif a commencé chez Airbus. Les travailleurs ne peuvent pas accepter cela! Nous devons imposer cette revendication contre le chômage de masse au détriment des profits. Cela exige une lutte dure internationale dans tout le groupe, qui comprend également les travailleurs américains et chinois et qui fraternise avec les travailleurs de Boeing.

Créer des liens entre les salariés au niveau international pour cela, est une tâche nécessaire ! Nous sommes heureux que l’UPML aussi, en tant qu’organisation de l’ICOR (Coordination Internationale d’organisations et de partis révolutionnaires), s’engage avec nous, le MLPD, à établir de tel liens

Lorsqu’il s’agit d’actions de grève, les travailleurs allemands utilisent le slogan « Lutter comme en France ! ». Nous apprenons mutuellement des luttes dans les pays différents. Nous devons renforcer nos syndicats pour de telles luttes, il faut qu’ils deviennent des organisations de combat pour les intérêts de la classe ouvrière. Et ;

De telles luttes ont besoin de perspective ! Les discussions sur ce sujet ont besoin du mouvement « Aucune chance à l’anticommunisme! »

De plus en plus de gens sont à la recherche d’une alternative sociétale. Le système impérialiste mondial n’ aucune alternative à offrir à l’humanité, il titube de plus en plus vite dans une crise touchant toute la société. Le MLPD représente l’objectif des états socialistes unis du monde, d’un monde libéré d’exploitation et d’oppression de l’homme et de la nature. Alors, le dépassement de la pandémie de corona et des crises à tous les niveaux du capitalisme serait soluble.

Nous soutenons votre lutte et l’union internationale et nous vous souhaitons plein succès ! Mettons fin à l’oppression et à l’exploitation des humains et de la nature.

Vive la solidarité internationale! Salutations cordiales de Hambourg !

Uwe Wagner pour MLPD Direction régionale nord du MLPD 14.9.20, Stresemannstraße 220; 22765 Hamburg; Allemagne

Nord@MLPD.de

Biélorussie

Déclaration commune de trois organisations de l’ICOR: de Biélorussie « Coin Rouge », de la Russie «Plate-forme Marxiste-Léniniste» et de l’Ukraine «Conseil de Coordination du Mouvement Ouvrier», le 31.08.2020

« Pour le moment, il s’agit de la chute de Loukachenko »

Le 9 août 2020, les élections présidentielles régulières ont eu lieu en République de Biélorussie. La campagne électorale a été caractérisée par le fait que les personnages les plus importantes, susceptibles d’influencer le résultat des élections, ont été exclues du champ politique. Les personnes suivantes ont été arrêtées: le candidat à la présidentielle Viktor Babariko, le chef de cabinet de l’une des candidates, et Sergueï Tikhanovskyle, mari de Svetlana Tikhanovskaïa,. La Commission électorale centrale n’a pas compté plus de la moitié des signatures recueillies pour le candidat à la présidentielle Zepkalo, de sorte qu’il n’a pas été enregistré.

Pendant la campagne électorale, les autorités ont activement empêché les candidats de communiquer avec leurs électeurs en limitant le temps et le nombre de lieux de communication entre les candidats et leurs électeurs. Des arrestations sélectives de citoyens lors des rassemblements électoraux ont eu lieu.

Suite à l’annonce des résultats préliminaires des élections le 9 août 2020, un rassemblement pacifique de citoyens, voulant protester contre la fraude électorale, a été brutalement réprimé par la police spéciale et des troupes du ministère de l’Intérieur avec des balles en « caoutchouc », des grenades éclair et des canons à eau. Des collaborateurs du ministère de l’Intérieur ont dirigé des voitures sur les manifestants et leur ont tiré dessus. La première nuit après les élections, environ trois mille citoyens ont été arrêtés dans diverses villes biélorusses, principalement dans la capitale de la République. Parmi eux se trouvaient de nombreux journalistes, entre autres aussi de la Fédération de Russie et de l’Union européenne, qui étaient venus pour rendre compte du déroulement des élections en Biélorussie. Afin de limiter la diffusion des informations sur les événements dans les rues et la possibilité de mobilisation et d’auto-organisation des citoyens, les autorités ont désactivé Internet, y compris les serveurs proxy et VPN.

L’affrontement entre les citoyens et la milice a duré trois nuits. Pendant cette période, plus de 7 000 citoyens ont été arrêtés, dont de nombreux journalistes, des ouvriers et des militants de divers partis et mouvements, y compris des militants de gauche. L’accès à l’information a été et est toujours fortement restreint. Des centaines de personnes ont été blessées à des degrés divers. Trois personnes ont été tuées : Alexander Taraikovsky – abattu par la milice près de la station de métro Pushkinskaya à Minsk ; Alexander Vichor – battu à mort par des policiers à Gomel, et Gennady Schutow – d’une balle dans la tête à Brest. Plus de 10 personnes sont actuellement portées disparues.

Après la libération des prisonniers, il s’est avéré que les gens avaient été torturés, battus, abusés sexuellement aux postes de police, qu’ils n’avaient pas été autorisés à utiliser les toilettes, ils n’étaient pas autorisés à aller aux toilettes, n’avaient pas reçu de nourriture et seulement peu d’eau et on les empêchaient de dormir. L’assistance médicale n’était fournie que lorsque les fonctionnaires du ministère de l’Intérieur se rendaient compte qu’autrement le détenu risquait de mourir.

A partir du 12 août, les manifestations sont entrées dans une phase pacifique. Les effectifs des travailleurs ont commencé à parler d’une grève sur tout le territoire de la République contre la fraude électorale et les violences policières. Malheureusement, la plupart des grévistes ont été réprimés. Menaces et licenciements effectifs, menaces d’être obligé de réparer les dommages causés par la grève, expulsions (une part importante des travailleurs et leurs familles vivent dans des appartements et des foyers appartenant aux usines), procédures pénales et arrestations de militants des comités de grève. En particulier : Sergueï Dylewski, président du comité de grève de l’usine de tracteurs de Minsk, et Aleksandr Lavrynowitsch, président du comité de grève de l’usine de tracteurs à roues de Minsk, ont été arrêtés. Actuellement, les travailleurs de nombreuses grandes entreprises dotées d’un comité de grève actif mènent une «grève italienne», démissionnent des syndicats officiels et se préparent à créer leurs propres syndicats.

Les 16 et 23 août, des Marches de protestation ont eu lieu à Minsk, auxquelles plus de 200 000 personnes ont participé. Les Marches ont été soutenues par la plupart des agglomérations en Biélorussie. Les autorités ont fait sortir contre eux des troupes du ministère de l’Intérieur et des milices. Le 23 août, des unités militaires régulières avec des véhicules blindés de transport de troupes et un armement mortel ont été rajoutées. Loukachenko a menacé qu’en cas de « provocations », il utiliserait des armes létales contre les manifestants.

La situation au Biélorussie change de jour en jour. Nous sommes conscients que ceux qui participent aux manifestations et ceux qui luttent pour le pouvoir, ne travaillent pas tous pour l’idée socialiste. Mais pour le moment, il s’agit du renversement de l’usurpateur qui a restreint au maximum les droits de la population (et surtout ceux des salariés des entreprises) dans le domaine de la démocratie, de la liberté de réunion et de la liberté d’expression. Un personnage qui a changé les droits et libertés de tous les Biélorusses, peu importe leurs opinions politiques, leur religion, leur âge ou leur sexe.

Tout au long de son règne, Loukachenko a tenté de faire passer son pouvoir pour un régime «socialiste» qui plaçait la justice sociale et la protection des citoyens par l’État avant tout. Toutes ces années, il était clair pour les militants de gauche que le régime de Loukachenko n’avait rien à voir avec la justice sociale, car il n’était pas juste de maintenir le prolétariat au travail avec de petits salaires, sans allocations de chômage et sans syndicats libres. L’ensemble du système de pouvoir en Biélorussie est dirigé contre les travailleurs, qui sont totalement privés de la liberté de pensée et de leur propre opinion.

Les lois sont réécrites de telle manière que le travailleur n’a aucun droit de grève, aucun droit de réunion et même pas le droit d’exprimer son opinion au travail.

Il peut être licencié à cause de toutes actions ou déclarations, dépouillé de son salaire additionnel s’ajoutant à son misérable salaire et de sa maison ; ses enfants peuvent être placés sous la tutelle de l’État. Ce que Loukachenko appelle un «État-providence» est en fait un camp de concentration avec des allègements économiques pour que les gens acceptent la voie de l’État.

Malgré les protestations et l’apparente illégitimité du régime actuel, il est toujours possible qu’il persiste. Il peut rester à flot par la violence armée et la propagande. Mais dans les six prochains mois, il devra faire face à une vague massive d’émigration, à une dévaluation et à une détérioration catastrophique du niveau de vie de la population, ce qui conduira à une nouvelle vague de protestations et au renversement du régime.

Avec détermination, nous disons non:
– à l’usurpation du pouvoir
– à la fraude électorale
– aux violences policières
– aux violations des droits de l’homme
– à la violation de la liberté de réunion


Loukachenko et ses partisans ne sont même pas des tigres en papier, mais juste une ombre. Et les premiers rayons du soleil suffiront pour disperser celle-ci. Vive la Biélorussie!

Diffusé par l’Union Prolétarienne ML, (membre de l’ICOR)

contact-upml@riseup,net

Être révolutionnaire n’est pas un crime : Solidarité avec les camarades accusés dans le procès de Munich !

Le 28 juillet prochain, dans le procès sur le TKP/ML (Parti Communiste de Turquie/ML), le tribunal de Munich/Allemagne va rendre son jugement sur les révolutionnaires de Turquie. Lors d’une opération dans toute l’Europe, dirigée par l’Allemagne , en 2015 contre le TKP/ML, 10 révolutionnaires dirigeants de l’ATiK (Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe) avaient été arrêtés en France, en Suisse, en Grèce et en Allemagne. On ne reproche rien de criminel aux accusés, seulement leur appartenance au TKP/ML qui, selon Erdogan serait une « organisation terroriste ».

Cette action a mis une fois de plus en évidence la profonde collaboration entre les États impérialistes européens et le gouvernement fasciste du président turc Erdogan, au niveau économique et politique jusqu’au niveau juridique.
Mardi 28 juillet, une manifestation à Munich exprimera la résistance et la solidarité contre la répression et l’anticommunisme. Des délégations de différents pays européens sont également attendues. Dans le même temps, des rassemblements sont prévus devant les consulats allemands du monde entier.
De nombreuses organisations appellent à la solidarité contre l’oppression politique et juridique.
Protestations et résistances doivent renforcer la construction du Front Uni international contre le fascisme et la guerre initié par l’ICOR * et l’ILPS **.

L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste a signé l’appel à une large unité d’action en Allemagne et au niveau international. Si vous souhaitez signer également, adressez-vous à contact-upml@riseup.net et à la coordination de l’ICOR en Europe coordinationeurope@yahoo.co.uk

Appel : Solidarité avec les camarades accusés dans le procès de Munich

Le 28 juillet, dans le procès du TKP/ML, le tribunal de Munich va rendre son jugement sur des révolutionnaires de Turquie. Le tribunal veut prononcer un détestable jugement scandaleux!
Nous exigeons l’acquittement de tous les accusés et la liberté de Müslüm Elma
Lors du procès qui dure depuis quatre ans accusant de «terrorisme» dix militants révolutionnaires turque devant le tribunal régional supérieur de Munich, le bureau du procureur de la République a exigé des punitions draconiennes.
Les accusés ne sont même pas accusés de crimes concrets, mais seulement d’appartenance ou d’être des « chefs de file » du TKP / ML, ce qui n’est pas interdit en Allemagne. Il s’agit donc de juger plus leur état d’esprit et leur organisation révolutionnaires! Le parquet fédéral souhaite qu’ils soient punis de peines de prison allant de trois ans et six mois à six ans et neuf mois. Si neuf accusés depuis 4 ans sur dix ont été libérés, ils devraient tout de même retourner en prison.
En raison de l’accusation construite de soi-disant « chef de file » d’une telle association, le principal accusé Müslüm Elma est le seul qui est toujours en détention après cinq ans et près de trois mois.
Dans les plaidoiries et les déclarations finales des accusés, la procédure d’accusation par la justice bourgeoise a été exposée comme étant une manœuvre anticommuniste, utilisée pour protéger le régime fasciste d’Erdoğan dans sa lutte contre les forces révolutionnaires et le mouvement de libération kurde, mais aussi pour criminaliser l’idéologie communiste de liberté.
Müslüm Elma a souligné dans son discours de clôture devant le tribunal le 29 juin 2020
«Nous venons de la tradition de la résistance. L’accusation de ‘terrorisme’ est l’un des plus grands mensonges des 20e et 21e siècles, que les voleurs impérialistes et leurs collaborateurs ont rassemblés pour cacher les crimes qu’ils ont commis contre les peuples opprimés du monde et pour diffamer leur lutte légitime. Mais tous ces mensonges ne pourront empêcher la disparition des impérialistes. Nous sommes des révolutionnaires internationalistes … vous ne pouvez pas nous juger … « 
Ces paroles claires de Müslüm sont une preuve supplémentaire du moral élevé et de la volonté indomptable de tous les accusés de rejeter l’accusation calomnieuse et construite de terrorisme et de montrer la collaboration de l’impérialisme allemand avec le terrorisme d’État de l’État turc.
Mais pourquoi cette persécution acharnée contre desopposants turcs?
D’une part, c’est une faveur du gouvernement fédéral, complice du régime Erdoğan. Le tribunal de Munich n’est pas intéressé par le fait qu’une partie importante des «preuves» a été apportée par les services secrets turcs par le biais d’espionnage illégal. Pas intéressé non plus qu’Erdogan a établi un régime fasciste, envahi Efrin (en Syrie) en violation du droit international, a occupé des parties du Rojava et récemment bombardé des colonies kurdes et yézidies dans le nord de l’Irak.


Ce procès est un instrument pour renforcer le développement droitier en Allemagne.
Il s’agit explicitement d’une procédure pilote anticommuniste, qui, basée sur l’interdiction du KPD (Parti Communiste d’Allemagne) en 1956, vise à aider à criminaliser l’activité révolutionnaire. Un jugement modèle qui vise à créer de nouvelles opportunités d’accuser les syndicalistes, les grévistes, les antifascistes, les militants écologistes, les militants de gauche et les révolutionnaires et – s’ils ne sont pas allemands les expulser. Comme déjà dit, ce ne sont pas pour des actes précis qu’ils sont inculpés ici, mais bien pour leur état d’esprit.
Ce processus est lié à l’extension de lois d’exception adoptées en 1968 : étendre la répression étatique, par exemple à travers la nouvelle loi sur les tâches de la police, et exploiter actuellement la pandémie du corona pour réduire les droits politiques démocratiques et étendre les pouvoirs de la police.
Ce que les dirigeants craignent, c’est notre union.
La crise économique et financière mondiale qui a éclaté en 2018 – aggravée par la crise du corona – aggravera encore les contradictions sociales. Elles mèneront à de nouvelles luttes de masse et à des crises politiques. Le système capitaliste est dépassé depuis longtemps. Le nombre de personnes augmente qui s’y opposent et qui sont dans la lutte contre l’exploitation et l’oppression.
Dans ce contexte, l’union de toutes les forces progressistes est à l’ordre du jour. Ce n’est que par une coopération active, dans la perspective d’un front uni antifasciste et anti-impérialiste, que Müslim Elma formulera à juste titre: «Ce procès ne sera pas conclus dans la salle d’audience, mais dans la rue».
Nous n’accepterons pas une condamnation!
Pour l’acquittement de tous les accusés
Liberté pour Müslüm Elma
Abolition du §129a + b et fin de «l’autorisation de persécution»
Mettre fin à la coopération avec le régime Erdogan par le gouvernement fédéral
– Vive la solidarité internationale


Manifestation le 28 juillet à 10h, jour de prononcé du verdict, devant le tribunal régional supérieur à Munich, Nymphenburgerstrasse


Signataires:
ATİK (Confédération des travailleurs de Turquie en Europe), Rote Hilfe, UPOTUDAK (Comité de solidarité avec les prisonniers politiques internationaux), Alliance internationaliste, ADGB (Plate-forme pour les

Front uni international anti-impérialiste et antifasciste Déclaration commune de l’AIAFUF sur la crise actuelle du capitalisme en plein milieu de Covid

24/06/2020

L’ère industrielle a fait progresser le capitalisme, extorqué des profits du travail humain, accumulé de grandes richesses pour un petit nombre et appauvri les masses. Le XXsiècle a vu la montée des monopoles, la formation d’oligarchies financières, l’exportation de capitaux, les groupes internationaux et un monde divisé et reparti par les guerres. C’était aussi un champ de bataille pour le socialisme. La classe ouvrière et les peuples opprimés se sont battus, ont gagné et ont subi des revers. Mais l’histoire continue.

La réintégration des pays anciennement socialistes dans le système mondial du capitalisme monopoliste a aggravé les crises systémiques et périodiques de l’accumulation du capital sous le capitalisme. Avant la fin du siècle dernier, il y a eu un changement de paradigme en faveur du néolibéralisme et de la démocratie libérale. La « guerre contre le terrorisme », menée par les États-Unis, et plusieurs changements de régime n’ont pas réussi à relancer l’économie. Le fascisme a levé sa sale tête et a transféré la crise impérialiste aux travailleurs et aux nations pauvres.

Le krach financier de 2008 a conduit à une crise plus grave du système capitaliste mondial et à un déclin beaucoup plus important du système financier et économique en 2020, et cela à un rythme plus rapide que celui de la Grande Dépression de 1929. Le régime politique néolibéral est plus que jamais en faillite, ce qui a entraîné une accumulation et une inflation sans précédent des actifs de l’oligarchie financière et de la bourgeoisie monopoliste, des dettes insoutenables, une dépression de l’économie due à l’appauvrissement de la société de consommation et l’escalade de l’affrontement des courants fascistes et antifascistes dans le monde entier.

L’effondrement actuel du système capitaliste mondial coïncide avec la propagation de la pandémie de Covid 19. La pandémie est devenue une crise plus importante qu’elle ne devrait l’être, car le système impérialiste dominant et les politiques économiques néolibérales actuelles ont détruit les systèmes de santé publique et contraint également à imposer des mesures d’austérité aux populations, qui sont renforcées par la politique néo-conservatrice de mesures de plus en plus répressives et militaires. L’accélération de la crise environnementale exacerbe aussi les conséquences sociales, économiques et sanitaires de la pandémie et est l’une des causes de l’émergence de nouvelles pandémies.

Le nombre de malades et de mourants est bouleversant. La moitié de l’humanité est confinée. Des mesures de quarantaine désespérées ont entraîné des pertes massives d’emplois et de revenus. Les plus touchés sont les travailleurs, les chômeurs, les jeunes, les femmes et les enfants, les migrants, les personnes de couleur, les pauvres des zones rurales et les personnes vivant dans des prisons surpeuplées.

Des billions de dollars, d’euros et de yuans cherchent à sortir de la crise. La police et l’armée, qui sont le cœur du pouvoir de l’État, imposent un verrouillage plus strict et répriment les opinions dissidentes. Les gens, même à la maison, sont agités. Ils veulent trouver une issue à la crise. Ils veulent un avenir stable et durable.

Plus d’un siècle d’impérialisme, de pillage à but lucratif et de guerres ont tué des millions de personnes et ne sauveront pas l’humanité. Les gens réclament à grands cris un changement de système. Utilisons la richesse sociale créée par les travailleurs pour garantir des emplois et des revenus, pour fournir une aide économique et des soins médicaux. Redistribuer la richesse en taxant les riches ne suffit pas. Les opérations de sauvetage ne devraient pas être destinées aux entreprises. La production et l’échange devraient être pour les gens. Le socialisme est la seule alternative viable. Nous devons nationaliser les secteurs stratégiques, y compris les banques et les systèmes financiers, et les mettre entre les mains des travailleurs. L’ère du bien commun devrait commencer maintenant.

Conformément à nos aspirations à long terme, nous formulons ces demandes immédiates et urgentes :

1. Un revenu et des prestations garantis, des allocations en espèces et des allégements pour les travailleurs.

2. Gestion des épidémies dans le respect des droits de l’homme, les tests de masse et des services de santé adéquats pour la population.

3. Protection sociale pour les paysans, les travailleurs et les masses laborieuses.

4. Pas d’opérations de sauvetage pour les grandes entreprises, effectuer des opérations de sauvetage pour la classe ouvrière.

5. Annulation, et pas seulement allégement, de la lourde dette extérieure des pays pauvres les moins développés.

6. Suspension et renégociation des accords commerciaux inégaux.

7. Mobiliser la science et la technologie au service de la population.

8. Nationalisation des systèmes de santé publique, contestation et condamnation des politiques néolibérales.

9. Respect des droits démocratiques et des droits de l’homme ; libération de tous les prisonniers politiques.

10. Levée des sanctions contre 30 pays et territoires, dont la Cuba, le Venezuela, la Palestine et la RPD de Corée.

11. Transfert du budget militaire vers la santé publique et les services sociaux.

Nous devons informer le peuple, découvrir les racines de la crise, connaître les besoins de la population et trouver des moyens de le soutenir et résister au militarisme croissant et aux mesures fascistes.

Nous devons combattre l’impérialisme et le fascisme ! Faire respecter le bien-être et les droits de la population ! Luttez pour la souveraineté, la démocratie et le socialisme !

« La tendance à une crise touchant toute la société… »

source : Rote Fahne (Drapeau Rouge), magazine du MLPD no. 12 du 4 juin 2020

Le management de la crise du COVID-19 suscite toujours beaucoup de questions. Le danger de crise sanitaire a-t-il été exagéré par les autorités – ou sous estimé ? L’Allemagne, a-t-elle mieux gérée la crise, vu le nombre de cas largement inférieurs à la France avec une population plus importante ? Que faut-il penser des manifestations contre les mesures sanitaires en Allemagne et dans d’autres pays. Quels sont les liens avec la crise économique ? Quels effets auront les milliards de subventions versées ? Qu’est-ce qui nourrit les luttes massives qui éclatent aux États Unis, en Afrique du sud, en Amérique latine et quels sont leurs perspectives ?

Nous publions ci-dessous une intervention en fin mai à l’occasion des « manifestations du lundi »1, de S. Engel, ancien président du Parti marxiste-léniniste d’Allemagne et aujourd’hui à la tête du travail théorique du Parti2. Elle démontre les liens, les arrière fonds, les évolutions et les potentialités des crises.

Cher.e.s habitant.e.s de Gelsenkirchen, cher.e.s manifestant.e.s du lundi, cher.e.s camarades,
Aujourd’hui, je veux parler de la gestion des crises par le gouvernement et également des diverses manifestations. Quel problème avons-nous actuellement en Allemagne? Le problème est qu’une nouvelle crise économique et financière mondiale a commencé à la mi-2018. Au début, celle-ci s’est développée relativement lentement car les banques centrales inondaient systématiquement les marchés avec de l’argent bon marché. Contrairement à l’Allemagne, une inflation galopante et de graves difficultés de paiement se sont produites dans certains pays – par exemple en Turquie ou en Argentine – qui se sont transformés en un danger aigu de faillite d’État. Depuis 2018, la production industrielle, y compris en Allemagne, a diminué de mois en mois. L’activité d’investissement et les exportations ont été affectées.

Face à la crise économique et financière, le gouvernement décide de ne rien faire

Cette crise économique et financière mondiale existait déjà avant le début de la crise du corona. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde contre une pandémie en janvier. Dans cette situation, le gouvernement fédéral a délibérément décidé de ne pas prendre d’autres mesures. À cette époque, le ministre fédéral de la Santé Spahn a minimisé la pandémie qui commençait, tout comme le premier ministre Johnson en Grande-Bretagne, ainsi que les présidents Trump aux États-Unis et Bolsonaro au Brésil. En conséquence, des milliers de personnes ont été rapidement infectées dans ces pays; le coronavirus a pu se propager presque sans entrave. Ce n’est qu’avec des mesures radicales à un stade ultérieur qu’il pourrait être empêché de se propager encore plus.

Mais comment gagner la population à des mesures aussi radicales?

Il est intéressant de noter que le ministère fédéral de l’Intérieur, et non le ministère de la Santé, a dirigé la gestion fédérale de la crise qui s’est alors installée. Le ministre de l’Intérieur Seehofer a déclaré dans un document – on l’a appris en avril – que dans cette situation, la population devrait d’abord être « choquée ». Il faudrait lui faire peur pour créer une base pour l’acceptation des mesures drastiques. Les premières actions de la gestion de crise allemande ont d’abord consisté dans le fait que des informations quotidiennes et des programmes spéciaux, des talk-shows et des conférences de presse étaient diffusés en direct à la radio et à la télévision: avec des prévisions d’horreur drastiques. Les médias étaient relativement alignés dans cette situation. Au début, le gouvernement – selon ses propres déclarations – a obtenu plus de 90% d’approbation de ses mesures.
Pourquoi cela a-t-il été fait? Parce que le gouvernement a mis en place un programme qui, sous le prétexte de contenir la propagation du coronavirus visait principalement à manipuler systématique de l’opinion publique. La première allégation était que la crise économique avait été déclenchée par le coronavirus. Mais ce n’est pas le cas. La crise économique existait déjà et a été soudainement exacerbée par la coïncidence avec la crise du corona. Le gouvernement et les médias bourgeois ont voulu faire comprendre aux gens que cela n’était nullement dû au système économique capitaliste, qui est régulièrement en crise, mais au corona virus. Personne n’était responsable, alors tout le monde devait rester solidaire et dès lors s’activer ensemble.
Pour briser la chaîne d’infection, les gens étaient strictement restreintes non seulement dans leur liberté de déplacement, mais – sans aucun bénéfice pour la protection de la santé – dans leurs droits et libertés démocratiques. Toute manifestation de rue était interdite. Vous vous souvenez que la direction du DGB (la fédération des syndicats, ndlt) a même annulé avec une obéissance anticipée les manifestations et les rassemblements du 1er mai. Le MLPD et les ‘manifestations du lundi’ ont fait en sorte que des actions combatives ont eu lieu quand même dans plus de 100 villes.

Le gouvernement n’a pas mis en œuvre les mesures de protection sanitaire nécessaires

Cependant, le gouvernement n’a pas mis en œuvre les mesures de protection sanitaire de masse les plus importantes qui auraient été nécessaires. En premier lieu, cela aurait été des tests massifs et réguliers de la population, deuxièmement une réglementation stricte de la distance et troisièmement une protection buccale raisonnable pour tout le monde. Et pas seulement un masque pour la bouche et le nez qui n’offre qu’une protection limitée, mais des masques FFP2 et FFP3 pour une réelle protection. Le gouvernement n’était pas en mesure de le faire. Et pourquoi? Parce qu’il avait rejeté tous les avertissements de l’OMS concernant la préparation à une pandémie. Dès 2012, l’OMS avait prédit que de telles pandémies pourraient survenir et avait précisé à quoi devrait ressembler la prévention des crises.

Cependant, le gouvernement n’avait pas de masques de protection du tout, même pas assez pour le personnel hospitalier et les infirmières. Il ne pouvait pas faire livrer ces choses d’Asie aussi rapidement parce que tout le monde commandait maintenant de tels masques.

Masques, testes – mensonges et scandales

Donc, le mensonge a été répandu sans plus tarder que l’on n’aurait pas besoin de masques de protection. Mme Merkel les appelait à l’époque des « nids de virus ».

Le deuxième scandale est que jusqu’à récemment, vous n’aviez pas eu droit aux tests, et vous ne l’avez maintenant que dans une mesure limitée, si vous ne présentez aucun symptôme ou si vous n’avez eu aucun contact avec des personnes infectées. Mais ceux qui ont des symptômes sont très contagieux depuis au moins cinq jours. Cela signifie que les gens se déplacent pendant cinq jours, infectant leur famille ou leurs collègues de travail sans le savoir. Il y a maintenant plus d’un million de possibilités par semaine pour se faire tester en Allemagne!

Seul un peu moins d’un tiers est utilisé. Et pourquoi plus de tests ne sont-ils pas effectués? Parce que le gouvernement fédéral n’a pas pu s’entendre avec les sociétés d’assurance-maladie depuis trois mois sur qui devrait payer pour ces tests. Il a pas fallu moins qu’une semaine pour mettre en place un paquet de mille milliards d’euros pour subventionner en particulier la grande industrie. Le versement des dividendes de VW suffirait à elle seule à payer l’intégralité du test. Bref, il y avait bien trop peu de mesures efficaces de protection pour la santé.

Le miracle d’avril ?

En même temps, il y eût une « prophétie »: en avril, l’économie redémarrerait parce que nous aurions le Corona sous contrôle. Vous plaisantez? Au contraire – l’économie a continué à décliner en avril et mai. En avril, on avait déjà fait appel au chômage technique pour 10 millions de personnes et plus de 500 000 avaient perdu leur emploi. Aujourd’hui, une entreprise sur cinq en Allemagne a annoncé des suppressions d’emplois.
Nous connaissons la crise économique et financière mondiale la plus profonde depuis 1929! Rien qu’aux États-Unis, deuxième partenaire économique de l’Allemagne, le chômage devrait atteindre 30%. La Chine a également été prise dans le tourbillon de la crise économique mondiale. Pour la première fois depuis 40 ans, l’évolution économique y a été négative au premier trimestre. 70 millions de personnes seraient au chômage en Chine. En outre, les salaires et traitements ont été réduits.
Afin de stabiliser l’économie contre sa chute libre, des programmes de relance massifs ont été mis en place dans tous les pays du monde pour stimuler l’investissement et la consommation. Cela peut

atténuer temporairement les conséquences négatives et les contradictions – mais cela n’aidera pas, aussi facilement que prétendu, de sortir de la crise économique et financière mondiale. Avec une sage prévoyance, Wolfgang Schäuble3 a prédit: « L’Europe fait l’expérience d’un marasme économique sans précédent de notre vivant, et on ne peut faire qu’une estimation rudimentaire des distorsions que cela entraînera pour nos sociétés. »
Plus le développement économique négatif dure, plus le chômage total et partiel sont répandus, plus le ressentiment sera grand. L’approbation des mesures gouvernementales est en baisse depuis plusieurs semaines. Surtout, parce que le gouvernement se contredit constamment et que de plus en plus de gens sentent que la crise ne fait que commencer maintenant.

Entre-temps, la gestion de crise est entrée un peu dans la crise elle-même.

Pourquoi? Car il s’avère que la situation économique ne se résorbe pas simplement. Il est désormais admis que la crise se poursuivra pendant un certain temps – certains disent qu’elle durera tout l’été, certains même jusqu’à la fin de 2023. Bref: personne n’y voit clair vraiment.

Et un autre miracle en mai ?

Début mai, les gens se sont frottés les yeux de stupeur: le gouvernement est soudainement passé de la gestion de crise prudente à l’euphorie et à la détente. Le contexte était qu’au même moment, l’Association fédérale de l’industrie allemande (BDI) exigeait en termes péremptoires la levée des restrictions d’ici la fin mai. Ceci malgré le fait que 12000 personnes étaient officiellement malades à l’époque et que ce nombre était nettement plus élevé qu’en mars lorsque les mesures drastiques ont été introduites. Une simple directive du BDI montre qui est le vrai gouvernement en Allemagne. Le gouvernement fédéral dépense des milliards d’euros pour les monopoles, mais aussi beaucoup d’argent pour que les gens restent calmes. Quel genre de gestion scientifique de crises est-ce là ?!
Mais le gouvernement doit également mettre un frein aux subventions et à un moment donné, la question se pose de savoir qui devrait réellement payer pour tous ces bienfaits.
Le gouvernement fédéral a modifié la réglementation des prestations de chômage partiel. Elle l’a fait pour rassurer les ouvriers qui ont le plus protesté contre la gestion de crise. Ils exigeaient également une protection sanitaire décisive dans les entreprises. Les travailleurs ont précisé que s’il n’était pas possible de se tenir à distance au travail, les usines pourraient devoir être fermées pour protéger la santé des travailleurs et de leurs familles.


Chômage et pauvreté progressent

En même temps, il y a déjà beaucoup de gens qui sont vraiment appauvris maintenant. Parce que ni les personnes recevant le ‘Hartz IV’4, ni les retraités n’ont reçu plus d’argent quand les banques alimentaires ont été fermées. Certaines petites entreprises ou les indépendants ont reçu une aide d’urgence. Mais cela ne suffit pas longtemps non plus! Et pourquoi les personnes avec le ‘Hartz IV’, les retraités, les parents isolés, en particulier les femmes avec enfants et d’autres qui en ont vraiment besoin, ne reçoivent-ils pas une aide adéquate? Même ceux qui sont au chômage partiel pendant quelques mois peuvent à peine joindre les deux bouts! Au sein de la CDU (parti conservateur, ndlt), il y avait même des voix pour abaisser le salaire minimum et suspendre l’augmentation du taux Hartz IV pour cette année, afin que l’endettement étatique n’augmente pas incommensurablement.
Pendant des mois, les enfants et les adolescents n’ont pas vu leurs camarades et tout le monde a manqué de contacts sociaux. En particulier, les femmes en télétravail, qui aident leurs enfants à suivre les cours à la maison, se trouvent dans une rude épreuve. De nombreuses entreprises ont rapidement réduit leurs postes en alternance. La non-embauche des apprentis après la formation atteindra un nouveau niveau record cette année. Les jeunes terminé leurs formations ne sont pas embauchés et souvent aucun stagiaire n’est embauché. Cela semble être le moyen le moins cher et le plus «élégant» de licencier des personnes ou de supprimer des emplois et des stages. Compte tenu de la détente croissante et du prétendu «retour à la normalité», la population devrait oublier toutes ces crises sociales.

Tout va bien !

Tout de suite, les médias changent de ton. Tout à coup, tout va bien. Les gens peuvent descendre dans la rue, les magasins sont maintenant ouverts, le tourisme est autorisé et les réunions devraient également être possibles dans une certaine mesure.

Mais les ‘clusters’ ne doivent pas être oubliés: ce sont les dortoirs, dans lesquels six à huit personnes, pour la plupart des travailleurs intérimaires de différents pays, sont entassées dans une seule pièce. C’est l’industrie de la viande et ce sont les hôpitaux, ce sont des établissements de soins et des logements pour les demandeurs d’asile. Les gens sont toujours infectés dans ces endroits parce qu’ils n’ont pas de masques de protection et ne peuvent pas garder la distance recommandée. Dans certains cas, ils ne sont même pas instruits sur les risques.

Le gouvernement coincé

Le principal problème est que les mesures visant à contenir la pandémie du corona s’opposent directement à la reprise économique – et vice versa. La crise corona et la crise économique et financière mondiale sont donc –- deux choses différentes. On peut penser que – d’un point de vue mondial – elles peuvent interagir de sorte que, dans quelques mois, une crise sociale globale du système impérialiste mondial se développera.

Premièrement, les programmes nationaux de crise n’agissent que dans une mesure très limitée. Dans la production internationale d’aujourd’hui, essayer de stimuler la production en Allemagne est inutile si, par exemple, les deux tiers des pièces détachées pour automobiles ne sont pas livrées depuis d’autres pays. Il est également inutile de produire ici à tout va si le marché mondial s’effondre de telle manière. Il est illusoire de maîtriser la crise économique et financière mondiale actuelle avec des programmes nationaux de crise. Il est tout aussi illusoire de penser que la pandémie du Covid-19 peut être surmontée avec des mesures nationales si elle continue de croître de façon exponentielle dans le monde entier.
Deuxièmement, de nombreux experts économiques ont manifestement l’illusion que la crise du corona a déclenché la crise économique. Ceci n’est pas le cas. Certains économistes commencent à ne pas suivre les discours onctueux des experts économiques et parlent eux-mêmes d’une crise économique et financière mondiale et admettent que le développement économique négatif était déjà présent avant la crise du corona. Jusqu’à présent, ce sont encore des voix isolées. Tout compte fait, les bases d’une gestion de crise efficace font défaut !

Le potentiel d’une crise politique mondiale


Il se peut qu’une crise politique mondiale profonde se profile, comme jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale. Dans une telle crise, des luttes et des grèves de masse éclateront, des combats de rue et de brutales violences policières contre les masses s’ensuivront. Un tel développement se produit déjà en Amérique latine ou en Afrique. Là-bas, la faim se développe parmi des millions de personnes. Il n’y a pas de système de santé ou social pour les masses qui fonctionne, les tests n’existent pas. Le corona virus se propage de plus en plus dans le monde. On a affaire maintenant officiellement à plus de cinq millions de personnes infectées dans le monde. D’un point de vue mondial, nous sommes au début de la pandémie et non à la fin!
Le mélange des crises économiques, politiques, écologiques, sociales, idéologiques et une crise de la faim est le terreau sur lequel une fermentation révolutionnaire peut se développer.

Les travailleurs en première ligne


Face à cette évolution des crises, les luttes des travailleurs et des masses vont se renforcer de manière significative. Les ouvriers ont déjà été en première ligne dans les manifestations au cours des derniers mois. Ainsi, par exemple, quand en Allemagne, lorsque toute la vie publique a été réduite, les ouvriers industriels devaient continuer à produire sans protection. Les ouvriers qui auparavant ont participé à la Conférence internationale des travailleurs de l’automobile en Afrique du Sud ont joué un rôle de premier plan dans l’organisation d’un 1er mai militant : aux Philippines, au Brésil, en Afrique du Sud, en Allemagne et en Italie également. Environ 900 000 travailleurs se sont mis en grève autour du 1er mai – malgré le confinement ! Un autre point fort ont été les célébrations du 8 mai à l’occasion du 75e

anniversaire de la victoire sur le fascisme hitlérien. Partout, ce sont les militants ouvriers, les femmes et les jeunes – et les marxistes-léninistes – qui ont été à l’avant-garde de la lutte pour les droits et libertés démocratiques.

L’extrême droite fait son apparition


Et soudain, il y a eu des manifestations des forces de droite, de personnes de ‘Pegida’1, de types de l’ AfD2, des partisans des fascistes comme Trump aux États-Unis ou Bolsonaro au Brésil. Ils descendent également dans la rue, mais contre les mesures légitimes de protection de la santé. Ils ne protestent pas contre les restrictions aux droits et libertés démocratiques, mais contre toutes les mesures sanitaires du gouvernement. Ceci est misanthropique et inhumain pour les gens, et met en danger la vie et la santé de millions de personnes dans le monde.

J’appelle tout le monde à protester, mais ne tombez pas dans le piège de ces vociférateurs de droite! Par exemple, ils demandent que les centres de rétention des demandeurs d’asile soient démantelées – mais seulement pour expulser ensuite les réfugiés. Ils n’ont rien contre les personnes âgées qui tombent malades et meurent de Corona, – ce ne serait que de la « sélection naturelle ». C’est une vision fasciste du monde! Nous n’avons rien à voir avec de telles gens. Nous ne sommes pas des misanthropes. Les manifestations de droite – comme Pegida à l’époque – ont été véritablement promues dans des médias comme à la chaîne ntv. Cependant, plus de 80 pour cent de la population en Allemagne s’y opposent clairement, et ces manifestations réactionnaires ont maintenant massivement diminué.
Si nous protestons contre la gestion des crises par le gouvernement, ce n’est pas contre des mesures sanitaires sensées. Surtout, nous critiquons les restrictions aux droits et libertés démocratiques, inutiles en termes de politique de santé et le transfert du fardeau de la crise sur la masse de la population, les travailleurs, les personnes âgées dans les maisons de retraite, les réfugiés dans les maisons des demandeurs d’asile, etc.

Pour une société alternative


Nous devons être conscients que cette année sera encore agitée. C’est pourquoi nous devons maintenir et continuer nos formes de protestation, les ‘manifestations du lundi’ comme expression d’une « conscience sociale », et nous ne devons pas laisser la propagande médiatique nous assombrir. Pensons avec nos têtes et poursuivons nos lundis.
Nous sommes régulièrement dans la rue depuis 2004 et nous avons déjà révélé et accompli beaucoup de choses. Nous continuerons à informer les gens. Et lorsque nous constatons qu’une crise sociale mondiale du système impérialiste mondial se développe, il est grand temps de réfléchir à des alternatives sociétales. Quel système pourri !
Aujourd’hui, l’humanité pourrait faire des choses complètement différentes: vaincre la faim et la pauvreté, prévenir les maladies, protéger activement la santé et donner un avenir à nos jeunes. Mais le capitalisme n’offrira jamais cela! Pour cela, nous avons besoin de changements révolutionnaires et d’un vrai socialisme.
Les ‘manifestations du lundi’ sont un mouvement démocratique et non-lié à un parti. Nous sommes ici parce que nous protestons pour les droits sociaux et démocratiques du mouvement ouvrier, des gens simples, des jeunes. Et nous sommes surtout des internationalistes. Nous sommes contre toute forme de racisme, de fascisme et d’antisémitisme. Notre devise est: Aucune chance à l’anticommunisme, au racisme, à l’antisémitisme et au fascisme! Vive la solidarité internationale!
Prenez votre courage à deux mains! Rejoignez ce mouvement de solidarité et de lutte commune.
Glück auf !7

1Datant déjà de l’époque du RDA, réapparues en 2004 , les « manifestations du lundi » sont un mouvement combatif en Allemagne qui regroupe les militants de différents bords pour discuter des événements sociaux, économiques et politiques et qui organisent la résistance. L’événement se déroule les premiers lundis du mois dans les centres villes autour d’un micro ouvert où tout le monde peut prendre la parole.

2Sous-titres mis par nos soins, ndlt

3Président du Bundestag allemand

4Les lois Hartz IV visent la réduction massive des prestations des chômeurs et la contrainte au travail intérimaire et faiblement rémunéré – ndlt

5 Mouvement d’extrême droite et raciste, en particulier islamophobe, ndlt

6AfD, parti d’extrême droite, Alternative für Deutschland

7 salut des mineurs : ‘Bonne chance et courage !’, ndlt

En avant vers la rébellion mondiale contre le racisme et l’anticommunisme de l’impérialisme !

9 juin 2020 Résolution ICOR

Depuis le meurtre de l’Afro-Américain George Floyd le 25 mai dernier dans la ville de Minneapolis, les émeutes de masse aux États-Unis se sont étendues et intensifiées. Dans tout le pays, ce sont surtout les jeunes qui se soulèvent contre la violence policière et le racisme et réclament justice. Aujourd’hui ce mouvement est devenu international avec des millions de participants. Les policiers responsables du meurtre doivent tous être inculpés et condamnés ! Partout dans le monde, le meurtre de George Floyd est devenu un symbole de l’oppression raciste, et les gens descendent dans la rue pour protester – tout comme contre la droitisation des gouvernements impérialistes – jeunes et vieux, personnes de différentes couleurs de peau ensemble.

Le racisme a une longue histoire aux États-Unis. Les luttes souvent acharnées contre le racisme ont coûté la vie à de nombreuses personnes. Le racisme a toujours été utilisé comme une méthode de division contre le développement de la solidarité de classe. Depuis des années déjà la résistance des Afro-Américains comprend aussi la lutte contre la violence policière. Mais les troubles de masse actuels ne se limitent pas à cela. Aux États-Unis, la crise économique et financière mondiale entraîne une augmentation par bonds du chômage, qui atteint 40 millions de personnes, ainsi que de la pauvreté et de la misère, avant tout parmi les minorités particulièrement exploitées et opprimées. De nombreuses personnes ne peuvent plus payer leur loyer et perdent même leur assurance maladie en plein milieu de la pandémie. La crise du coronavirus a déjà coûté la vie à plus de 100 000 personnes. L’interpénétration de la crise économique et financière mondiale, et de la crise du coronavirus, de la crise environnementale et de la rechute économique de l’impérialisme US-américain a développé une force et une profondeur énormes et est liée à une crise politique ouverte et à une aggravation de la polarisation sociale.

La population noire et latino-américaine est particulièrement touchée par ces évolutions. Une grande partie des ouvriers particulièrement exploités et opprimés aux États-Unis sont noirs ! Ce sont surtout les jeunes qui voient leur avenir menacé et qui se soulèvent contre les effets de ce système social impérialiste ! Les manifestants se heurtent à une violence policière brutale. Les gens en tirent leurs conclusions. L’indignation, l’amertume et la colère se déchaînent – mais surtout la détermination à ne plus jamais accepter le racisme comme une normalité et le désir d’alternatives sociales.

La classe dirigeante déploie une campagne de propagande pour intimider et diviser. D’une manière ouvertement anticommuniste, Trump affirme effrontément que les manifestants sont « des radicaux de gauche, des anarchistes et des antifascistes » et les déclare « terroristes ». Avec la mobilisation de la Garde nationale sur par divers gouverneurs américains sur ordre de Trump et sa demande d’utilisation de l’armée américaine pour réprimer les protestations, on pratique des méthodes ouvertement fascistes. Trump montre qu’il est prêt à tout. Aux États-Unis et dans le monde entier, les gens rejettent la brutalité policière et la répression croissante et remettent donc de plus en plus en question les conditions sociales qui prévalent. Les protestations de masse quotidiennes dans tout le pays ont obtenu e.a. que Trump a retiré la Garde nationale de Washington. Partout, ce sont aussi des policiers qui se mettent consciemment du côté des manifestants

Toute la tendance du capitalisme à produire des crises et la déstabilisation progressive du système impérialiste mondial s’expriment comme à travers une loupe. C’est un défi pour les ouvriers et les masses aux États-Unis. La solidarité inébranlable des révolutionnaires et des masses du monde leur appartient ! Le soulèvement aux États-Unis, en lien avec les luttes menées dans le monde entier, a le potentiel d’un mouvement révolutionnaire qui changera la société. Le renforcement des forces révolutionnaires est particulièrement important ! L’ICOR fera tout tout son possible pour enraciner le véritable socialisme comme alternative au système impérialiste pourri.

Organisez la solidarité avec les masses en lutte !

Vive la solidarité internationale !

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous !

Signataires (en date du 09.06 2020, d’autres signataires sont possibles):

  1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
  2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
  3. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  5. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  8. PCC CPI (ML) Provisional Central Committee Communist Party of India (Marxist-Leninist) (Comité central provisoire du Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste))
  9. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  10. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  11. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
  12. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  13. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  14. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  15. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  16. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  17. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
  18. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  19. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  20. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  21. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  22. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
  23. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  24. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
  25. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  26. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
  27. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  28. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  29. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))